War On Screen, 5e édition du 4 au 8 octobre 2017

 

Le réalisateur hongrois István Szabó sera l’invité d’honneur du 5e War On Screen, festival international de cinéma, du 4 au 8 octobre 2017 à Châlons-en-Champagne et à Suippes (Marne).
Cinq de ses films seront projetés sous l’intitulé « la guerre vue par István Szabó ».

Une compétition internationale réunira 10 longs métrages.
Une compétition, internationale également, de courts métrages sera composée de deux programmes de 13 films.

 

Hors compétition, voici les principaux focus de cette 5e édition : Berlin au temps du Mur - Le retour du Viêt Nam : réapprendre à vivre - Grande guerre et révolution russe - Jeanne d’Arc, le pouvoir de l’innocence - Rock ’n’ War - La guerre Iran-Irak (1980-1988) vue par des cinéastes iraniens - La bombe, images et réalités.

 

Séances spéciales.

 

Ouverture et clôture.

 

Porté par la Comète, scène nationale de Châlons-en-Champagne, WOS est le seul festival international dédié aux représentations par la fiction ou le documentaire des conflits d’hier, d’aujourd’hui et de demain, réels ou imaginaires, embrassant tous les genres : de la comédie au film d’espionnage, de la science-fiction à l’épopée historique en passant par le drame social.

Le festival ne saurait se limiter à l’approche armée ou militaire d'un conflit. Bien au contraire, il en explore tous les ressorts et embrasse tout aussi bien ce qui l'engendre que ce qu’il génère pendant et après son déroulement. Plus encore, il rend compte de trajectoires humaines bouleversées par des conflits parfois lointains.

La majeure partie de la programmation présente d'ailleurs des films d’où sont absentes toutes batailles, voire toute représentation armée ou militaire, pour se concentrer sur des aspects moins factuels, plus profondément psychologiques et humains. Il en résulte une programmation extrêmement diversifiée, combinant tous les types de traitement cinématographique, brassant tous les genres et tous les langages.

 

PROGRAMME

 

CATALOGUE

 

AGENDA DES PROJECTIONS

 

War On Screen - Festival international de cinéma
La Comète - Scène nationale
5, rue des Fripiers
51000 Châlons-en-Champagne
Tél : 03 26 69 50 80
Délégué général et artistique :
Philippe Bachman

 

 

 

 

Tout voir

Festival International du Court de Clermont 2017 (3-11 février 2017)

 

Le 39e Festival de Clermont-­‐Ferrand, grande fête internationale du court métrage, se déroulera du 3 au 11 février 2017.

Trois compétitions (internationale, Labo et nationale) réuniront les films de court métrage sélectionnés cette année parmi près de 7700, reçus du monde entier, dont plus de 1700 de production française.

A noter que pour la première fois cette année, un prix récompensera le meilleur documentaire, choisi parmi ces trois compétitions.

Après la Suède en février dernier, c’est la Colombie qui sera à l’honneur en 2017, avec une quarantaine de courts récents. La politique volontariste menée dans ce pays en faveur du développement du cinéma national est en train de porter ses fruits, et le court métrage prend une part importante dans ce renouveau.

Une autre rétrospective tentera d'approcher les eaux insondables de l’humour noir, en 24 courts, de différentes nationalités et époques.

Parallèlement au festival, le 32e Marché du Film Court réunira les professionnels du secteur du 4 au 10 février. Lieu d’échange privilégié et unique en son genre des représentants de tous les secteurs du court métrage mondial, ce Marché attend des exposants venus d’une quarantaine de pays.

Plus important festival international consacré exclusivement au film court, le rendez-­‐vous clermontois attire plus de 3 500 professionnels et un public hors du commun : 162 000 entrées ont été comptabilisées dans les salles du festival en 2016.

 

COMPÉTITIONS

-­‐ la compétition internationale : 75 films retenus parmi plus de 6 000 inscriptions, de 58 nationalités et d’une durée moyenne de 15 minutes. La compétition internationale témoigne cette année encore de la grande richesse et de l’incroyable créativité du format court, du Sénégal au Japon, en passant par la Nouvelle-­‐Zélande et la Bolivie : surprises, perles rares et nouveautés de la scène internationale seront au rendez-­‐vous.

Les films

-­‐ la compétition Labo : 30 films de 17 pays. Le Labo de Clermont est le creuset des expériences visuelles et sonores les plus aventureuses. La France, l’Allemagne et le Royaume-­‐Uni se taillent la part du lion avec pas moins de la moitié de cette sélection ; la Colombie, les Etats Unis, l’Indonésie, le Chili, l'Autriche ou encore la République Tchèque font partie des pays qui complètent une palette très haute en couleurs.

Les films

-­‐ la compétition nationale : 60 films français. Ils ont été choisis parmi 1712 films de production française, et 12 d'entre eux ont bénéficié de coproductions étrangères (Afrique du Sud, Belgique, Corée du Sud, Etats Unis, Hongrie, Liban, Maroc, Roumanie, Suisse, Tunisie).

On trouve dans cette sélection 44 films de fiction, 14 films d'animation et 2 documentaires. Leur durée varie de 3 à 50 minutes.

Les films

PROMESSES COLOMBIENNES

 

Le temps d’un festival, Clermont-Ferrand va devenir colombienne. On espère qu’elle s’en souviendra longtemps.
Tout d’abord grâce aux 33 films de cette programmation, riches en récits marquants et en personnages mémorables.Des films qui évoquent pour certains un passé douloureux encore récent. Des films qui parlent aussi du présent ou qui mettent en lumière la jeunesse, dans un pays marqué de cicatrices profondes, mais également porteur d’un formidable espoir.
Les films réunis dans ces six programmes sont autant de promesses d’un bel avenir pour le cinéma colombien.

Bien sûr, il s’agit ici de rendre compte de l’immense talent de ceux qui les font, en divers endroits du pays.
La délégation colombienne est nombreuse et les portes du festival et de la ville lui sont grand ouvertes.
Le réel engouement suscité par l’organisation de ce focus donne lieu à de nombreux événements. L’exposition « BogoShorts s’expose » présente une série
de photographies et d’illustrations inspirées de la ville de Bogota et de son festival du court métrage. Une équipe de BogoShortsTV propose des reportages quotidiens mis en ligne en association avec La Brasserie Du Court.
L’Atelier, école éphémère de cinéma du festival, accueille des étudiants de cinéma colombiens. Plusieurs rencontres sont organisées entre réalisateurs
colombiens et étudiants clermontois. Un débat sur la paix en Colombie est également programmé. Un concours de la critique est lancé par l’association Aténéo, qui a aussi prévu d’accueillir le collectif Latino Graff. Enfin, côté professionnel, pour la première fois, des producteurs colombiens sont invités à se joindre à Euro Connection pour développer des projets avec leurs homologues européens.

Les occasions de rencontres ne manqueront donc pas entre le public clermontois et nos invités colombiens.
Réservez-leur le meilleur accueil. Nul doute, en retour, que leurs films sauront trouver une place dans vos cœurs.

Nous tenons à remercier très chaleureusement l’agence colombienne du cinéma Proimágenes et le Conseil National des Arts et de la Culture du Cinéma (CNACC) pour l’aide logistique sans faille et le soutien à cette programmation. Également le Festival BogoShorts, qui a accueilli en décembre dernier à Bogota une rétrospective Clermont-Ferrand, assortie d’une exposition d’affiches et d’une conférence avec Antoine Lopez, co-fondateur du festival de Clermont-Ferrand.
Merci aussi aux étudiants et aux membres de l’association Aténéo investis dans les projets liés à cette programmation et à la présence colombienne.
Merci enfin à la Fondation d’entreprise Michelin pour son soutien et sa confiance.
• Laurent Crouzeix, Tim Redford, programmateurs.

 

HUMOUR NOIR

 

Dans son Anthologie de l’humour noir, interdite en 1940, et qui va faire la fortune d’une expression née sous la plume de Huysmans, Breton parle en fait de l’humour, tout court : « ennemi mortel de la sentimentalité perpétuellement aux abois et d’une certaine fantaisie à court terme », mais, surtout, « révolte supérieure de l’esprit » (Annie Le Brun parlera en 1968 d’une « expression de la subjectivité victorieuse »). Révolte ? Nous y voilà ! C’est bien la Grande Faucheuse qui nous occupe ici, à cette ultime partenaire que se mesure l’humour, sans ironie mais avec une distance libératrice un peu dandy, un détachement se rêvant souverain face à l’inéluctable. Breton aimait cette blague de Freud : « voilà une semaine qui commence bien ! », lance un condamné, conduit à la pendaison un lundi. Une des traductions  d’«humour noir » n’est-elle pas « gallows humor » (« humour de gibet ») ?

Mais on nous a mis en garde : expliquer l’humour, c’est comme disséquer une grenouille : on apprend beaucoup au cours de l’expérience, mais, à la fin, la bête est décédée ! Allons donc plutôt narguer la mort, la défiant bien de nous surprendre (Blue Sofa, de et avec Pippo Delbono), la provoquant pour ramener un peu de vie (Daheim), ou chantant à pleins poumons les cantiques de nos luttes (L’Union fait la force).

Laissons venir à nous les enfants : Victor, de François Ozon (découvert à Clermont en 1994), dans une famille pour le moins décomposée, Didier en quête de réconciliation avec son père le jour de l’évasion de Marc Dutroux (Travellinckx, de Bouli Lanners), Raul à qui ses parents ont des choses plutôt moches à apprendre (Interior. Familia.), le petit Calvin qui se réjouit un peu vite de la promesse d’une sortie (Je vais à Disneyland)…

Et retrouvons avec plaisir le so British 23e comte de Leete sur ses terres (A Sense of History, de Mike Leigh, primé par le public en 1993) ; Roman Polanski dans son premier film français (Le gros et le maigre, 1960) ; Michel Piccoli en commissaire décalé dans Du crime considéré comme un des beaux-arts, Grand Prix 1982 — et clin d’œil à De Quincey, un précurseur.

S’il n’est d’humour que noir, il peut se teinter de rouge : Ilha das Flores, du brésilien Jorge Furtado, a marqué durablement tous ceux qui l’ont découvert ici en 1991. Les temps morts, de René Laloux et Roland Topor, sur un texte de Jacques Sternberg, en est comme une préfiguration et, en aval, il n’est pas inconsidéré d’établir une parenté avec Des majorettes dans l’espace (Prix du Public 1997).

En 1944, évoquant depuis son exil canadien la catastrophe européenne, André Breton a cette vision sibylline : « un court métrage de nuit mauvais teint ». En ces temps à nouveau inquiets, souvenons-nous avec Anouilh que « l’homme est un animal inconsolable et gai » et rions avec panache, au-dessous du volcan…

• JB Emery, programmateur.

 

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Bande-annonce du festival du court métrage de Clermont-Ferrand 2017 from ClermontFd Short Film Festival on Vimeo.

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Festival Cinéma d'Alès - Itinérances #35 : 17>26 mars 2017

35e Festival Cinéma d'Alès - Itinérances
17 - 26 mars 2017

Le programme
 
Les comédiens Edith Scob et Olivier Gourmet, les réalisateurs Esther Hoffenberg et Thomas Cailley, ainsi que le musicien Bertrand Burgalat seront au cœur de la 35e édition du Festival Cinéma d’Alès – Itinérances, du 17 au 26 mars. Comme chaque année, le public pourra découvrir à Alès (Gard) une quarantaine de films inédits ou en avant-première, le plus souvent en présence de leurs réalisateurs ou acteurs, et une compétition de courts métrages francophones. Quant à la thématique 2017, elle aura pour titre Visiteurs et réunira quelques perturbateurs, du Théorème de Pasolini au Havre de Kaurismäki. Un festin de 200 films, à Alès et en décentralisation, dont voici un aperçu.

 

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avant-programme

 

 > Une sélection internationale de longs métrages inédits et en avant-première
Comme chaque année, itinérances proposera une sélection internationale d’une quarantaine de longs métrages inédits et en avant-première, parmi lesquels parmi lesquels Orpheline d’Arnaud des Pallières, Tunnel de Kim Seong-hoon, Massilia Sound System – Le film de Christian Philibert, Fiore de Claudio Giovannesi, La Vengeresse de Bill Plympton et Jim Lujan, The Net de Kim Ki-duk, En amont du fleuve de Marion Hänsel, Macadam Popcorn de Jean-Pierre Pozzi, Glory de Kristina Grozeva et Petar Valchanov, Adieu Mandalay de Midi Z, Elle s’appelle Alice Guy d’Emmanuelle Gaume, Magnus de Benjamin Ree, Mister Universo de Tizza Covi et Rainer Frimmel, À mon âge, je me cache encore pour fumer de Rayhana, King of the Belgians de Peter Brosens et Jessica Woodworth, We Are Never Alone de Petr Vaclav, Home de Fien Troch, Le Train de sel et de sucre de Licinio Azevedo, El Perdido de Christophe Farnarier, Tadmor de Monika Borgmann et Lokman Slim…

 

> La rétrospective thématique : Visiteurs
Cette année, la rétrospective thématique, qui rassemble environ un quart de la programmation du festival, s'intéressera aux Visiteurs, individus ou éléments venant perturber une situation de départ : intrus, invités, aliens, passagers, étrangers… L'occasion de revoir et confronter sous cet angle des films tels que Théorème de Pier Paolo Pasolini, Pour une poignée de dollars de Sergio Leone, Yojimbo d'Akira Kurosawa, Django de Sergio Corbucci, Toni de Jean Renoir, Le Havre d'Aki Kaurismäki, La Fille de Ryan de David Lean, Les Visiteurs du soir de Marcel Carné, Que la bête meure de Claude Chabrol, Le Journal d'une femme de chambre de Luis Buñuel..

 

> Hommage à Edith Scob
Grande figure du cinéma comme du théâtre, Edith Scob reviendra sur son exceptionnelle carrière, depuis sa découverte à la fin des années cinquante dans Les Yeux sans visage de Georges Franju jusqu'au cinéma français le plus contemporain avec, par exemple, Holy Motors de Leos Carax.

 

> Hommage à Esther Hoffenberg
Réalisatrice et productrice française de films documentaires, Esther Hoffenberg viendra présenter une intégrale de ses réalisations parmi lesquelles son dernier film en avant-première, Bernadette Lafont, et Dieu créa la femme libre et d'autres remarquables portraits de femmes (Violette Leduc, Les deux vies d'Eva, Discorama, signé Glaser…).

 

> Carte blanche à Bertrand Burgalat
Après Chassol en 2016, c'est à Bertrand Burgalat que le Festival offre cette année une carte blanche. Producteur, musicien, compositeur, fondateur du label Tricatel, arrangeur et chanteur français, il a composé bon nombre de musiques de films. Vous pourrez retrouver dans cette carte blanche des films tels que Les Yeux sans visage de Georges Franju, À la mémoire du Rock de François Reichenbach, Le Chant du Styrène d'Alain Resnais, Gaz de France de Benoît Forgeard… Bertrand Burgalat donnera également une Master Class musique et cinéma.

 

> Hommage à Olivier Gourmet
Le Festival rend hommage à ce comédien belge à la riche filmographie, de La Promesse des frères Dardenne, qui l'a révélé en 1996, jusqu'à l'avant-première de En amont du fleuve de Marion Hänsel.

 

> Carte blanche à Thomas Cailley
Réalisateur de deux films remarqués, le court métrage Paris-Shanghai et le long métrage Les Combattants, récompensé par trois César en 2015 (également au programme de Lycéens et Apprentis au cinéma en Occitanie cette année), Thomas Cailley reviendra sur son parcours et fera partager ses coups de cœur de cinéaste cinéphile dans le cadre d'une excitante carte blanche.

 

> Jeune public
La programmation jeune public propose une vaste sélection de films pour le public scolaire.
 


Et aussi :
- 3 expositions : Fragments d’une guerre dessinée : La guerre de 14-18 vue par la BD au Musée du Colombier du 17 mars au 18 juin 2017 ; Itinérances par Patrice Terraz - Portraits des invités du Festival du 10 au 26 mars à la galerie Le Lac gelé à Nîmes et Renouer avec son image - Photographies de Thierry Augereau (34 rencontres, 34 portraits) à la Médiathèque Alphonse Daudet du 17 au 26 mars,
- « La Méditerranée dans un fauteuil », une programmation autour des cultures de la Méditerranée, composée avec un collectif d'associations,
- ARTE Premières avec ARTE Actions Culturelles, des films en avant-première coproduits par la chaîne,
- des séances handicaps sensoriels, adaptées pour les sourds, malentendants, aveugles et malvoyants avec notamment La Vache de Mohamed Hamidi, un film pour les scolaires,
- deux nuits du cinéma,
- des évènements live…
- et d'autres événements, rendez-vous à venir…

Festival Cinéma d'Alès - Itinérances
Pôle Culturel et Scientifique
155 faubourg de Rochebelle, 30100 Alès
festival@itinerances.org - 04 66 30 24 26
www.itinerances.org

 

    

 

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Festival du Film de Lama #24 (Corsica) : 29 juillet - 7 août 2017

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Au festival du film de Lama, sous le clair de lune corse, par Jérémie Couston - Télérama - 7 août 2017.

Une vie violente raconte ce qui me hante : interview de Thierry de Peretti par Jérémie Couston, envoyé spécial à Lama - Télérama - 9 août 2017.

« Chronique d’une île dans la tourmente » Interview de Thierry de Peretti par Isabelle Lançon Paoli - Corse-Matin

« Barbara ne mérite pas qu’on la déterre pour l’embaumer dans de la naphtaline " Interview de Mathieu Amalric par Lætitia Martini - Corse-Matin

Interview d'Hubert Charuel, réalisateur de Petit Paysan, par Ange Orsini - TelePaese

Clap de fin - 3 questions à Mélanie Manigand, par Laurent Hérin - Corse Net Infos

Thierry de Peretti et l'équipe du film Une vie violente au Festival de Lama, par Laura Zéphirin et Typhaine Urtizverea - France 3 Corse ViaStella

Mathieu Amalric présente Barbara au Festival du film de Lama, par Laura Zéphirin et Pierre Olivier Casabianca - France 3 Corse ViaStella

Interview de Thierry de Peretti à Lama, par Laura Zéphirin - France 3 Corse

Interview de Mathieu Amalric par Danielle Legras - France Culture - 28 juillet 2017

 

Mathieu Amalric sera à Lama (Haute-Corse) le 29 juillet, pour lancer la 24e édition du Festival du Film, qui s’y déroulera jusqu’au 4 août.
Son nouveau film, Barbara, prix Jean-Vigo 2017, ouvrira le festin d’avant-premières promis, cette année encore, aux spectateurs : une vraie pré-rentrée du cinéma sous les étoiles de Balagne.
Thierry de Peretti est également attendu, ainsi que l’équipe d’Une vie violente, son deuxième long métrage après Les Apaches, également tourné en Corse.
Hubert Charuel viendra présenter Petit paysan, très remarqué en mai à la Semaine de la Critique, et Philippe Van Leeuw accompagnera Une famille syrienne (InSyriated), primé par le public du dernier festival de Berlin.
Les festivaliers pourront également découvrir, toujours en avant-première de leur sortie nationale et en présence du comédien Arnaud Valois, le Grand Prix du Festival de Cannes : 120 battements par minute, de Robin Campillo, véritable « palme du cœur » de la Croisette cette année ; le nouveau film de Sofia Coppola : Les Proies (The Beguiled), avec Colin Farrell, Nicole Kidman et Kirsten Dunst, ou encore Un beau soleil intérieur, de Claire Denis, avec Juliette Binoche.


Autres inédits au programme : Makala, documentaire d’Emmanuel Gras, Grand Prix de la Semaine de la Critique ; Faute d’amour, de Andrey Zvyagintsev ; Brigsby Bear, de Dave McCary et Sans adieu, de Christophe Agou, révélé par l’Acid à Cannes en mai dernier.
Deux films de répertoire feront la joie des cinéphiles : Cadet d’eau douce (Steamboat Bill Jr.), de Buster Keaton (Etats-Unis, 1928) et Le jour où la terre s’arrêta, de Robert Wise (Etats-Unis, 1951).

 

A Lama, trois sites en plein air dressent leurs écrans à la nuit tombée, dont le plus grand accueille certains soirs jusqu’à 900 festivaliers !
Le Mercatu, au cœur du village, est dévolu au jeune public, qui pourra y découvrir en primeur Wallace et Gromit : cœurs à modeler, de Nick Park (Royaume-Uni), Un conte peut en cacher un autre, de Jakob Schuh et Jan Lachauer, Dans la forêt enchantée de Oukybouky, de Rasmus A. Sivertsen (Norvège), Le vent dans les roseaux (5 courts métrages - France / Belgique) et Lou et l’île aux sirènes, de Masaaki Yuasa (Japon).

 

Une carte blanche sera donnée aux Ateliers Varan, école d’initiation à la pratique du cinéma documentaire (dimanche 30 juillet).
La traditionnelle compétition internationale de courts métrages de Lama trouvera sa place au cœur du festival, ainsi, pour la deuxième année, qu’une compétition de courts métrages corses.
Le Colloque de Lama, qui fait désormais référence par la qualité de ses interventions, posera cette question : «  La Corse est-elle véritablement une terre de cinéma ? ». On y entendra, entre autres, le docteur Edmond Simeoni, l’historien du cinéma Jean-Pierre Mattei, le réalisateur Gabriel Le Bomin, le comédien Jean-François Perrone et l’historien Dominique Taddei (lundi 31 juillet).

 

Antò, pionnier du « pop art corse », a signé cette année l’affiche du festival.
Une sélection de ses travaux, inspirés par le cinéma, sera exposée à Lama pendant le festival (vernissage jeudi 27 juillet à 18h).

 

Accroché à la montagne et dominant la mer, Lama est un petit village de Haute-Corse, situé à mi-distance de Calvi et Bastia.
Dans la journée, une salle de cinéma (climatisée) accueille les festivaliers avec une programmation de documentaires, et de nombreuses animations leur sont également proposées : atelier de scénario, atelier de réalisation pour les enfants, mais aussi pour les adultes (avec le Kino Bus), dégustation de vins locaux, etc.

 

Le Festival du Film de Lama a été fondé en 1994 par quelques habitants passionnés de cinéma. De très nombreuses personnalités du cinéma ont déjà goûté aux charmes des projections sous les étoiles du village, parmi lesquelles Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Devos, Julie Depardieu, Yolande Moreau, Daniel Auteuil, Romane Borhinger, Bertrand Bonello, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Mathieu Amalric, Catherine Frot, Manuel Poirier, Micheline Presle, Yves Boisset, Niels Arestrup, Jean-François Stévenin, Radu Mihaileanu, Érick Zonca, Jacques Dufilho, François-Xavier Demaison, Richard Borhinger, Charles Berling, Sólveig Anspach, Julie Bertuccelli, Pierre Schoeller, Sébastien Betbeder…

 

Festival du Film de Lama
Président : Jean-Louis Devèze
Fondateur et président d’honneur : Mathieu Carta
Déléguée générale : Mélanie Manigand
Maison de la Culture et du Tourisme
20218 Lama
04 95 48 21 60
info[at]festilama.org

 

Tarifs :

Séance > 8 euros
Séance tarif réduit > 5 euros
(moins de 12 ans, chômeurs, étudiants)
Passeport toutes séances > 45 euros
Passeport tarif réduit > 30 euros
(moins de 12 ans, chômeurs, étudiants)
Abonnement (5 entrées) > 35 euros

 

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LAMA 2016 : tapis rouge aux marches du "palais vert" corse

 

Sébastien Betbeder, Rachid Djaïdani, Déborah Lukumuena, Christian Rouaud, Gilles Perret, Marielle Gautier, Hugo P. Thomas et Gérard Guerrieri seront parmi les invités du 23e Festival du Film de Lama, qui se déroulera du 30 juillet au 5 août, en Haute-Corse.
Vous pouvez télécharger ici une présentation complète de la manifestation.
Et l’affiche du festival à cette autre adresse.


contact presse

 

Voici la liste des films de long métrage qui seront projetés en plein air, et en avant-première, dans ce superbe village médiéval de Balagne :

Divines (Houda Benyamina), Caméra d’Or - Cannes 2016
- en présence de la comédienne Déborah Lukumuena -

Tour de France (Rachid Djaïdani), avec Gérard Depardieu
- en présence de Rachid Djaïdani -

Le voyage au Groenland (Sébastien Betbeder)
- en présence de Sébastien Betbeder -

Moi, Daniel Blake (Ken Loach), Palme d’Or - Cannes 2016

Victoria (Justine Triet), avec Virginie Efira, Vincent Lacoste et Melvil Poupaud

Après la tempête (Hirokazu Koreeda)

Toni Erdmann (Maren Ade)

Fuocoammare, par-delà Lampedusa (Gianfranco Rosi), Ours d’Or du Festival de Berlin 2016

La Sociale (Gilles Perret), par le réalisateur de De mémoires d’ouvriers et Les jours heureux
- en présence de Gilles Perret -

Willy 1er (Ludovic & Zoran Boukherma, Marielle Gautier et Hugo P. Thomas)
- en présence de Marielle Gautier et Hugo P. Thomas -

AfrikaCorse (Gérard Guerrieri)
- en présence de Gérard Guerrieri et de l'équipe du film -

La jeune fille sans mains (Sébastien Laudenbach)

Ma vie de courgette (Claude Barras)

La grande course au fromage (Rasmus A. Sivertsen)

Jamais contente (Emilie Deleuze)

La mélodie du bonheur (Robert Wise), version Redux

Chantons sous la pluie (Stanley Donen, Gene Kelly)

Graine de champion (Simon Lereng Wilmont & Viktor Kossakovsky).

____

HOMMAGE AU RÉALISATEUR CHRISTIAN ROUAUD en sa présence

(mercredi 3 août - de 10h30 à 18h)
10H 30
AVEC DÉDÉ (Christian Rouaud)
15H
L’HOMME DÉVISAGÉ (Christian Rouaud)
16H
L’EAU, LA TERRE, LE PAYSAN (Christian Rouaud)
17H
LA BONNE LONGUEUR POUR LES JAMBES (Christian Rouaud)

_____________
COMPÉTITION INTERNATIONALE DE COURTS MÉTRAGES
(jeudi 4 août - 21h30)

AU BRUIT DES CLOCHETTES (Chabname Zariab)
LA FIN DU DRAGON (Marina Diaby)
UNE POIGNÉE DE MAINS HISTORIQUE (Aurélien Laplace) MADAM BLACK (Ivan Barge)
TRANCHE DE CAMPAGNE (Hannah Letaïf)
L’OURS NOIR (Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron)
PA FUERA (Vica Zagreba)

__________
COMPÉTITION DE COURTS MÉTRAGES CORSES
(mardi 2 août - 21h30)

L'ABÎME (Charlotte Erlih)
ALI (Sofia Alaoui)
LA SIGNATURE (Steed Cavalieri)
LES ASSOIFFÉS (Sylvère Petit)
L'OMU DI A STRADA (David Lucchini)

__________

TARIFS

Place : 7 euros
Tarif réduit (moins de 12 ans, chômeurs, étudiants) : 5 euros

Passeport pour toutes les projections, toute la semaine : 38 euros
Tarif réduit : 25 euros

Abonnement 5 entrées : 30 euros

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Festival du Film de Lama
Directrice : Mélanie Manigand

 

Président : Jean-Louis Devèze
Fondateur et président d'honneur : Mathieu Carta

 

Maison de la Culture et du Tourisme 20218 Lama
04 95 48 21 60   info@festilama.org    www.festilama.org

 

 

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L'ACID présente 9 longs métrages à Cannes (12 > 21 mai 2016)

 

[English Version]

 

Catalogue ACID*CANNES 2016

Agenda des projections

 

L'ACID DÉVOILE SA PROGRAMMATION CANNOISE 2016
 
La programmation 2016 est placée sous le signe de l’éclectisme, à l’image des 14 cinéastes qui l’ont composée. Les neuf longs métrages choisis font entendre le bruissement du monde dans une joyeuse diversité d'approches, de mises en scène, de narrations, de genres. Comédies pince-sans-rire, destinées incroyables, anti-héros paranoïaques : les films font exploser les frontières et nous font faire un pas de côté.  

Cette programmation est traversée par un motif majeur, celui de la singularité des personnages qui renversent les schémas qui les enserrent : les fragiles, les dissemblables, les mélancoliques, les solitaires, les excentriques y sont doués de paroles sages, de volonté inaltérable, d’imagination fertile, de drôlerie rafraîchissante…

Fidèle à ses principes depuis sa création, l’ACID favorise l’émergence d’auteurs, cette année les films de Ludovic et Zoran Boukherma, Marielle Gautier, Hugo P. Thomas, Wissam CharafSébastien LaudenbachJero Yun. Mais elle poursuit également son accompagnement de cinéastes déjà programmés par le passé, dans la construction d’une œuvre ou le renouvellement de leur cinéma, comme Olivier Babinet, Sébastien Betbeder, Fabianny Deschamps, Emmanuel Parraud ou encore Damien Manivel (dont le court métrage La Dame au chien avait été montré par l’ACID à Cannes en 2010).

Comme chaque année, ces films ont été choisis par d’autres cinéastes, parmi lesquels on retrouve les auteurs de plusieurs longs métrages programmés à Cannes par l’ACID en 2015. Une chaîne unique en son genre, où l’ACID puise toute sa vitalité. En mars 1992, c’est parce que des films tels que Border Line de Danièle Dubroux se voyaient privés d’écrans à la veille de leur sortie que des dizaines de cinéastes décidèrent de s’unir pour défendre la diffusion du cinéma indépendant : l’ACID allait naître quelques mois plus tard. Presque 25 ans ont passé, les blockbusters occupent toujours plus d’écrans, et certains trouvent toujours qu’il y a « trop de films »…
Notre programmation souhaite refléter l’incroyable richesse du cinéma à laquelle nous croyons envers et contre tout.

•Les cinéastes de l'ACID

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ISOLA de Fabianny Deschamps
Première mondiale, second long métrage
France | 2016 | 1h33 | Fiction

Production : Paraiso Production / La Pomme hurlante
Avec Yiling Yang, Yassine Fadel, Enrico Roccaforte…

Sur une île perdue entre deux mondes, Daï, une jeune Chinoise, survit seule dans une grotte en attendant l’enfant qui arrondit chaque jour un peu plus son ventre. Dans le port agité par l’arrivée quotidienne de centaines de migrants, elle cherche inlassablement le visage de l’homme qu’elle aime, son mari. Un soir, alors que l’île gronde, le vœu de Daï sera peut-être exaucé…

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LA JEUNE FILLE SANS MAINS de Sébastien Laudenbach
Première mondiale, premier long métrage
France | 2016 | 1h16 | Fiction, Animation

Production : Les Films Sauvages
Distribution : Shellac
 
Avec les voix de : Anaïs Demoustier, Jérémie Elkaïm, Philippe Laudenbach, Olivier Broche, Françoise Lebrun, Sacha Bourdo, Elina Löwensohn.

En des temps difficiles, un meunier vend sa fille au Diable. Protégée par sa pureté, elle lui échappe mais est privée de ses mains. Cheminant loin de sa famille, elle rencontre la déesse de l'eau, un doux jardinier et le prince en son château. Un long périple vers la lumière…

 

* *

 

MADAME B, HISTOIRE D'UNE NORD-CORÉENNE de Jero Yun
Première internationale, second long métrage
France, Corée du Sud | 2015 | 1h11 | Documentaire

Production : Zorba Production (France) / Su:m (Corée du Sud)
 
Alors qu’elle quitte clandestinement la Corée du Nord, Mme B est vendue à un paysan chinois par ses passeurs. Devenue passeuse à son tour, elle se lance dans une bataille pour retrouver ses enfants, qui l’amène jusqu’en Corée du Sud. Mais les services secrets s’en mêlent…

 

* *

 

LE PARC de Damien Manivel
Première mondiale, second long métrage
France | 2016 | 1h11 | Fiction

Production : MLD Films / Shellac Sud
Distribution : Shellac

Avec Naomie Vogt-Roby, Maxime Bachellerie, Sessouma Sobere…

Un parc en été, deux adolescents se sont donné rendez-vous. Le début d'une idylle, avant la nuit…

 

* *

 

SAC LA MORT de Emmanuel Parraud
Second long métrage
France | 2016 | 1h18 | Fiction

Production : A vif cinémas / Spectre Productions
Avec Patrique Planesse, Charles-Henri Lamonge, Martine Talbot, Nagibe Chader…
 
De nos jours à La Réunion, Patrice se doit de venger la mort de son frère. Mais en a-t-il les épaules alors qu’il vient de perdre sa maison ?

 

* *

 

SWAGGER de Olivier Babinet
Première mondiale, second long métrage
France | 2016 | Documentaire | 1h24

Production : Kidam
Avec Aïssatou Dia, Mariyama Diallo, Abou Fofana, Nazario Giordano, Astan Gonle, Salimata Gonle, Naïla Hanafi, Aaron N’Kiambi, Régis Marvin Merveille N’Kissi Moggzi, Paul Turgot, Elvis Zannou.

Teen-movie documentaire, Swagger nous transporte dans la tête de onze adolescents aux personnalités surprenantes, qui grandissent au cœur des cités les plus défavorisées de France.
Malgré les difficultés de leurs vies, les gosses d’Aulnay et de Sevran ont des rêves et de l’ambition. Et ça, personne ne leur enlèvera.

 

* *

 

TOMBÉ DU CIEL de Wissam Charaf
Première mondiale, premier long métrage
France, Liban | 2016 | 1h10 | Fiction

Production : Aurora Films, Né à Beyrouth Films
Avec Rodrigue Sleiman, Raed Yassin, Said Serhan, George Melki, Yumna Marwan…
 
Après 20 ans de séparation, Samir, ancien milicien présumé mort, réapparaît dans la vie d’Omar, son petit frère devenu garde du corps à Beyrouth. Entre drame et comédie, Samir doit se confronter à un pays qui ne lui appartient plus et retisser des liens avec sa famille.

 

 

* *

 

LE VOYAGE AU GROENLAND de Sébastien Betbeder
Première mondiale
France | 2016 | 1h38 | Fiction

Production : Envie de Tempête Productions / UFO / Bobi Lux
Distribution : UFO Distribution
Avec Thomas Blanchard, Thomas Scimeca, François Chattot, Ole Eliassen, Adam Eskildsen, Benedikte Eliassen, Mathias Petersen, Judith Henry, Martin Jensen.

Thomas et Thomas cumulent les difficultés. En effet, ils sont trentenaires, parisiens et comédiens… Un jour, ils décident de s'envoler pour Kullorsuaq, l'un des villages les plus reculés du Groenland où vit Nathan, le père de l'un d'eux. Au sein de la petite communauté inuit, ils découvriront les joies des traditions locales et éprouveront leur amitié.

 

* *

 

WILLY 1er  de LudovicZoran Boukherma, Marielle Gautier et Hugo P. Thomas
Première mondiale, premier long métrage
France | 2016 |1h22 | Fiction

Production : Baxter Films / Les Films Velvet
Avec Daniel Vannet, Noémie Lvovsky, Romain Léger, Eric Jacquet, Alexandre Jacques, Robert Follet, Geneviève Plet.

À la mort de son frère jumeau, Willy, 50 ans, quitte pour la première fois ses parents pour s’installer dans le village voisin. “À Caudebec, j’irai. Un appartement, j’en aurai un. Des copains, j’en aurai. Et j’vous emmerde !”. Inadapté, Willy part trouver sa place dans un monde qu’il ne connaît pas.

Le film, juste quant à son regard sur un milieu très populaire en souffrance, dessine le parcours d’un homme à qui rien n’était donné d’avance, et qui entreprend la conquête de lui-même. Christophe Kantcheff - Politis

 

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ACID
(Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion)
Déléguée générale : Fabienne Hanclot
14, rue Alexandre Parodi - 75010 Paris
Tél : +33 (0)1 44 89 99 74
www.lacid.org
Facebook : L’ACID
Twitter : @AssociationACID

PRESSE
Jean-Bernard Emery
06 03 45 41 84 / 01 55 79 03 43
jb.emery@cinepresscontact.com
&
Maria Teresia Mari
06 25 61 21 14
mariateresia.mari@gmail.com
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Tout voir

War On Screen #4 : 28 sept > 2 oct 2016


Grille horaire

 

La 4e édition du festival international de cinéma WAR ON SCREEN aura lieu à Châlons-en-Champagne et à Suippes (Marne), du 28 septembre au 2 octobre 2016.
Vous découvrirez ci-dessous la liste des films de long et court métrage retenus en compétition internationale cette année.
Hors compétition, WAR ON SCREEN 2016 présentera de nombreuses séances spéciales en présence des équipes et s’intéressera particulièrement à la guerre d’Algérie au cinéma, avec une programmation de 20 films, et une table ronde qui réunira les réalisateurs Okacha Touita et Laurent Heynemann, Sébastien Denis, professeur à l’université Jules-Verne d’Amiens et Tangui Perron, historien du cinéma (samedi 1er octobre à 17h30).
Autres programmes :
Fuir la guerre
(table ronde dimanche 2 octobre 16h30 : « Fuir la guerre : un acte ? »)
Vivre assiégé
Quand le cinéma accuse
La guerre en Chine (1930 - 1945)
La guerre vue par François Truffaut
La guerre vue par Woody Allen
Carte blanche aux Poitiers Film Festival

Cette 4e édition proposera aussi des expositions, une programmation pour le jeune public, et des animations (dont des dégustations de champagne…).

WAR ON SCREEN est le seul festival international dédié aux représentations par la fiction, le documentaire ou le reportage des conflits d’hier, d’aujourd’hui et de demain, réels ou imaginaires.
Il embrasse tous les genres, de la comédie au film d’espionnage, de la science fiction à l’épopée historique en passant par le drame social.

Mercredi 28 septembre, un ciné-concert ouvrira le festival, une création de Vincent Peirani sur L'heure suprême de Frank Borzage (1927).

 

contacter le service de presse

War On Screen - Festival international de cinéma
La Comète - Scène nationale
5, rue des Fripiers 51000 Châlons-en-Champagne

+33 (0)3 26 69 50 80
info[at]waronscreen.com
www.waronscreen.com

•Direction générale et artistique :
Philippe Bachman
•Programmateurs :
Hervé Bougon, Olivier Broche
•Coordination générale :
Paola Caretta

 

Films en compétition internationale
LONGS MÉTRAGES

A GOOD WIFE
Mirjana Karanovic
Serbie/Bosnie-Herzégovine/Croatie • 2016 • fiction • 1h30 • couleur • Vostf
Lorsque Milena, la cinquantaine, découvre l’effroyable passé de son soi-disant mari idéal, tout en
apprenant le diagnostic de son cancer, elle amorce une prise de conscience vis-à-vis de la banlieue
paradisiaque dans laquelle elle a jusqu’ici vécu.

 

CESSEZ-LE-FEU
Emmanuel Courcol
Belgique/France • 2016 • fiction • 1h43 • couleur • Vostf
De retour d’Afrique, où il s’était réfugié pour fuir les mauvais souvenirs de la Première Guerre mondiale,
Georges, ancien soldat, retrouve la France, sa mère et son frère, Marcel. Ce dernier est invalide
de guerre ; il est sourd, à la suite d’un traumatisme. Petit à petit, Georges se reconstruit grâce à
Hélène, professeure de langue des signes…

 

FOREIGN AFFAIRS
Pasha Rafiy
Luxembourg • 2016 • documentaire • 1h35 • couleur • Vostf
Jean Asselborn, Ministre des Affaires Étrangères du Luxembourg, tente de faire entendre la voix de
son pays dans le concert des grandes nations, au travers des crises qui menacent l’équilibre et la paix
du monde. Foreign Affairs plonge au coeur de la diplomatie mondiale et dans le quotidien de Jang, de
sa course effrénée autour du monde jusque dans son intimité.

 

FUOCOAMMARE, PAR-DELÀ LAMPEDUSA
Gianfranco Rosi
Italie/France • 2016 • documentaire • 1h49 • couleur • Vostf
Samuele a 12 ans et vit sur une île au milieu de la mer. Il va à l’école, adore tirer et chasser avec sa fronde.
Il aime les jeux terrestres, même si tout autour de lui parle de la mer et des hommes, des femmes, des
enfants qui tentent de la traverser pour rejoindre son île. Car il n’est pas sur une île comme les autres.
Cette île s’appelle Lampedusa.

 

LE CONVOI DE SEL ET DE SUCRE
Licinio de Azevedo
Portugal/Mozambique/France/Brésil/Afrique du Sud • 2016 • fiction • 1h33 • couleur • Vostf
Adapté du roman éponyme d’Azevedo, le film est une histoire d’amour entre une infirmière et
un soldat au beau milieu de la guerre civile du Mozambique, dans un train qui relie Nampula au
Malawi. Des centaines de personnes voient en ce train la seule chance de sauver leur famille et sont
prêtes à risquer leur vie.

 

LES OUBLIÉS
Martin Zandvliet
Allemagne/Danemark • 2017 • fiction • 1h41 • couleur • Vostf
1945. Danemark. Fin de la Seconde Guerre Mondiale. Plusieurs soldats allemands, à peine sortis de
l’adolescence, sont faits prisonniers par l’armée danoise et envoyés en première ligne pour désamorcer
les mines enfouies le long de la côte. Pour eux, la guerre est loin d’être terminée. Inspiré de
faits réels, Les Oubliés raconte cet épisode tragique de l’Histoire.

 

MORT À SARAJEVO
Danis Tanovic
Bosnie Herzégovine/France • 2016 • fiction • 1h25 • couleur • Vostf
Adapté d’une pièce de Bernard-Henri Lévy, ce film explore les peurs existentielles et les dilemmes
moraux de l’Europe contemporaine.

 

THE LIGHT OF THE ENLIGHTENED
Pieter-Jan De Pue
Belgique/Irlande • 2016 • documentaire • 1h23 • couleur • DCP • Vostf
Un groupe d’enfants Kochi en Afghanistan sort à coups de pelles d’anciennes mines soviétiques et
vend les explosifs aux enfants travaillant dans des mines à la recherche des pierres lapis-lazulli…

 

TOMBÉ DU CIEL
Wissam Charaf
Liban/France • 2016 • fiction • 1h20 • couleur • DCP • Vostf
Après 20 ans de séparation, deux frères, Omar et Samir, se retrouvent au Liban. Ancien milicien,
Samir est supposé être mort. Omar, son petit frère, est devenu garde du corps. Sa mission : protéger
Yasmine, une chanteuse de variétés qui se recycle en politique. Dans un face-à-face tantôt
comique tantôt dramatique, Samir doit faire face à un pays qui ne lui appartient plus et retisser des
liens avec son jeune frère.

 

TRAMONTANE
Vatche Boulghourjian
Liban/France • 2017 • fiction • 1h45 • couleur • DCP • Vostf
Rabih, un jeune chanteur aveugle, est invité avec sa chorale à se produire en Europe. Lors des
formalités pour obtenir son passeport, il découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents.
Un mensonge qui l’entraîne dans une quête à travers le Liban, à la recherche de son identité. Son
périple dresse aussi le portrait d’une nation toute entière meurtrie par les conflits, incapable de
relater sa propre histoire.

 

Films en compétition internationale
COURTS MÉTRAGES

BACK HOME
Leo Schweitzer, Dorian Lee
France • 2014 • animation • 6’18’’ • couleur • Vostf
Durant la guerre du Vietnam, deux frères d’origine chinoise sont engagés comme mercenaires auprès des forces américaines.
Séparés du bataillon et perdus dans la jungle, ils doivent retrouver le chemin de la base militaire.

 

SOUS TES DOIGTS
Marie-Christine Courtès
France • 2014 • animation • 12’52’’ • couleur • sans dialogue
À l’occasion du décès de sa grand-mère, une jeune eurasienne revit l’histoire singulière des femmes de sa famille, de l’Indochine coloniale à l’isolement d’un camp de transit.

 

AVE MARIA
Basil Khalil
Palestine/France/Allemagne • 2015 • fiction • 14’44’’ • couleur • DCP • Vostf
Le quotidien d’une petite communauté de carmélites, ayant fait voeu de silence et vivant au milieu du désert rocailleux de la Cisjordanie, est chamboulé par l’arrivée d’une famille de colons israéliens dont la voiture a percuté le mur du couvent.

 

NO NEWS FROM HOME
Patrick Zocco
France • 2015 • fiction • 5’ • couleur • Vostf
Dans une mer tumultueuse, No News From Home dévoile un Manhattan de l’après 11 Septembre et entre en résonnance avec le dernier plan du film de Chantal Akerman : News From Home, tourné en 1977.

 

DANS TON REGARD
Julien Arnal
France • 2015 • animation • 6’06’’ • noir & blanc • sans dialogue
« Il y a certains visages que l’on préférerait dissimuler, des cicatrices que l’on aimerait faire disparaître. Mais le corps d’un homme reste à jamais marqué par les horreurs de la guerre … »

 

KUNG FURY
David Sandberg
Suède • 2015 • fiction • 30’ • couleur • Vostf
Kung Fury est détective à Miami et grand maître en arts martiaux. Il décide de remonter dans le temps pour régler son compte à Adolf Hitler, le « Kung Führer ».

 

RASMEY
Tevy Dubray
France • 2015 • animation • 3’47’’ • couleur • sans dialogue
Tandis que l’aube monte sur les temples d’Angkor, la magie se réveille.

 

LES COURGETTES DE LA RESISTANCE
Benoît Lecailtel, Ivana Ngamou, Come Balguerie, Melissa Idri
France • 2016 • animation • 4’ • couleur • VOS TF
Un film surréaliste sur la torture en Algérie.

 

A TERRIBLE HULLABALOO
Ben O'Connor
Irlande • 2016 • animation • 9’ • couleur • Vostf
L’histoire du Vinny Byrne, un garçon de quatorze ans embarqué malgré lui dans la lutte pour l’Irlande pendant l’insurrection de Pâques. Aujourd’hui âgé de 86 ans,Vinny se souvient de son périple et de ses compagnons de combats.

 

CHÂTEAU DE SABLE
Quentin Deleau, Lucie Foncelle, Maxime Goudal, Julien Paris, Sylvain Robert
France • 2015 • animation • 5’43’’ • couleur • sans dialogue
Au milieu du désert, des soldats protègent une magnifique perle. Mais une créature gigantesque va tenter de s’en emparer.

 

IN THE DISTANCE
Florian Grolig
Allemagne • 2015 • animation • 7’30’’ • couleur • sans dialogue
Tout est calme et paisible derrière les nuages. Mais au loin, c’est la guerre, et le chaos se rapproche, nuit après nuit.

 

TANK
Raoul Servais
Belgique • 2015 • animation • 6’20’’ •
couleur • Vostf
Inspiré par le poème Le tank de Pierre Jean Jouve, ce film est une interprétation libre de la première attaque avec l’intervention de chars d’assaut durant la Première Guerre mondiale.

 

RÉFUGIÉ 532
Goran Kapeetanovic
Suède • 2015 • fiction • 14’30’’ • couleur • Vostf
Sevko, un réfugié de 12 ans non accompagné, essaye de s’adapter à sa nouvelle vie en Suède. Entre espoir et désespoir, il lutte pour avoir des nouvelles de la zone de guerre en Bosnie.

 

UN OBUS PARTOUT
Zaven Najjar, Camille Lugan
France • 2015 • animation • 8’52’’ • couleur • Vostfr
Beyrouth, 1982. Rongée par la guerre civile, la ville est coupée en deux. Seul moyen pour Gabriel de voir Houda, sa fiancée : traverser un pont gardé par une armée de francs-tireurs.

 

9 DAYS - FROM MY WINDOW IN ALEPPO
Issa Touma avec Floor Van Der Meulen et Thomas Vroege
Pays-Bas/Syrie • 2015 • documentaire • 12’50’’ • couleur • Vostf
Les 9 premiers jours des soulèvements à Alep, observés et filmés par le célèbre photographe syrien Issa Touma depuis la fenêtre de son appartement au cœur de la vieille ville.

 

JOURNAL ANIMÉ
Donato Sansone
France • 2016 • animation • 3’30’’ • couleur • sans dialogue
Inspirée par l’actualité internationale, une improvisation artistique menée au jour le jour à partir du quotidien Libération.

 

QUE VIVE L’EMPEREUR
Aude Léa Rapin
France • 2016 • fiction • 26’ • couleur • Français
Les troupes napoléoniennes sont massées aux portes de Waterloo. Le temps presse pour le soldat Bébé qui cherche un bataillon pour rejoindre la grande armée qui se lancera demain à l’assaut des Anglais.

 

LOUPS
Alvaro Rodriguez Areny
Andorre • 2016 • fiction • 12’ • couleur • Vostf
Deuxième Guerre mondiale. Arthur, pilote, s’enfuit dans la campagne suite à son accident d’avion. Dans sa lutte pour survivre, il rencontrera bien plus que des ennemis allemands.

 

LA FRANCE ET L'ALGÉRIE EN GUERRE
Chaque film qui traite de cette guerre qui opposa de l'automne 1954 au printemps 1962 la France à l'Algérie suscite la même réaction : « Enfin le cinéma français se confronte à son Histoire ! » On oppose généralement cette lâcheté présupposée des Français au courage des Américains qui, eux, ont su (et sous-entendu savent toujours) affronter leur Histoire, en particulier pour dénoncer le fiasco que fut la guerre du Vietnam (Voyage au bout de l'enfer, Apocalypse Now, Full Metal Jacket…). D'une part tous ces films n'ont été tournés qu'après la fin de la guerre du Vietnam en 1975 et d'autre part comme l'a déclaré récemment Catherine Deneuve dans So Film : « Les Américains, ils règlent les trucs un peu trop vite pour que ce soit complètement honnête ». Non, la France et ses cinéastes et producteurs n'ont pas démérité. Dès le début de la guerre, des cinéastes comme René Vautier, au risque de leur vie et malgré la censure, ont pris leur caméra pour témoigner de la réalité de ce qu'était aussi cette guerre qui ne disait pas son nom. Dans les années 60, Godard, Resnais, Cavalier, Enrico, Rozier, Demy, Varda, dans les années 70 Vautier, Boisset, Heynemann, dans les années 80 Schoendoerffer, Mordillat, dans les années 90 Tavernier et depuis 2000, Faucon, Herbiet, Siri, Charef et d'autres ont interrogé ce conflit dans toutes ses implications. Et je vous fais grâce de tous les documentaires passionnants ainsi que des films algériens qui sont présentés ici, dans un panorama forcément arbitraire mais selon nous représentatifs de la profondeur, de l'audace et de la diversité des approches. Pourquoi toutefois cette sensation d'absence ?

- Olivier Broche

 

FUIR LA GUERRE

Face à un conflit qui s’approche, à l’arrivée de forces armées, à la perspective d’être victime de combats, les populations civiles, en un réflexe humain de survie, n’ont de cesse que de fuir. Chaque guerre, chaque bataille est indissociable d’un exode. Les images de files infinies de familles entières, rassemblant ce qu’elles peuvent de leurs biens, pour échapper au feu, jalonnent l’Histoire. La Seconde Guerre mondiale a marqué un tournant, jetant sur les routes une part importante de la population européenne. Photos et films ont largement contribué à immortaliser ces images et à les inscrire durablement dans nos imaginaires collectifs.

Dès lors, la mondialisation de toutes les relations humaines a profondément raccourci les distances et les conflits, si localisés soient-ils, recèlent le plus souvent des enjeux à l’échelle planétaire. L’embrasement qui enflamme depuis 2011 la Syrie, l’Irak, mais également de nombreuses autres zones dans le monde, s’accompagne d’un flux inédit de populations qui, comme nos ancêtres, tentent par tous les moyens de fuir l’enfer des combats pour préserver leur vie et celle de leurs proches.

Le cinéma a pris à bras le corps cette fuite, cette survie et l’exil qui s’en suit. War on Screen a choisi d’illustrer ce thème récurrent, qui s’impose aujourd’hui à notre quotidien, en présentant quelques films sur ces destins tragiques, humains, cinématographiques. Celui d’un artiste fuyant le nazisme, celui de militaires refusant de participer à un combat qu’ils estiment injuste, celui d’une famille milanaise échappant aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, celui de réfugiés africains tentant de franchir les portes de l’Europe, ou encore celui de ces migrants soignés à l’hôpital Avicenne.

Autant de drames que l’Homme ne cesse d’enfanter et dont le cinéma se fait le témoin pour qu’on ne cesse de garder les yeux grand ouverts.

- Hervé Bougon & Philippe Bachman


VIVRE ASSIÉGÉ


Si la notion d’état de siège revêt plusieurs dimensions, notamment politique, lorsqu’il s’agit d’évoquer certains états d’exception, le festival War on Screen s’attache ici à sa nature militaire à travers le siège militaire. Mais au-delà de cette technique de guerre et de son évolution dans le temps, il est avant tout question de la manière dont le cinéma comme témoin de l’Histoire rend visible et réfléchit à ces situations de conflit si particulières.

Le siège militaire est aussi profondément cinématographique tant il associe le spectaculaire, l’intime et l’organisation de l’espace. Il offre ainsi une multitude de récits possibles, réels ou imaginaires. Le cinéma s’est profondément nourri de ces épisodes de sièges et les a traduits ou déclinés sous différentes formes ou différents genres (le western, le film de guerre, la SF). La guerre de Troie, la bataille de Stalingrad ou le siège de Sarajevo sont autant d’épisodes qui ont marqué l’Histoire et fait l’objet de multiples adaptations.

War on Screen s’intéresse ici à la dimension humaine (individuelle et collective) de l’état de siège pour suivre, écouter et montrer des populations prises au piège dans un espace circonscrit, coupées du monde et qui doivent néanmoins résister et survivre dans l’espoir d’une hypothétique issue positive. Entre sièges réels ou imaginaires, ce focus nous emmènera en Syrie, au Liban, à Sarajevo ou encore en Amérique du Sud à la rencontre de ces assiégés.

- Hervé Bougon


LA GUERRE VUE PAR…
 

Après Stanley Kubrick, on peut s'étonner de trouver sur le chemin de guerre cinématographique Woody Allen et François Truffaut. Avec ces deux cinéastes, on est très loin en effet de la vision spectaculaire et militaire de Kubrick. La guerre devient chez Woody Allen un prétexte à rire, à en démonter l'absurdité à travers de joyeuses satires. De la reconsidération des guerillas sud-américaines dans Bananas (1971) à la revisitation des guerres napoléoniennes dans Guerre et amour (1975), le Woody Allen d'avant Annie Hall est un histrion hilarant, infantile et pervers. Il en est évidemment tout autrement chez Truffaut. Présente à travers des personnages de résistants amoureux des livres à une dictature qui les interdit dans son film d'anticipation Fahrenheit 451 (1966), comme mode de séparation (l'un est Français et l'autre Allemand) des deux amis du « couple à trois » formé avec Jeanne Moreau dans Jules et Jim (1962), comme motif d'une célébration des morts dans La Chambre verte (1978), et enfin comme décor d'une « pièce de théâtre » sur le théâtre se déroulant sous l'Occupation qu'est Le Dernier métro (1980), la guerre est toujours liée chez Truffaut à l'amour et à la mort. Thèmes chers à Truffaut que la présence de la guerre amplifie du fait de son caractère tragique et collectif. Le cinéaste ne disait-il pas « Ce qui est révoltant dans la guerre, c'est qu'elle prive l'homme de son combat individuel » ?

- Olivier Broche

 

GUERRES EN CHINE (1930-1945)


On connaît mal les guerres de cette période dont la Chine est le théâtre des opérations et encore moins la cinématographie qu'elles ont inspirée. Ce focus, qui fera l'objet d'autres plus pointus, en recoupe trois : la guerre civile, la guerre sino-japonaise et la seconde guerre mondiale. La guerre civile d'abord opposa entre 1927 et 1949 (avec une pause entre 1940 et 1945) le Kuomintang ou parti nationaliste de Tchang Kaï-chek et les communistes. C'est sur fond de cette guerre que se déroule le film de Franck Capra, plus connu pour ses comédies utopiques, politiques et sociales (L'Extravagant Mr Deeds, Mr Smith au Sénat ou La Vie est belle) que pour ses films historiques. La Grande Muraille ou The Bitter Tea of General Yen (1932) est un magnifique mélodrame hollywoodien qui traite avec franchise , ce qui était rare à l'époque, d'un amour inter racial avec la fougueuse et merveilleuse comédienne Barbara Stanwyck. Si l'Histoire n'y trouve pas forcément son compte, le cinéma y trouve le sien. En revanche les deux films chinois, City of Life and Death (2010) de Chuan Lu et Le Sorgho rouge (1987) de Zhang Yimou sont plus fidèles à la réalité historique et pas moins ambitieux artistiquement.

Après avoir envahi la Mandchourie en 1931, les Japonais attaquent à nouveau la Chine à partir de 1937. Début d'une guerre qui va se confondre avec la Deuxième Guerre mondiale. Le film du chinois Chuan Lu raconte, en une mise en scène imposante et une image très soignée, le tristement célèbre massacre de Nankin avec une souci de justesse et de vérité qui lui fut reproché dans son propre pays. Le Sorgho rouge avec la célèbre Gong Li, épouse du cinéaste, est le magnifique portrait d'une femme de la campagne résistant à l'invasion japonaise.

Spielberg conclue cette période douloureuse pour la Chine avec L'Empire du soleil, vaste fresque qui décrit un enfant (le jeune Christian Bale) séparé de ses parents (thème cher au réalisateur) à la suite de l'invasion de Shanghai en 1941 par les Japonais. On pourra être particulièrement sensible à la composition de John Malkovitch.

Américains ou chinois, ces films si différents par leur facture et leur point de vue interrogent les sentiments d'incompréhension et d'injustice qui habitent ceux qui voient leur vie basculer par l'irruption d'un envahisseur.

- Olivier Broche

 

LA GRANDE GUERRE EN ACCUSATION


Dans le cadre de notre traversée thématique de la guerre 14-18 (après notre jubilation à découvrir les frasques des espionnes et le rôle déterminant de l'aviation pendant cette période), nous avons choisi cette année des films qui montrent le caractère absurde, insoutenable de cette guerre et dénoncent les abus des pouvoirs politique et militaire. Le film le plus célèbre répondant à cette proposition, Les Sentiers de la gloire (1957), interdit en France pendant 18 ans, ayant été projeté l'année dernière à l'occasion d'un cycle consacré à Kubrick et la guerre, nous vous en proposons quatre autres remarquables, deux français, un américain et un italien. Le premier, chronologiquement, est un film d'Abel Gance, grand cinéaste inspiré connu essentiellement pour son extraordinaire Napoléon, qui dès 1918 dresse une fresque terrible et impressionnante de la guerre sur fond d'histoire d'amour dans un J'accuse au titre bien évidemment inspiré par l'article de Zola en faveur de Dreyfus. La séquence finale, où les soldats reviennent demander des comptes aux vivants, est incroyable. Moins polémique, annonçant ce grand film pacifiste qu'est La Grande Illusion de Jean Renoir, Raymond Bernard, adapte en 1931 le roman de Roland Dorgelès Les Croix de bois. C'est un film bouleversant d'un réalisme cru et d'une rare authenticité tourné avec le concours d'anciens combattants et de grands acteurs comme Charles Vanel et Pierre Blanchar.

Alors que la guerre du Vietnam fait rage, deux films sortent sur les écrans. En 1970, Dalton Trumbo adapte son propre roman paru en 1939 Johnny s'en va-t-en guerre. Le résultat est l'un des plus violents réquisitoires contre la guerre à travers le portrait d'un homme privé de la parole, de la vue, de l'ouïe et de l'odorat et de ses quatre membres. C'est Rosi qui dégaine l'année suivante avec Les Hommes contre. Ce film s'en prend sans gant à l'impéritie du pouvoir militaire italien en 1916, qui envoie au massacre ses soldats quand il ne les massacre pas lui-même. Accusé de dénigrer l'Armée, le film obtint l'acquittement. « La guerre est un mal qui déshonore le genre humain » écrivait Fénelon.

- Olivier Broche

 

RENCONTRES ET DÉBATS
TABLE RONDE
"La guerre d’Algérie au cinéma"

On reproche souvent au cinéma français d'être moins apte à s'atteler à représenter sa propre histoire que son homologue anglo-saxon (pointant souvent le cinéma américain face à la guerre du Vietnam). La Guerre d'Algérie alimente en réalité une production aussi riche que variée, illustrant les points de vue de cinéastes fort divers. Cette table ronde revient sur cette filmographie, son histoire, sa richesse, sa diversité.
 
Participants :

Okacha Touita, réalisateur

Sébastien Denis, professeur à l’université Jules Verne (Amiens)

Laurent Heynemann, réalisateur

Modérateur : Tangui Perron, historien du cinéma

SAMEDI 1 OCTOBRE À 17H30 - LYCÉE BAYEN - Entrée libre

 

TABLE RONDE
« Fuir la guerre : un acte ?"

De tous temps les hommes ont fui la guerre.
Par peur, par conviction, par choix forcé, pour "sauver leur peau" ou celle de proches…
Autant de raisons que de situations humaines, comme le souligne "La permanence", dans le documentaire d'Alice Diop.
Les réalisateurs réunis dans ce focus "Fuir la guerre" ont porté chacun leur regard sur le moment de bascule où des individus décident de fuir.
Que peut-on dire des conséquences subjectives de ces choix, sur cette décision intime à chacun?
Participants:

- Yasmina Picquart, psychanalyste, membre de l'ECF
- Evelyne Vaysse, psychiatre
- Ossama Mohammed, réalisateur
- Geneviève Garrigos, ex-présidente Amnesty France

Modératrice : Myriam Papillon, psychanalyste
DIMANCHE 2 OCT À 16H00  - BIBLIOTHÈQUE GEORGES POMPIDOU - Entrée libre

La table ronde sera précédée de la projection du film La Permanence, d'Alice Diop
à 14h00 - CINÉMA COMÈTE

 

 

 

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Festival Cinéma d'Alès - Itinérances 18>28 mars 2016

 

Le 34e Festival Cinéma d'Alès - Itinérances aura lieu du 18 au 28 mars 2016.
Plus de 200 films seront projetés à Alès et dans le Gard, dont une cinquantaine de longs métrages inédits et en avant-première (liste infra).
Le réalisateur polonais Jerzy Skolimowski sera l'invité d'honneur de cette édition, depuis Le couteau dans l'eau, premier long métrage de Roman Polanski dont il co-signa le scénario jusqu'à son tout nouveau film, 11 minutes, encore sans distributeur en France.
Jerzy Skolimowski sera présent à Alès les 25 et 26 mars.

Un hommage sera également rendu à la réalisatrice néerlandaise Heddy Honigmann, figure du documentaire, qui présentera notamment, en avant-première, Royal Orchestra (Around the World in 50 Concerts).

L'acteur Steve McQueen sera quant à lui honoré à travers ses films mais aussi par une grande exposition de photographies. A noter pour les connaiseurs : deux véhicules de légende seront aussi exposés : la Mustang de Bullit et la Triumph Bonneville de La grande évasion.

Un autre focus portera sur l'œuvre du catalan Segundo de Chomón, pionnier du cinéma, à l’occasion de la première française de El Hombre que Quiso Ser Segundo de Ramón Alós, film consacré à ce génial créateur, concurrent de Méliès et spécialiste des effets spéciaux.

Itinérances accorde toujours une place aux lien entre cinéma et musique : une carte blanche cinéma a été proposée à Christophe Chassol, qui défendra son dernier album, Big Sun, sur la scène du Cratère d'Alès, lieu central du festival, le 21 mars.

Une rétrospective, intitulée En piste!, proposera une trentaine de films liés au monde du cirque.

Et Itinérances 2016, ce sera encore un coup de chapeau au cinéma d’animation allemand, une compétition de courts métrages francophones, une conférence de Jacqueline Caux sur les «bad girls» des musiques arabes, en collaboration avec le festival Arabesques (Montpellier) et une avant-première de Chaâba, du bled au bidonville de Wahid Chaïb et Laurent Benitah suivie d’un concert de Zen Zila, ARTE Premières avec ARTE Actions Culturelles, «Short Film Pool» : une sélection de courts métrages de Short Circuit, réseau européen d’agences du court métrage - «Europa Film Treasures» #3, pépites insolites de cinémathèques européennes avec Lobster Films, les 10 ans des séances handicaps sensoriels, une programmation jeune public, deux nuits blanches, de nombreuses rencontres

Itinérances a enregistré plus de 48 000 entrées dans ses salles en 2015.
www.itinerances.org

Télécharger le programme complet

 

contacter le service de presse

 

Interviews vidéo des invités du festival par Christian Campion et Estelle Henry

 

Portraits festivaliers par Patrice Terraz

 

Jerzy Skolimowski
Comme la Nouvelle Vague française, le Nouveau Cinéma polonais émerge au début des années 60.
Jerzy Skolimowski a 22 ans quand Andrej Wajda l’encourage à rejoindre l’école de cinéma de Lódz´. Là, il fait la connaissance de Roman Polanski dont il devient le scénariste pour son premier long métrage : Le Couteau dans l’eau. Cette collaboration heureuse marque aussi le début d’une longue amitié.
Passé lui-même à la réalisation, Skolimowski obtient l’Ours d’or à Berlin en 1967 pour Le Départ. L’interdiction qui frappe son film suivant, Haut les mains, motivera son exil de Pologne. Sa carrière prend alors une ampleur internationale avec les jalons essentiels que sont Deep End, Le Cri du sorcier ou encore Travail au noir avec Jeremy Irons. Après 17 ans de silence, Skolimowski est revenu en 2008, avec Quatre nuits avec Anna, puis The Essential Killing (récompensé à Venise) et 11 minutes, présenté ici en avant-première.
Embrassant quelques cinquante ans de carrière, cet hommage souhaite refléter sa vision impitoyable mais pertinente de l’humanité, teintée parfois d’humour très noir : un regard unique dans le cinéma européen.

> Films présentés :
11 minutes de Jerzy Skolimowski (Pologne/Irlande, 2015)
Quatre nuits avec Anna de Jerzy Skolimowski (Pologne/France, 2008)
Essential Killing de Jerzy Skolimowski (Pologne/Irlande/Norvège/Hongrie/France, 2010)
Les Eaux printanières de Jerzy Skolimowski (France/Italie/Grande-Bretagne, 1988)
Travail au noir de Jerzy Skolimowski (Grande-Bretagne, 1982)
Le Cri du sorcier de Jerzy Skolimowski (Grande-Bretagne, 1978)
Deep End de Jerzy Skolimowski (Grande-Bretagne/RFA/États-Unis, 1971)
Haut les mains de Jerzy Skolimowski (Pologne, 1967)
Le Départ de Jerzy Skolimowski (Belgique, 1967)
La Barrière de Jerzy Skolimowski (Pologne, 1966)
Walkover de Jerzy Skolimowski (Pologne, 1965)
Le Couteau dans l’eau de Roman Polanski (Pologne, 1962)

 

Steve McQueen : à toute vitesse !
Si la légende l’a surnommé « The King of cool » pour sa nonchalance légendaire à l’écran, dans la vie, l’acteur Steve McQueen était plutôt du genre « fast and furious ».
Passionné de belles mécaniques, il devient pilote de course à la ville tout en conduisant de rugissants bolides au cinéma : la moto de La grande évasion (Une Triumph TR6 de 1962, maquillée en BMW R75 de l’armée allemande), l’emblématique Ford Mustang de Bullitt ou encore la Porsche 917 de Le Mans, film pour lequel Steve McQueen s’investit énormément. C’est d’ailleurs à partir de ce tournage que le documentaire Steve McQueen : The Man & Le Mans raconte cet amour pour les sports mécaniques.
Accompagnant l’exposition de photographies Steve McQueen : à toute vitesse ! (voir ci-contre), cette rétrospective, permettra de revoir aussi L’Affaire Thomas Crown de Jewison et Guet-Apens de Peckinpah, deux sommets de la filmographie de l’acteur, comportant certes de mémorables scènes de poursuites en voiture et de hold-up, mais aussi deux actrices de choc : Faye Dunaway et Ali MacGraw.

> Films présentés :
Steve McQueen : The Man & Le Mans de John McKenna et Gabriel Clarke (États-Unis/Grande-Bretagne, 2015)
Le Guet-Apens de Sam Peckinpah (États-Unis, 1972)
Bullitt de Peter Yates (États-Unis, 1968)
L’Affaire Thomas Crown de Norman Jewinson (États-Unis, 1968)
La grande évasion de John Sturges (États-Unis, 1963)
> Exposition :
Steve McQueen : à toute vitesse !
Photographies de François Gragnon, John Dominis et Barry Feinstein
Pôle mécanique Alès Cévennes, du 18 mars au 19 juin 2016
Trois photographes, trois visions de cette passion de Steve McQueen pour les sports mécaniques.
John Dominis, photographe pour Life Magazine, capture l’intimité de l’acteur en 1963 chez lui, en famille, où l’on retrouve la légendaire Jaguar XKSS.
De 1960 à 1968, Barry Feinstein, lui-même féru de mécanique, devient ami et photographe de McQueen, notamment sur le tournage de Bullitt et sur les circuits.
Enfin François Gragnon a pu photographier Steve McQueen lors de sa participation au championnat du monde d’Enduro de 1964 au sein de l’équipe des États-Unis.
Deux véhicules de légende seront présents à l’exposition : la Mustang de Bullit et la Triumph Bonneville de La grande évasion.

 

Heddy Honigmann
Grande figure du cinéma documentaire, la réalisatrice néerlandaise Heddy Honigmann a fait du monde et surtout de ses habitants, un champ d’exploration où son sens de l’écoute et son empathie hors du commun font merveille.
Née au Pérou, de parents juifs d’Europe de l’Est exilés, la cinéaste a fait des Pays-Bas son port d’attache dans les années 70. Ses tournages l’ont conduite au Brésil, au Pérou, aux États-Unis mais aussi en France, notamment au Père Lachaise (Forever) et à la rencontre des musiciens du métro parisien (L’Orchestre souterrain, avant-première au Festival il y a une quinzaine d’année). Le point d’orgue de cet hommage sera l’avant-première de Royal Orchestra qui nous entraine à Soweto, Buenos Aires et Saint-Pétersbourg. Un nouvel opus d’Heddy Honigmann, cinéaste d’une profonde humanité qui conjugue le personnel et l’universel.
« Ce que j’ai fait, lors de ces trente ans de ma carrière en tant que réalisatrice ? J’ai tenté de capter la singularité des gens devant la caméra. Je ne filme pas des thèmes, je filme des gens, la beauté des gens. Jamais je ne pense en termes de « message » à transmettre. » Heddy Honigmann

> Films présentés :
Royal Orchestra (Around the World in 50 Concerts) de Heddy Honigmann (Pays-Bas, 2014)
L’Orchestre souterrain de Heddy Honigmann (Pays-Bas, 1997)
Metal y Melancolia de Heddy Honigmann (Pays-Bas, 1993)

 

Entre images et sons : carte blanche à Chassol
Musicien et compositeur pour le cinéma et la télévision, Christophe Chassol explore un univers personnel et novateur et a, depuis quatre albums, façonné son concept : en cherchant à «harmoniser le réel», il crée des motifs rythmiques et visuels à partir d’images.
Son dernier opus Big Sun, « la bande-son bouillonnante d’un pianiste surdoué », selon les Inrocks, est édité par Tricatel, le label de Bertrand Burgalat consacré aux artistes inclassables et autres projets hors normes. Big Sun rend hommage à la Martinique, dans un objet filmique et visuel singulier qui sera présenté en concert pendant le festival et promet une expérience inédite pour les spectateurs, où scène et écran se rencontrent dans un nouvel espace de création.
L’oreille et le regard de ce musicien hors pair s’attarderont au Festival : Chassol présentera ses coups de cœur au cinéma dans une carte blanche et rejoindra le jury de la compétition de courts métrages.

> Films présentés :
Le Bon, la brute et le truand de Sergio Leone (Allemagne/Espagne/Italie, 1966)
Hermann Slobbe, l’Enfant aveugle n°2 de Johan van der Keuken (Pays-Bas, 1966)
> Concert :
Big Sun de Chassol
Lundi 21 mars, 20h30, Cratère

 

Segundo de Chomón, un pionnier européen
Trop souvent résumé à ses habiles copies de Méliès commandées par Pathé, Segundo de Chomón est aussi l’un des premiers génies du cinéma.
Dans ses films, truffés d’inventions narratives et formelles, le Catalan touche-à-tout met de la couleur sur la pellicule, excelle dans les balbutiements du cinéma d’animation, maîtrise les jeux d’apparitions, disparitions et transformations, saupoudrant le tout de poésie, d’humour, de fantaisie.
Au-delà de la réhabilitation de cet éternel « second », cet hommage embrasse la formidable diversité de son œuvre avec de véritables raretés, comme Superstition andalouse, aux sources du cinéma fantastique ou Le Danseur de Jazz, dernière contribution de Segundo de Chomón au 7e Art.
Pour mieux connaître sa trajectoire, le film El Hombre que Quiso Ser Segundo, mélange de documentaire et de fiction signé Ramón Alós, retrouve l’esprit malicieux du pionnier catalan et nous promène dans les zones insolites de son existence.

> Films présentés :
El Hombre que Quiso Ser Segundo de Ramón Alós
Le Danseur de jazz de Benito Perojo (Espagne/France, 1927)
Segundo de Chomón, pionnier du cinéma (12 films, 1907-1912)

 

Germ’anim !
Coup de chapeau au cinéma d’animation allemand
Avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933, le cinéma d’avant-garde est l’un des principaux courants des studios allemands.
Le cinéma d’animation en est un des moteurs avec Oskar Fischinger et surtout Lotte Reiniger, célèbre grâce à son incroyable travail de papier découpé qui constitue le premier long métrage mondial d’animation : Les Aventures du Prince Ahmed.
Après la guerre, c’est essentiellement en RDA avec la DEFA, studio de production d’état que le cinéma allemand reprend de sa vigueur. De 1946 à 1990 le studio produit entre autres, 750 films d’animation qui seront ici représentés par un joli programme dédié au très jeune public : Une grenouille, un oiseau et deux lapins.
La dynamique entamée avec la DEFA ne s’est pas rompue lors de la chute du Mur. Une nouvelle génération de réalisateurs continue à perpétrer l’esprit innovateur qui fut une marque pionnière de l’animation allemande.

> Films présentés :
La Course du siècle de Ute von Münchow-Pohl et Sandor Jesse (Allemagne, 2015)
Les Grands Sentiments (12 films, Allemagne, 1999-2015)
Jean de la lune de Stephan Schesch (Allemagne/Irlande/France, 2012)
Les Trois Brigands de Hayo Freitag (Allemagne, 2007)
Une grenouille, un oiseau et deux lapins (8 films, Allemagne, 1960-1986)

 

En piste ! - Rétrospective Cirque
Cette invitation à prendre la route du cirque est aussi une invitation au voyage dans l’histoire du cinéma tant les deux disciplines partagent une partie de leurs origines et se sont nourries l’une l’autre depuis plus d’un siècle.
Dès Kiriki acrobates japonais de Chomón jusqu’à nos jours, cet ensemble éclectique reviendra sur ces liens et soulignera bien des correspondances. Santa Sangre et Blancanieves entrent ainsi en résonance avec l’incontournable Freaks de Browning. Au burlesque de Chaplin dans Le Cirque se font écho ses héritiers français Étaix et Tati. Aux chefs d’œuvres de Fellini, Bergman, Ophuls, Feyder, Wenders, Eastwood répondent une rareté de Kazan ou, plus récemment, les touchants Silent Sonata et La Pivellina ainsi que le déjanté Balada Triste. Une sélection d’archives de l’INA ou encore deux remarquables documentaires contemporains qui se répondent parfaitement et feront l’objet de rencontres (Parade et Salto Mortale) sont parmi les autres rendez-vous qui vous attendent. Sans oublier quelques surprises et la pépite The Show of the Shows !

> Films présentés :
Les Ailes du désir de Wim Wenders (France/Allemagne, 1987)
Balada Triste d’Alex de la Iglesia (France/Espagne, 2011)
Blancanieves de Pablo Berger (Espagne/France, 2012)
Bronco Billy de Clint Eastwood (États-Unis, 1980)
Le Cirque de Charles Chaplin (États-Unis, 1928)
Cirque en courts (6 films, 1927-1986)
Cirque en révolte d’Élia Kazan (États-Unis, 1953)
En piste ! de Jérôme Descamps (France, 2011)
Freaks de Tod Browning (États-Unis, 1932)
Les Gens du voyage de Jacques Feyder (France/Allemagne, 1938)
L’Inconnu de Tod Browning (États-Unis, 1927) Lola Montés de Max Ophuls (France, 1955)
Louis Cyr : L’homme le plus fort du monde de Daniel Roby (Canada, 2013)
La Nuit des forains d’Ingmar Bergman (Suède, 1953)
Parade de Jacques Tati (France, 1974)
Parade d’Olivier Meyrou (France, 2013)
Petit Fil(s) de Romuald Beugnon (France, 2015)
La Pivellina de Tizza Covi et Rainer Frimmel (Italie/Autriche, 2009)
Romanès de Jacques Deschamps (Suisse, 2011)
Rose et Violette (3 films, 2009-2011)
Roselyne et les Lions de Jean-Jacques Beinex (France, 1989)
Salto Mortale de Guillaume Kozakiewiez (France, 2013)
Santa Sangre d’Alejandro Jodorowski (Italie/Mexique, 1989)
The Show of the Shows : 100 years of Vaudeville, Circus and Carnavals de Benedikt Erlingsson (Islande/Grande-Bretagne, 2015)
Silent Sonata de Janez Burger (Slovénie, 2010)
La Strada de Federico Fellini (Italie, 1954)
La Télé fait son cirque (Archives de l’INA – France)
Yoyo de Pierre Étaix (France, 1964)

 

Avant-premières et inédits :

(détail des films)

11 minutes (11 minut)
de Jerzy Skolimowski
2015 - Inédit

 

Alone (Don’t Grow Up)
de Thierry Poiraud
2014 - Avant-première

 

Après moi le bonheur
de Nicolas Cuche
2016 - Avant-première

 

Les Ardennes
de Robin Pront
2015 - Avant-première, sortie prévue le 13 avril 2016

 

Baby(a)lone
de Donato Rotunno
2014 - Inédit

 

Banat, le voyage (Banat, il viaggio)
d’Adriano Valerio
2015 - Avant-première

 

La Bataille de l’Eau Noire
de Benjamin Hennot
2015 - Inédit

 

Bienvenue Mr Marshall
de Louis Garcia-Berlanga
1953 - Réédition

 

Birobidjan
de Guy-Marc Hinant
2015 - Inédit

 

Burn Burn Burn
de Chanya Button
2015 - Avant-première

 

By Our Selves
d’Andrew Kötting
2015 - Inédit

 

Carnets ukrainiens
d’Emmanuel Graff
2015 - Inédit

 

Carta Incognita
de Thomas Sady & Jacques Arlandis
2015 - Inédit

 

Chaâba, du bled au bidonville
de Wahid Chaib et Laurent Benitah
2016 - Inédit

 

Chala, une enfance cubaine
d’Ernesto Daranas
2015 - Avant-première, sortie le 23 mars 2016

 

Chalap, une utopie cévenole
d’Antoine Page
2014 - Inédit

 

Le Chant des hommes
de Bénédicte Liénard & Mary Jimenez
2015 - Inédit

 

Choukri Mesli, peintre et passeur de rêves
de Mostefa Djadjam
2012 - Inédit

 

Le Cœur régulier
de Vanja d’Alcantara
2015 - Avant-première, sortie prévue le 30 mars 2016

 

Colonia
de Florian Gallenberger
2015 - Avant-première, sortie prévue le 20 juillet 2016

 

Comme des lions
de Françoise Davisse
2015 - Avant-première, sortie prévue le 23 mars 2016

 

Cooties
de Jonathan Milott & Cary Murnion
2014 - Avant-première

 

D’une pierre deux coups
de Fejria Deliba
2016 - Avant-première, sortie prévue le 13 avril 2016

 

Dark Horse
de Louise Osmond
2015 - Inédit

 

De chair et de lait
de Bernard Bloch
2013 - Inédit

 

Dieu, ma mère et moi (El Apóstata)
de Federico Veiroj
2015 - Avant-première, sortie prévue le 13 avril 2016

 

Donbass
d’Anne-Laure Bonnel
2015 - Inédit

 

Elektro Mathematrix
de Blanca Li
2015 - Avant-première

 

Eva ne dort pas
de Pablo Agüero
2015 - Avant-première, sortie le 6 avril 2016

 

Free To Run
de Pierre Morath
2016 - Avant-première, sortie le 13 avril 2016

 

Good Luck Algeria
de Farid Bentoumi
2015 - Avant-première, sortie prévue le 30 mars 2016

 

Green Room
de Jeremy Saulnier
2015 - Avant-première, sortie prévue le 27 avril 2016

 

Les Habitants
de Raymond Depardon
2015 - Avant-première, sortie prévue le 27 avril 2016

 

High Rise
de Ben Wheatley
2015 - Avant-première, sortie prévue le 6 avril 2016

 

El Hombre que Quiso Ser Segundo
de Ramón Alós
2015 - Inédit

 

Howl  
de Paul Hyett
2015 - Inédit

 

In Jackson Heights
de Frederick Wiseman
2015 - Avant-première

 

Keeper
de Guillaume Senez
2015 - Avant-première, sortie le 23 mars 2016

 

Land of Mine (Under Sandlet)
de Martin Zandvliet
2015 - Avant-première

 

Le Lendemain (Efterskalv)
de Magnus von Horn
2015 - Avant-première, sortie prévue le 4 mai 2016

 

Manille, dans les griffes des ténèbres (Maynila: Sa mga kuko ng liwanag)
de Lino Brocka
1975 - Réédition

 

Mauvaise graine (Non Essere Cattivo)
de Claudio Caligari
2015 - Avant-première

 

Men & Chicken (Mænd & høns)
d’Anders Thomas Jensen
2015 - Avant-première, sortie prévue le 4 mai 2016

 

Mimi & Lisa
de Katarína Kerekesová
2013-2015 - Avant-première, sortie prévue le 6 avril 2016

 

Le Moindre geste
de Fernand Deligny, Josée Manenti & Jean Pierre Daniel
1971 - Réédition

 

On est loin d’avoir fini !
de Véronique Jadin
2015 - Inédit

 

L’Orchestre des Aveugles
de Mohamed Mouftakir
Avant-première

 

Panique
de Julien Duvivier
1946 - Réédition, sortie prévue le 30 mars 2016

 

Parasol
de Valéry Rosier
2015 - Avant-première, sortie prévue le 10 août

 

Paulina (La Patota)
de Santiago Mitre
2015 - Avant-première, sortie prévue le 13 avril 2016

 

Pecore in Erba
d’Alberto Caviglia
2015 - Avant-première, sortie prévue le 11 mai 2016

 

Point limite zéro (Vanishing Point)
de Richard C. Sarafian
1971 - Réédition, sortie prévue le 30 mars 2016

 

Ran
d’Akira Kurosawa
1985 - Réédition, sortie prévue le 6 avril 2016

 

Royal Orchestra (Around the World in 50 concerts)
de Heddy Honigmann
2014 - Avant-première, sortie prévue le 23 mars 2016

 

La Seconde fugue d’Arthur Rimbaud
de Patrick Taliercio
2015 - Inédit

 

The Show of the Shows: 100 years of Vaudeville, Circus and Carnavals
de Benedikt Erlingsson
2015 - Inédit

 

La Sociale
de Gilles Perret
2015 - Avant-première, sortie prévue en octobre 2016

 

La Sociologue et l’Ourson
de Mathias Théry & Etienne Chaillou
2015 - Avant-première, sortie prévue le 6 avril 2016

 

Soleil de plomb (Zvizdan)
de Dalibor Matanic
2016 - Avant-première, sortie le 30 mars 2016

 

Sparrows
de Rúnar Rúnarsson
2015 - Avant-première, sortie prévue le 7 septembre 2016

 

La Supplication
de Pol Cruchten
2015 - Avant-première, sortie prévue le 4 mai 2016

 

Sur la piste de Yu Bin
de Jean-Christophe Yu
2015 - Inédit

 

T.I.M. l’incroyable Robot
de Rolf van Eijk
2015 - Inédit

 

Tout de suite maintenant
de Pascal Bonitzer
2016 - Avant-première, sortie prévue le 27 avril 2016

 

Truman
de Cesc Gay
2015 - Avant-première, sortie prévue le 6 avril 2016

 

Tsamo
de Markku Lehmuskallio & Anastasia Lapsui
2015 - Inédit

 

Un monstre à mille têtes (Un monstruo de mil cabezas)
de Rodrigo Plá
2015 - Avant-première, sortie prévue le 30 mars 2016

 

Un tombeau pour Khun Srun
d’Eric Galmard
2015 - Inédit

 

Vendeur
de Sylvain Desclous
2016 - Avant-première, sortie prévue le 13 avril 2016

 

Visite ou mémoires et confessions (Visita o Memórias e confissões)
de Manoel de Oliveira
1982 - Avant-première, sortie prévue le 6 avril 2016

 

Volta à terra (retour à la terre)
de João Pedro Plácido
2015 - Avant-première, sortie le 30 mars 2016

Et une avant-première surprise

 

 

 

 

Tout voir

Clermont 2016 : cap sur la Suède et l'espace...

   

 

La 38e édition du Festival International du Court Métrage se déroulera à Clermont-Ferrand, du 5 au 13 février 2016.
Des cinéastes viendront du monde entier y présenter leurs films — souvent le premier et pour la première fois — dans une quinzaine de salles et amphis pleins à craquer et une ambiance très propice à la naissance de collaborations et de projets de cinéma.
    On connaît les chiffres, un peu irréels : 160 000 entrées en huit jours lors des précédentes éditions du festival, 3500 professionnels français et étrangers accrédités… Clermont est à la fois le plus grand rendez-vous international consacré exclusivement au court métrage et le festival de cinéma français le plus populaire, tous genres confondus.
    Un focus sur le court métrage suédois, parfois grinçant à l'image du Monde de gloire de Roy Andersson, et très souvent empreint d'un humour inimitable ; un voyage dans l'espace, de la Planète verte de Piotr Kamler à la cité Gagarine (Fanny Liatard, Jérémy Trouilh) d'Ivry, en passant par l'immeuble galactique culte de Star Suburb, la banlieue des étoiles, du météore Stéphane Drouot ; un anniversaire fêté avec des films inédits : celui des 30 ans de la Fémis ; un ciné-concert exceptionnel du groupe Tindersticks ; trois compétitions de haut vol (internationale, Labo et française), un Marché du Film Court et de multiples rencontres professionnelles, dont une table-ronde sur la réforme du court métrage, modérée par Anne Bennet, auteur d'un rapport pour le CNC (10 février)… ce sont quelques-unes des réjouissances qui attendent public et acteurs de la planète du court, au pied des volcans auvergnats.

    Dossier de presse

    Ça Suit Son Court : dernières nouvelles du festival

    Affiche et photos

    Le site du festival

    Le festival en direct et en images : La Brasserie du Court

contacter le service de presse

 

    Compétitions

    Trois compétitions départageront les films qui ont été sélectionnés par les organisateurs du festival parmi près de 7700, reçus de tous pays :
  

 - la compétition internationale : 79 films, venus de 52 pays, qui témoignent de la grande richesse et de l’incroyable créativité du format court, de Madagascar à Taïwan, en passant par la Nouvelle-Zélande et la Bolivie : surprises, perles rares et nouveautés de la scène internationale seront au rendez-vous.
    Les films
 

   - la compétition Labo : 30 films de 21 pays.
    Le Labo de Clermont est le creuset des expériences visuelles et sonores les plus aventureuses. La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis se taillent la part du lion avec pas moins de la moitié de cette sélection ; l’Australie, le Vietnam, l’Inde, la  Nouvelle-Zélande, l'Autriche  ou encore le Lesotho font partie des pays qui complètent une palette très haute en couleurs.
    Les films
  

 - la compétition nationale : 57 films français.
    Ils ont été choisis parmi 1714 films (!) de production française, et 9 d'entre eux ont bénéficié de coproductions étrangères (Suisse, Québec, Canada, Belgique, Roumanie,  Autriche, Géorgie).
    On trouve dans cette sélection 37 films de fiction, 14 films d'animation (un quart de la sélection, c'est notable !), et 6 documentaires, expérimentaux pour la plupart. Le plus court dure 4 minutes (Blanquette, de Charlie Belin), le plus long 52 (Le Gouffre, de Vincent Le Port).
    Les films

 

    Les jurys

* Jury de la compétition internationale *
Arta Dobroshi
Actrice, productrice (Kosovo / États-Unis)

JH Engström
Photographe (Suède)

Paz Fábrega
Réalisatrice, scénariste, productrice (Costa Rica)

Riccardo Guasco
Peintre, illustrateur (Italie)

Patrick Wang
Réalisateur, acteur, scénariste, producteur, écrivain (États-Unis)

[ bio-filmographies ]

 

* jury de la compétition Labo *
Cascadeur
Auteur, compositeur, interprète (France)

Kleber Mendonça Filho
Réalisateur, monteur son, producteur (Brésil)

Eileen Hofer
Réalisatrice, journaliste, photographe (Suisse)

[ bio-filmo-discographies ]

 

* jury de la compétition nationale *
Leyla Bouzid
Réalisatrice, scénariste (Tunisie, France)

Guillaume Brac
Réalisateur, producteur (France)

Émilie Brisavoine
Réalisatrice, comédienne (France)

Philippe Faucon
Réalisateur, scénariste, producteur (France)

Dom La Nena
Chanteuse, musicienne, compositrice (Brésil, France)

[ bio-filmo-discographies ]

 

    Rétrospectives

    De très nombreux programmes thématiques ou rétrospectifs seront proposés cette année encore. Petit aperçu, non exhaustif :
    Après les Etats-Unis en 2014 et la Chine en 2015, c'est la Suède qui sera cette fois à l'honneur. L’étendue de la diversité créative suédoise s’offrira au public clermontois à  travers un panorama d'une quarantaine de courts métrages.
    Une autre rétrospective, intitulée Star Systems, sera consacrée à l’espace et la science-fiction : une vingtaine de films en route vers l’infini… et au-delà !
    La Fémis, prestigieuse école publique de cinéma, fêtera ses 30 ans à Clermont avec trois programmes de courts, des films de fin d'études et des films du département montage
de l'école,  jamais diffusés.

 

    31e Marché du Film Court
    6 > 12 février 2016
    Parallèlement au Festival, Clermont-Ferrand accueille aussi un Marché du Film Court, lieu d’échange privilégié des représentants de tous les secteurs du court métrage mondial, unique en son genre avec une quarantaine de pays exposants.
    Parmi le grand nombre de rencontres professionnelles qui se tiendront tout au long de la semaine, citons la 8e édition d’Euro Connection, forum initié par Clermont-Ferrand, devenu en quelques années le rendez-vous incontournable de la coproduction pour le court métrage en Europe. Il est ouvert aux producteurs, diffuseurs, responsables de fonds et distributeurs européens.
    Plus de 3000 professionnels ont été accrédités en 2015. La 31e édition du Marché du Film Court s’annonce encore davantage sous le signe de l’Europe, avec l’arrivée du « In the Palace Film Festival ». Événement culturel créé en 2003 à Balchik (Bulgarie), il est devenu depuis une référence en matière de courts métrages et de repérage de jeunes talents pour
l’ensemble de la région.

 

    L’Atelier, une école éphémère de cinéma
    8 > 12 février 2016
    Depuis 2003, le festival voit naître à Clermont une école éphémère du cinéma : L’Atelier, regroupement d’écoles, de studios de création, de structures qui forment aux métiers de l’image. La semaine du festival, ces différentes institutions mettent en commun leurs savoir-faire en organisant différents ateliers ouverts aux festivaliers, aux scolaires et au grand public. Regarder, écouter, poser des questions, pratiquer telles sont les possibilités qu’offre L'Atelier pendant cinq jours.

 

    Tindersticks / The Waiting Room
    Le groupe de Stuart Staples défendra sur scène, en première mondiale à Clermont, son nouveau disque The Waiting Room, accompagné par la projection de onze courts métrages réalisés pour chacun des titres de l'album par Claire Denis, Joe King & Rosie Pedlow, Christoph Girardet, Gabraz, Richard Dumas, Pierre Vinour… Un ambitieux projet, élaboré en collaboration étroite entre Tindersticks, le festival, et la Blogothèque. Ciné-concerts jeudi 11 février à 18h30 et 21h au Petit Vélo. Réservation.

 

 

 

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Clermont-Ferrand 2015 - 37e Festival International du Court Métrage

37e FESTIVAL INTERNATIONAL DU COURT METRAGE
CLERMONT-FERRAND, DU 30 JANVIER AU 7 FEVRIER 2015

Interviews, photos… : la BRASSERIE DU COURT reste ouverte jour et nuit.

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TOUT SUR LA RETROSPECTIVE CHINE

La 37e édition du Festival international du Court Métrage se déroulera à Clermont-Ferrand (France) du 30 janvier au 7 février 2015.
C'est une semaine très joyeuse pendant laquelle des cinéastes venus du monde entier présentent leurs films — souvent le premier et pour la première fois — dans 16 salles pleines à craquer (plus de 160 000 entrées en 2014 !) et une ambiance très propice aux rencontres et à la naissance de projets de cinéma.
Après les Etats-Unis, Clermont fera cap sur la Chine, dont on découvrira la jeune garde non officielle, et un autre panorama baladera les festivaliers au rythme cinégénique de la bicyclette.
Le Marché du Film Court, quant à lui, réunira les professionnels en fêtant son 30e anniversaire.

DERNIÈRES NOUVELLES

Compétitions
Comme chaque année, trois compétitions regrouperont environ 160 films sélectionnés parmi près de 8000, reçus des quatre coins du monde :
- la compétition internationale : 79 films, venus de 59 pays.
- la compétition Labo : 34 films de 23 pays.
[Comme son nom le suggère, le Labo de Clermont est le creuset des expériences visuelles et sonores les plus aventureuses.]
- la compétition nationale : 58 films français, dont 12 co-productions internationales.
[Plus de 1800 films français inscrits cette année, c'est 200 de plus qu'en 2014.]

De très nombreux programmes de courts métrages seront aussi proposés hors compétition, dont deux rétrospectives principales :

- "Apprivoiser le dragon" :  une quarantaine de films produits en Chine ces dix dernières années.
Le cinéma en Chine est en plein boom. Jeffrey Chan, jeune producteur originaire de Hong Kong installé à Pékin, résume la situation ainsi : "Avant n’existaient que des films de propagande produits par l’armée et le parti. Notre cinéma est comme un garçon de 10 ans : plein d’énergie, mais encore brouillon."
Avec quelque treize mille écrans et plus de cinq cents longs métrages produits chaque année, la situation demeure compliquée : de laborieux palabres sont nécessaires pour que les films obtiennent une autorisation de sortie du Département de la propagande du Parti chargés de la censure. Mais le nombre de films chinois inscrits au festival de Clermont-Ferrand ne cesse pourtant d'augmenter ces dix dernières années.
Parcourant la décennie écoulée, ces six programmes dévoilent la mémoire non officielle de la Chine et permettent de mener une réflexion sur l'état actuel du pays à travers un corpus de films qui se répondent et nous interpellent, comme le reflet saisissant de la Chine contemporaine.

- "Rétro-pédalage" : la petite reine au cœur du court
Premières bobines…
Sortie de l’usine, face aux frères Lumière, s’extirpant d’une foule de piétons, ils sont déjà là : les cyclistes !
Et avec eux, bien évidemment, l’indispensable ustensile : le vélo, "cet engin merveilleux qui vous emmène sans bruit, plus vite que vous même, jusqu’au bout de la route". Restons dans la roue de Paul Fournel : "Le vélo est une langue. Une langue où tout se mêle dans l’essoufflement, une langue de cris, une langue d’alerte et de joie qui se perd dans le silence de la montagne et se retrouve au coin du bois. Une langue du soir, paisible, qui raconte et reraconte le souvenir des grands et des petits exploits".
Et cette langue n’a pas manqué d’inspirer les cinéastes depuis les origines… La preuve en images avec cette rétrospective thématique autour du cyclisme où forçats de la route, amoureux de la petite reine et pédaleurs du quotidien se partagent les premiers rôles sur l’asphalte.

30e Marché du Film Court
31 janvier > 6 février 2015
Parallèlement au Festival, Clermont-Ferrand accueille aussi un Marché du Film Court, lieu d’échange privilégié des représentants de tous les secteurs du court métrage mondial, unique en son genre. En 2014, il a reçu 37 pays exposants, 138 sociétés exposantes, 158 acheteurs TV et diffuseurs, 534 producteurs et 489 représentants de festivals français et internationaux.
En 2015, Hong Kong sera pour la première fois représenté sur ce Marché.
Parmi le grand nombre de rencontres professionnelles qui se tiendront tout au long de la semaine, citons la 7e édition d’Euro Connection, forum initié par Clermont-Ferrand, devenu en quelques années le rendez-vous incontournable de la coproduction pour le court métrage en Europe. Il est ouvert aux producteurs, diffuseurs, responsables de fonds et distributeurs européens.

L'Atelier, une école éphémère de cinéma
(2 - 6 février 2015)
Depuis 2003, en partenariat avec le festival, l’école d’architecture de Clermont-Ferrand accueille une école éphémère du cinéma : L’Atelier, regroupement d’écoles, de studios de création, de structures qui forment aux métiers de l’image. La semaine du festival, ces différentes institutions mettent en commun leurs savoir-faire en organisant différents ateliers ouverts aux festivaliers, aux scolaires et au grand public. Regarder, écouter, poser des questions, pratiquer telles sont les possibilités qu’offre l’Atelier pendant cinq jours.

D'autres programmes, encore :
Carte blanche à Envie de Tempête
Films choisis par le producteur lauréat du Prix Procirep 2014, Frédéric Dubreuil.

NFA
Deux programmes de la Netherlands Film Academy (Pays-Bas), orientée vers les films artistiques, les productions destinées à la télévision et nouveaux médias de pointe.

Palestine
Il y a quelque part un pays avec des femmes et des hommes qui voudraient vivre normalement. Certains pensent que ce pays n’existe pas. Cinq films qui parlent de la Palestine.

Regards d'Afrique
Courts métrages africains francophones.

Court d’histoire
La libération de Paris avec un film emblématique de la résistance.

Films en région
Courts métrages tournés et aidés en régions.

Décibels
Découvertes de créations musicales éclectiques et surprenantes.

Scolaires
Des études de scénarios, un programme de courts et des rencontres avec les réalisateurs.

Jeunes publics
Plusieurs programmes spéciaux pour les enfants.

Bref historique
Né en 1979 au sein d'un ciné-club étudiant, le Festival de Clermont-Ferrand est devenu au fil des ans la plus grosse manifestation mondiale consacrée au film court.
Avec plus de 3000 professionnels accrédités, dont un tiers venus de l'étranger, et un public toujours plus nombreux dans les salles, il est aujourd'hui, en termes de fréquentation, le deuxième festival de cinéma français après Cannes.
On ne compte plus les réalisateurs et comédiens, mais aussi producteurs et techniciens, de tous pays, à avoir vu leur carrière démarrer dans la capitale auvergnate, des années avant de passer au long métrage (ou de continuer à réaliser des courts !).

Festival international du Court Métrage de Clermont-Ferrand
Tél : +33 (0)4 73 91 65 73
www.clermont-filmfest.com
FB : https://www.facebook.com/Clermontferrandshortfilmfestival
Twitter : @Clermont_Court
CONTACTER LE SERVICE DE PRESSE
 

CLERMONT_2015


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Itinérances, 31e Festival Cinéma d'Alès (22 mars > 1er avril 2013)

31e Festival Cinéma d’Alès - Itinérances
22 mars - 1er avril 2013
En présence, entre autres, de Walter Salles, György Pálfi, Alain Goraguer, Zahia Ziouani,
Marc-Henri Wajnberg, Sylvain Chomet, Nicolas Philibert, Emile Breton

TELECHARGER LE PROGRAMME COMPLET (PDF)

Après une 30e édition qui a totalisé plus de 46 000 entrées, le 31e Festival Cinéma d’Alès — Itinérances se déroulera du 22 mars au 1er avril 2013 avec des hommages et cartes blanches, des avant-premières, une compétition de courts métrages francophones, une programmation pour le jeune public, des rencontres, des ciné-concerts, des concerts, des nuits du cinéma…

Plus de 200 films dans 6 salles et en décentralisation.

Avant-programme
Une sélection internationale d’avant-premières, d’inédits et de rééditions.

HOMMAGES
en leur présence :

Walter Salles
(Central do Brasil, Une famille brésilienne, Sur la route…)
[en collaboration avec le cinéma L’Alhambra, Marseille]

Marc-Henri Wajnberg
avec l’avant-première de Kinshasa Kids

György Pálfi
avec l’avant-première de Final Cut - Mesdames et messieurs

Carte blanche au critique Emile Breton avec des films de Boris Barnet, André de Toth, Michel Gondry et Jean Renoir.

Focus sur le cinéma norvégien.

RETROSPECTIVE THEMATIQUE
En avant la musique !

avec 
• des films de Federico Fellini, Claude Miller, Clint Eastwood, Bertrand Tavernier, Mark Herman, John Cassavetes, Jonathan Demme, Georges Méliès, Aki Kaurismäki, Milos Forman, Fatih Akin…
• un concert exceptionnel de musiques de films par l’Orchestre Symphonique Divertimento, dirigé par Zahia Ziouani, avec des compositions de Georges Delerue, Elmer Bernstein, Henri Mancini, Vladimir Cosma, Bernard Herrmann, John Williams…
> Dimanche 31 mars, 16h
[En collaboration avec Le Cratère, Scène Nationale d’Alès.]

• une séance hommage au compositeur Alain Goraguer, en sa présence, autour de La planète sauvage, de René Laloux.
Lire le portrait d’Alain Goraguer par Sophian Fanen (Libération - 29 mars 2013)

• des rencontres 
Sylvain Chomet, réalisateur et compositeur…

• des ciné-concerts.

Pour fêter Pâques : une NUIT ZOMBIES
samedi 30 mars, de 22h à l’aube, avec l’avant-première de Cockneys vs Zombies, de Matthias Hoene, Zombie, de George A. Romero…
Nuit précédée de la création d’un ciné-concert sur White Zombie, de Victor Halperin (1932).

COURTS METRAGES
Compétition de courts métrages francophones.
Et, en collaboration avec l’Agence du Court Métrage : lancement d’Une mémoire en courts autour de Pierre Etaix,
et du programme Crossing Borders / A la frontière #4

Arte Premières
En avant-première, un rendez-vous dédié à la découverte de film écoproduits par la chaîne.

LA MEDITERRANEE DANS UN FAUTEUIL
Programmation autour des cultures de la Méditerranée.

SEANCE HANDICAPS SENSORIELS
Séances adaptées aux sourds, malentendants, aveugles et malvoyants/

Programmation et actions JEUNE PUBLIC
Programme à destination des enseignants disponible sur www.itinerances.org

Festival Cinéma d’Alès - Itinérances
Mas Bringer 30100 Alès
TEL : 04 66 30 24 26
festival@itinerances.org
www.itinerances.org

contacter le service de presse


Itinerances_Affiche_2013
Cliquez ici pour agrandir et télécharger l’affiche, signée Julie Jourdan


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Le réalisateur Walter Salles lors du 31e Festival Cinéma d’Alès - Itinérances
© Patrice Terraz - Itinérances


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György Pálfi, réalisateur de Final Cut - Mesdames et messieurs, lors du 31e Festival Cinéma d'Alès - Itinérances
© Etienne Pons - Itinérances



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György Pálfi, réalisateur de Final Cut - Mesdames et messieurs, lors du 31e Festival Cinéma d’Alès - Itinérances
© Patrice Terraz - Itinérances




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Martin Le Gall, réalisateur de Pop Redemption, lors du 31e Festival Cinéma d’Alès - Itinérances
© Patrice Terraz - Itinérances
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Master Class Walter Salles - lundi 25 mars 2013 - 31e Festival Cinéma d’Alès - Itinérances
De gauche à droite : Gérard Camy et Walter Salles
© Maïlis Donnet - Itinérances


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Master Class Walter Salles - lundi 25 mars 2013 - 31e Festival Cinéma d’Alès - Itinérances
De gauche à droite : Gérard Camy et Walter Salles
© Maïlis Donnet - Itinérances



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Le compositeur et arrangeur Alain Goraguer, lors du 31e Festival Cinéma d’Alès - Itinérances
© Etienne Pons - Itinérances

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Le Festival du Film de Lama, 20e (27 juillet > 2 août 2013)

Yolande Moreau, Rebecca Zlotowski, Sólveig Anspach, Sandrine Veysset,
François-Xavier Demaison, Sébastien Betbeder, Thierry de Peretti
parmi les invités du 20e Festival du Film de Lama.

27 juillet - 2 août 2013, Haute-Corse

Le 20e Festival du Film de Lama se déroulera du 27 juillet au 2 août 2013, en Haute-Corse.
Plus de 60 films, courts ou longs, documentaires et fiction, seront projetés sur les 4 sites du festival, dont 3 en plein air.
Tous les longs métrages sont programmés en avant-première de leur sortie en salles.
Lama est un village médiéval de Balagne, à mi-distance de Calvi et Bastia, accroché à la montagne et dominant la vallée de l'Ostriconi jusqu'à la mer.

En ouverture du festival, le 27 juillet, la comédienne Yolande Moreau sera là pour présenter son 2e long métrage derrière la caméra, Henri, après le succès de sa projection au dernier Festival de Cannes.
Deux autres réalisatrices la rejoindront à Lama : Rebecca Zlotowski et Sólveig Anspach.
Rebecca Zlotowski viendra présenter Grand Central, interprété par Léa Seydoux, Tahar Rahim et Olivier Gourmet, et remarqué à Cannes dans la section Un certain regard.
Sólveig Anspach accompagnera plusieurs de ses films, notamment documentaires, lors d'une journée qui lui sera consacrée, parmi lesquels, en avant-première, son tout nouveau long métrage, Lulu, femme nue, dont le rôle principal est tenu par Karin Viard.
François-Xavier Demaison, qui était venu l'an dernier présenter Comme des frères en avant-première, et qui a succombé aux charmes du village et de ses habitants, sera également au côté des organisateurs cette année, en tant que parrain de cette 20e édition.
Comédien, metteur en scène, Thierry de Peretti est lui aussi passé à la réalisation : il accompagnera son premier long métrage : Les Apaches, très remarqué à la Quinzaine des Réalisateurs (Cannes 2013).
Comme Les Apaches, le court métrage Suis-je le gardien de mon frère ? a été tourné en Corse : il sera projeté en présence de son réalisateur, Frédéric Farrucci.
De nombreux comédiens corses de ces deux films seront également présents.
Christian Philibert reviendra à Lama, 15 ans après y avoir présenté Les 4 saisons d'Espigoule, avec Afrik'aïoli, une comédie épicée, entre Provence et Sénégal.
Les jours heureux est le nouveau documentaire de Gilles Perret (Ma mondialisation, De mémoires d'ouvriers…), qui sera à Lama pour faire découvrir un film dans lequel Raymond Aubrac, Stéphane Hessel et de nombreux autres témoins racontent l'utopie du Conseil National de la Résistance.
Pascal Plisson accompagnera son film Sur le chemin de l'école, qui suit l’extraordinaire destinée de cinq enfants sur divers continents, pour qui l’accès à l’éducation ne va pas de soi.
En clôture du festival, Sébastien Betbeder présentera 2 automnes 3 hivers, comédie douce-amère révélée à Cannes par l'ACID, avec Vincent Macaigne, la star montante du cinéma français.

Parmi les avant-premières prévues, citons encore Un château en Italie, de Valéria Bruni Tedeschi, film très personnel qu'elle interprète au côté de Louis Garrel, Alabama Monroe, film belge de Felix van Groeningen, réalisateur de La merditude des choses, et qui invente ici la country belge,  Ilo Ilo, de Anthony Chen (Singapour), qui a reçu la Caméra d'Or du meilleur premier film du Festival de Cannes en mai dernier, Wajma, fiction franco-afghane délicate de Barmak Akram, une fenêtre rare sur Kaboul.

Le jury de la traditionnelle compétition de courts métrages réunira Laurent Mannoni, directeur scientifique du patrimoine de la Cinémathèque française, le comédien François-Xavier Demaison, et Claudine Cornillat.

Il y a à Lama trois sites de projection en plein air, qui attendent la nuit pour s’éveiller :
- le très grand écran de “La Piscine”, au bout du village, dans les parfums du maquis, où comédiens et réalisateurs viennent présenter des avant-premières et qui a compté jusqu’à 900 spectateurs lors de mémorables séances ;
- “L’Ombria”, plus intime, sur une place d'où l'on aperçoit la mer, avec une programmation internationale de films indépendants ;
- “Le Mercatu”, entièrement dédié aux enfants, qui, chaque soir, s’installent sur les larges marches de pierre enchâssées au cœur du village, encore chaudes et dont on croirait qu’elles ont été imaginées pour ce jeune public, qui aura également droit à ses projections en primeur, avec, entre autres, Lettre à Momo, film d'animation japonais de Hiroyuki Okiura, Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill, de Marc Boreal et Thibaut Chatel, avec les voix de Marc Lavoine et Julie Depardieu, Torben et Sylvia, film d'animation suédo-danois de Anders Morgenthaler, La sorcière dans les airs, trois courts métrages animés par les créateurs du Gruffalo

Dans la journée, c’est la “Casa di Lama” qui prend le relais, où est proposée une riche sélection de documentaires récents. Parmi beaucoup d'autres films, on y découvrira Pierre Clémenti, l'absolue liberté, de Laurence Leduc, Au chevet du vieux monde, de Yohan Laffort, Théodore 1er, roi des Corses, d'Anne de Giafferri, L'Ile des morts, de François Farellacci.

Les festivaliers font leur cinéma
> Pour la troisième année, le Kinobus s’installera dans les ruelles de Lama. Véritable point de rencontres et de création mobile, cet atelier ouvert à tous invitera villageois et estivants à produire un film en 3 jours, devenant pour quelques heures comédien, réalisateur ou technicien…
Tous les films ainsi réalisés seront projetés en public, à la fin du festival.
Le mouvement Kinobus est né en 1999 à Montréal.

> La réalisatrice Sandrine Veysset (Y aura-t-il de la neige à Noël?), sera au rendez-vous pour la 6e année consécutive,  pour animer un atelier de création cinématographique à destination des enfants.
Sous sa direction, ils seront les comédiens d’un court métrage projeté le soir de clôture du festival.

> Outre le Kinobus et l’atelier de réalisation pour les enfants, on trouvera aussi au programme d’un festival apprécié pour sa convivialité
- un atelier d’écriture dirigé par deux scénaristes professionnels, Aurore Dumas et Ludovic Pion-Dumas,
- un atelier d’improvisation théâtrale dirigé par Yann Berriet (compagnie Crache-Texte),
- diverses animations pour les enfants, jeux, contes…
- un colloque réunissant des spécialistes venus de diverses régions. Intitulé "De l'oralité au numérique", il se tiendra le 29 juillet, ouvert à tous.
Sans oublier les désormais traditionnelles discussions entre le public et les réalisateurs, qui se tiennent en fin de matinée, le lendemain des projections, à l’ombre généreuse du grand platane, avec l'apéritif offert par l'équipe du festival…

Festival du Film de Lama
Directeur : Tony Ceccaldi
Coordinatrice : Mélanie Guaïtella
Président d’honneur et fondateur : Mathieu Carta

Maison de la Culture et du Tourisme
20218 Lama
Tél:  04 95 48 21 60
info@festilama.org
www.festilama.org

LAMA_2013_AFFICHE

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ACID - Cannes 2015

Les cinéastes réunis au sein de l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) présenteront 9 films à Cannes du 14 au 23 mai 2015 : 5 premiers et 3 seconds longs métrages, 6 films de fiction pour 3 documentaires, et 7 films sur 9 encore sans distributeur…
Au cœur de la distribution indépendante tout au long de l'année et dans plus de 300 salles partenaires en France, l'ACID a sa propre programmation à Cannes depuis 1993. La grande majorité des films proposés par l'ACID le sont en première mondiale ou internationale. Pour ceux qui ont déjà été l'objet de quelques projections publiques, cette exposition et le soutien des cinéastes de l'association sont une opportunité de rencontrer un public en grande partie composé d'exploitants de salles et une chance nouvelle de s'ouvrir la voie d'une distribution commerciale.

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L’ACID À CANNES
La Malmaison
47, La Croisette - 06400 Cannes
Tél : + 33 (0)1 44 89 99 74
www.lacid.org

CONTACTER LE SERVICE DE PRESSE

Haute tension
Cannes 2015. Voici venu le temps de vous présenter les neuf coups de cœur des quatorze cinéastes qui ont cette année participé à l'élaboration de la programmation.
Le choix fut rude parmi toutes ces signatures filmiques habitées du désir d’entrer en résonance avec le spectateur, indispensable partenaire du dialogue sur le monde que le cinéma propose.
Qu'il soit observé ou rêvé, déploré ou préfiguré, c’est bien de l’état du monde dont il est toujours question. Interrogé avec la crudité du scalpel, la puissance de l’imagination, et toujours avec générosité puisqu’il s’agit chaque fois de mettre sur la place publique des questionnements intimes.
Si la force maïeutique du cinéma se déploie selon des registres divers, fiction, documentaire ou dans le tremblement de ces marges, c’est aussi à l’état de ces lieux du cinéma que préside une programmation.
Celle de l’Acid, en cette année 2015, se décline en fable politique, en équation poétique et scientifique, en la dérive acharnée d’une femme d’un autre genre, en explorations familiales inattendues, et, comme le vaste monde toque toujours à la porte, nous aurons des nouvelles de la campagne portugaise dépeuplée et vivante et de celle, égyptienne, si loin si près de sa révolution.
Que le pouvoir projectif et réflexif, sensible et combatif du cinéma sache vous ravir pendant ces journées et ces soirées de haute tension auxquelles nous sommes fiers de vous convier. 
• Les cinéastes de l'ACID

Cosmodrama
de Philippe Fernandez
France - 2015 - Fiction - 115'
Second long métrage - première française
Production : Atopic
Interprétation : Jackie Berroyer, Bernard Blancan, Emilia Derou-Bernal, Ortes Holz, Serge Lariviere, Sascha Ley, Emmanuel Moynot, Stefanie Schuler…
•Synopsis : Un vaisseau spatial lancé dans l’Univers. Des scientifiques plutôt perdus tentent de comprendre où ils sont.

Crache cœur
de Julia Kowalski
France / Pologne - 2015 - Fiction - 80'
Premier long métrage - première mondiale
Production : Les Films de Françoise (France), Donten&Lacroix Films (Pologne)
Interprétation : Liv Henneguier, Yoann Zimmer, Andrzej Chyra, Artur Steranko
•Synopsis : Rose, jeune fille au désir trouble, s'immisce dans la vie d'un ouvrier polonais qui recherche son fils.

De l'ombre il y a
de Nathan Nicholovitch
France - 2015 - Fiction - 105'
Second long métrage - première mondiale
Production : D'UN FILM L'AUTRE
Interprétation : David d'Ingéo, Panna Nat, Viri Seng Samnang, Ucoc Lai, Clo Mercier
•Synopsis : En rencontrant une enfant prostituée à Phnom Penh, un travesti s'éveille au sentiment de paternité.

Gaz de France
de Benoit Forgeard
France - 2015 - Fiction - 86'
Premier long métrage - première mondiale
Production : Ecce Films
Distribution : Shellac
Interprétation : Olivier Rabourdin, Philippe Katerine, Antoine Gouy, Alka Balbir, Philippe Laudenbach, Darius, Anne Steffens, Jean-Luc Vincent, Benoit Forgeard
•Synopsis : Dans la France de 2020, une réunion secrète se tient à l’Elysée pour remonter la cote du président Bird.

Je suis le peuple
d'Anna Roussillon
France - 2014 - Documentaire - 111'
Premier long métrage
Production : Narratio Films, Hautlesmains Productions
•Synopsis : Loin de la place Tahrir, Farraj, paysan égyptien, suit et analyse la révolution et les événements politiques qui secouent son pays.

Pauline s'arrache
d'Emilie Brisavoine
France - 2015 - documentaire - 88'
Premier long métrage - première mondiale
Production : bathysphere productions
•Synopsis : Un conte de fées ? Oui, sauf que le roi porte des talons, la reine rattrape le temps perdu et les héritiers se rebellent…

The Grief of Others
de Patrick Wang
Etats-Unis - 2015 - Fiction - 103'
Second long métrage - première internationale
Production : Vanishing Angle
Interprétation : Wendy Moniz, Trevor St. John, Oona Laurence, Jeremy Shinder, Sonya Harum, Mike Faist, Rachel Dratch, Chris Conroy
•Synopsis : Une famille endeuillée trouve dans l'arrivée d'une jeune femme un soulagement inattendu.

La Vanité
de Lionel Baier
Suisse / France - Fiction - 2015 - 75'
Première mondiale
Production : Bande à Part Films (Suisse)
Co-production : Les Films du Poisson (France)
Distribution : Happiness Distribution
Interprétation : Patrick Lapp, Carmen Maura, Ivan Georgiev
•Synopsis : Un homme malade fait appel à une association d’aide au suicide et découvre lors de sa dernière nuit que quitter ce monde n’est pas une simple affaire.

VOLTA À TERRA [(Be)Longing]
de João Pedro Plácido
Portugal / France / Suisse - 2015 - Documentaire - 78'
Premier long métrage - première française
Production : O Som e a Fúria (Portugal)
Co-production : Close Up Films (Suisse), Les films de l'air (France)
Interprétation : Daniel Xavier Pereira, António Guimarães, Daniela Barroso et toute la population de Uz
•Synopsis : Dans un hameau du Portugal, rythmé par la vie des champs, le jeune berger Daniel rêve du grand amour…

ACID_2015_POSTER_HAUGOMAT

 

 

 

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COSMODRAMA_ACID
COSMODRAMA

 

 

 

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CRACHE_COEUR_ACID
CRACHE CŒUR

 

 

 

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DE_L_OMBRE_IL_Y_A_ACID
DE L'OMBRE IL Y A

 

 

 

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GAZ DE FRANCE

 

 

 

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JE SUIS LE PEUPLE

 

 

 

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PAULINE S'ARRACHE

 

 

 

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THE GRIEF OF OTHERS

 

 

 

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LA VANITE

 

 

 

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VOLTA A TERRA

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Clermont-Ferrand #35 Festival International du Court Métrage 1>9 février 2013

Le 35e Festival international du Court Métrage se déroulera à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme, France), du 1er au 9 février 2013.
Ouvert à tous, ce festival a accueilli ces dernières années près de 150 000 spectateurs et plus de 3 000 professionnels venus du monde entier.

COMMUNIQUE PALMARES 2013

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L’Inde, pays invité
Outre les trois compétitions (internationale, Labo et française), toujours très attendues, on découvrira cette année à Clermont, une vaste rétrospective du cinéma indien de ces 15 dernières années, en version courte bien entendu.

Un autre panorama, “Particules imaginaires”, entraînera les spectateurs aux confins de la science et du cinéma…

Parallèlement au Festival, Clermont-Ferrand accueille aussi un Marché du Film Court, lieu d’échange privilégié des représentants de tous les secteurs du court métrage mondial, unique en son genre, qui réunira plus de 30 pays exposants, environ 200 organismes, 400 producteurs et 500 représentants de festivals français et internationaux. Le 28e Marché du Film Court se déroulera du 2 au 8 février 2013.

A noter aussi que l’Agence du Court Métrage, dont la création avait été annoncée en 1983 à Clermont-Ferrand, viendra fêter ses 30 ans dans son festival natal, qui lui offre une carte blanche.

Un document de présentation de ce 35e Festival peut être téléchargé à cette adresse.

L’affiche, signée Theodore Ushev, peut être téléchargée ici.

Namaste Hindi – Bonjour l’Inde
En mai 1913, Dhundiraj Govind Phalke, considéré comme le père du cinéma indien, projetait à Bombay le premier long métrage muet, avec cartons en hindi et anglais, intitulé Raja Harischandra. 100 ans plus tard, l’Inde, ce pays-continent à la culture variée et pluri-millénaire, est mis à l’honneur au travers d’une rétrospective comprenant 6 programmes, ainsi qu’un hommage au cinéaste Umesh Kulkarni qui sera membre du jury international.
Loin du clinquant, des trémolos et des entrechats bollywoodiens, ce panorama proposera la diversité tant historique que culturelle de la production titanesque de ces quinze dernières années, sans égal dans la cinématographie mondiale.

Particules imaginaires
« Temps, espace, mouvement, équation scientifique ou équation cinématographique ? Boson de Higgs ou particule de Dieu ?
Infiniment petit ou infiniment grand ? Que de questions sur la création !
Place à la récréation, aux trouvailles et à l’imagination. »
[in Le chant des particules de Benoît Bourreau (France – 2010) ]
Ce panorama thématique vous invite à venir découvrir des trouvailles entre science et court métrage, dont Galilée, contre vents et marées, avait eu la pré-science en affirmant : Et pourtant ça tourne !
« Le cinéma n’est ni un art ni une technique, mais un mystère. »
Jean-Luc Godard
Au départ, des chevaux au galop… Ceux du peintre Géricault. Puis ceux de la photographie exercée comme un pari. Celui de Muybridge et Marey, relevé pour percer le mystère du mouvement. A l’arrivée, un train en gare de La Ciotat ! Entre les deux ? Des avancées. Scientifiques et cinématographiques. Au cœur d’un mystère et d’une foule d’atomes ! Multipliées par vingt-quatre images par seconde, multipliée par 3,14 et quelques poussières d’étoiles pour des films sans stars mais avec des idées.
Des idées sur tout : le temps, l’espace ou le mouvement, celui de la vie et de ses mystères.
Parce qu’un mystère, ça s’éclaircit ! Et c’est cela que certains films tentent de figurer pour nous. Le projecteur est là pour ça : dans le trou noir, sur l’écran blanc, tous les acteurs deviennent des chats de Ratzinger, vivants et morts dans le même temps.
Le cinéma, se confronte au mystère divin ?
Car un mystère, ça s’élucide ! Qu’on se le dise : c’est l’objectif, le but suprême du regard qui consiste à toucher le réel. Mais c’est aussi de la magie : la vie après la mort c’est à l’écran qu’on y accède en première classe pour le prix d’un ticket de fête foraine. Train fantôme traversant les contrées du réel. La caméra ? Les projecteurs ? Des instruments, pour mesurer et comparer, observer et expérimenter. Tout devient alors création. Big bang théorie du montage ou big boom éthique du test scientifique ? « C’est mathématique ! » déclare Eisenstein. « Tout est relatif… », lui répond Einstein.
Alors quoi ? L’équation est scientifique ou bien cinématographique ? Il n’est pas question de trancher !
Car un mystère ça se cultive ! « Le court de science » vous effraie ? Rassurez-vous : nous n’en avons gardé qu’une particule d’imaginaire. Celle des Electronic performers que tous nous sommes au quotidien.
Du mystère, ce panorama thématique vous invite à lever un pan.
Car un mystère ça se dévoile, on en a peur mais on le veut. Entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. E=MC2 ou E=MK2 ? C’est affaire de distribution. Que la vedette revienne au Boson ou à la particule de Dieu, on vous promet bien des questions ! Des questions sur la création.
En trois programmes, il s’agit de faire la lumière, d’être au courant comme Edison, ou, comme Tesla, de vous offrir des alternatives pour apprendre et pour voir ce qui sert de matière première aux imaginations fertiles comme aux recherches rigoureuses : l’espace, le monde, le réel.

Bref historique
Le Festival International du Court Métrage est né en 1979 au sein d’un ciné-club étudiant de Clermont-Ferrand, et, dans une équipe qui s’est bien sûr étoffée au fil des ans, ses créateurs président toujours aux destinées de ce qui est devenu la plus grosse manifestation mondiale consacrée au film court. Avec plus de 3000 professionnels accrédités et autour de 150 000 entrées, Clermont-Ferrand est, en termes de fréquentation, le deuxième festival de cinéma français après Cannes.
Très nombreux sont les réalisateurs et comédiens, mais aussi producteurs et techniciens, français et étrangers, à avoir vu leur carrière démarrer dans la capitale auvergnate, des années avant de passer au long métrage (ou de continuer à réaliser des courts!).
L’association Sauve Qui Peut le Court Métrage organise le Festival et le Marché du Court Métrage de Clermont-Ferrand. C’est la partie la plus visible et la plus visible de son action.
Mais elle intervient aussi, tout au long de l’année, dans de nombreux domaines concernant le cinéma et l’audiovisuel, et à ce titre, elle a obtenu, en 2000, le titre de Pôle d’Education à l’Image, au Cinéma, à l’Audiovisuel et au Multimédia.
Enfin, les actions de la Commission du Film d’Auvergne viennent conforter les activités de l’association en accueillant les tournages en Auvergne.

P O U R   T O U T   R E N S E I G N E M E N T

Festival du Court Métrage
La Jetée
6, place Michel-de-L’Hospital
63058 Clermont-Ferrand Cedex 1
France

Tél : +33 (0)4 73 91 65 73
Fax : + 33 (0)4 73 92 11 93
info@clermont-filmfest.com
www.clermont-filmfest.com

Contacter le service de presse

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Cliquez ici pour agrandir et télécharger l’affiche
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Festival Cinéma d'Alès-Itinérances, 33e édition du 20 au 29 mars 2015

Le 33e Festival Cinéma d'Alès-Itinérances se déroulera du 20 au 29 mars 2015.

Plus de 200 films seront projetés cette année, pour beaucoup en avant-première, et en présence de nombreux invités, dont Macha Méril, Benoît Jacquot, Mélanie Doutey, Pierre Jolivet, Audrey Lamy, Sonia Rolland, Philippe Condroyer…


Itinérances est une manifestation dont le succès public est grandissant : 47000 entrées en 2014.
TELECHARGER LE PROGRAMME COMPLET


- Sélection internationale de longs métrages inédits et en avant-première.

AVANT-PREMIERES :
L'astragale (Brigitte Sy - France)
Brooklyn (Pascal Tessaud - France)
Catch Me Daddy (Daniel Wolfe - Grande-Bretagne)
Cerise (Jérôme Enrico - France)
Chronique d'un homicide (Mauro Bolognini - Italie)
Edgar Morin, chronique d'un regard (Céline Gailleurd et Olivier Bohler - France)
Goodnight Mommy (Veronika Franz et Severin Fiala - Autriche)
Histoire de Judas (Rabah Ameur-Zaïmeche - France)
Infinitely polar Bear (Maya Forbes - Etats-Unis)
Jamais de la vie (Pierre Jolivet - France)
Jauja (Lisandro Alonso - Argentine)
Je suis Femen (Alain Margot - Suisse - documentaire)
Journal d'une femme de chambre (Benoît Jacquot - France/Belgique)
Le labyrinthe du silence (Giulio Ricciarelli - Allemagne)
Ladygrey (Alain Choquart - France/Belgique/Afrique du Sud)
La isla minima (Alberto Rodriguez - Espagne)
Las Vegas Meditation (Florent Tillon - France - documentaire)
Leopardi - Il giovane favoloso (Mario Martone - Italie)
Manos Sucias (Josef Kubota Wladyka - Etats-Unis/Colombie)
Melody (Bernard Bellefroid - Belgique/Luxembourg/France)
Mezzanote, les nuits de Davide (Sebastiano Riso - Italie)
Les nuits blanches du facteur (Andreï Konchalovski - Russie)
Paris of the North (Hafsteinn Gunnar Sigurdsson - Islande/Danemark/France)
Petites casseroles (collectif - Suède/Irlande/France/Russie/Allemagne - animation)
Pulp : a Film About Life, Death & Supermarket (Florian Habicht - Grande-Bretagne - documentaire)
Sillons sillages - Gérard Pierron, mélodiste (Paul Champart - France - documentaire)
Test (Alexander Kott - Russie)
The Dark Valley (Andreas Prochaska - Autriche/Allemagne)
The King of Pigs (Sang-ho Yeon - Corée du Sud - animation)
The Lesson (Kristina Grozeva et Peter Valchanov - Bulgarie/Grèce)
The Look of Silence (Joshua Oppenheimer - Danemark/Indonésie/Norvège/Finlande/Grande-Bretagne)
Un amour absolu (Stéphanie Pillonca-Kervern - France)
Une belle fin (Uberto Pasolini - Grande-Bretagne/Italie)
Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence (Roy Andersson - Suède/Allemagne/Norvège/France)
Voyage en Chine (Zoltán Mayer - France)
Zaneta (Petr Vaclav - France/République tchèque)

INEDITS :
10949 femmes (Nassima Guessoum - Algérie/France - documentaire)
Ce qu'il reste de la folie (Joris Lachaise - France - documentaire)
Come To My Voice (Huseyin Karabey - Turquie/France/Allemagne)
Cub (Jonas Govaerts - Belgique)
La mort du dieu serpent (Damien Froidevaux - France - documentaire)
La vierge et la cité (Amalia Escriva - France)
La voix de la toundra (Jean Ehret - Belgique - documentaire)
L'expédition vers la fin du monde (Daniel Dencik - Danemark - documentaire)
Les balles du 14 juillet 1953 (David Kupferstein - France - documentaire)
Les fleurs de l'ombre (Olivier Magis - Belgique - documentaire)
Les Goonies (Richard Donner - Etats-Unis)
Les gracieuses (Fatima Sissani - France - documentaire)
Les villages contre l'oubli (André Dartevelle - Belgique - documentaire)
Lost Soul - The Doomed Journey of Richard Stanley's Island of Dr Moreau (David Gregory - Etats-Unis - documentaire)
Ma Bister (Lydia Chagoll - Belgique - documentaire)
No Land's Song (Ayat Najafi - Allemagne/France - documentaire)
Our Terrible Country (Mohammad Ali Atassi et Ziad Homsi - Liban/Syrie - documentaire
Patience, patience… t'iras au paradis (Hadja Lahbib - Belgique - documentaire)
Post Partum (Delphine Noëls - Belgique/Luxembourg/France)
Québékoisie (Mélanie Carrier et Olivier Higgins - Canada - documentaire)
Rassine monmon, papa… (Michael Gence - Kollectif Nawak - France - documentaire)
Waiting for August (Teodora Ana Mihai - Roumanie/Belgique - documentaire)

REEDITIONS :
L'aventure c'est l'aventure (Claude Lelouch - France - 1972)
La coupe à 10 francs (Philippe Condroyer - France - 1974)
Le baron de Crac (Karel Zeman - Tchécoslovaquie - 1961)
Le grand embouteillage (Luigi Comencini - Italie/France)
L'homme qui venait d'ailleurs (Nicolas Roeg - Grande-Bretagne/Etats-Unis - 1976)
Pour une poignée de dollars (Sergio Leone - Italie/Espagne/RFA - 1964)
The Big Lebowski (Joel et Ethan Coen - Etats-Unis - 1998)

- Hommage croisé à Robert Enrico et François de Roubaix
Projections, rencontre, concert…
[voir infra]


- Hommage à Benoît Dervaux

Cadreur, chef opérateur et cinéaste documentariste belge


- Focus sur Dérives, atelier belge de production documentaire fondé par les frères Dardenne
 [voir infra]


- Hommage à Lucien Clergue, photographe et cinéaste
Films et expositions photo en collaboration avec les musées d’Alès [voir infra]



- Coup de Chapeau au cinéma d’animation d’Estonie 
[voir infra]


- Rétrospective thématique « L’Aventure, c’est l’Aventure ! »,
avec des films de Michelangelo Antonioni, Werner Herzog, Wes Anderson, Franck Capra, Alfred Hitchcock, David Lean, Claude Lelouch, Akira Kurosawa, Karel Zeman, Robert Enrico…


- Les 30 ans de Sans toit ni loi d’Agnès Varda, en collaboration avec l’Institut Jean Vigo et Languedoc-Roussillon Cinéma. 


- Le Patrimoine dans tous ses états : des films et «Peplum Cineremix» par RadioMentale, pour fêter les 30 ans d’inscription du Pont du Gard au patrimoine mondial de l’Unesco (Samedi 28 février). 


- ARTE Premières avec ARTE Actions Culturelles.


- «Short Film Pool»: une sélection de courts métrages européens de Short Circuit, réseau européen d’agences du court métrage. 


- «Europa Film Treasures» volet 2 avec Lobster Films, une sélection de pépites des cinémathèques européennes.


- Cinémix par RadioMentale : Chantage (Blackmail) d’Alfred Hitchcock.
 

Mais aussi, comme chaque année : la compétition de courts métrages francophones, une programmation et des actions jeune public, "La Méditerranée dans un fauteuil", les séances handicaps sensoriels, des séances pour toute la famille, des nuits du cinéma, des rencontres…

Festival Cinéma d'Alès — Itinérances
www.itinerances.org
festival@itinerances.org
04 66 30 24 26
Délégué général :
Antoine Leclerc

Hommage croisé à Robert Enrico et François de Roubaix
En présence de Patricia de Roubaix, Benjamin de Roubaix et Jérôme Enrico.
"Avec François de Roubaix, on était comme deux frères qui, régulièrement, se retrouvaient autour d’un film." Robert Enrico

Le réalisateur Robert Enrico et le musicien François de Roubaix se rencontrent à l’orée de leurs carrières respectives. «Je travaillais alors comme monteur et assistant réalisateur sur des courts métrages dont le producteur exécutif était Paul de Roubaix. François s'intéressait beaucoup à ces tournages et se trouvait toujours là pour suivre la fabrication et l'évolution de ces petits films. (…) Par la suite, son père m’a proposé la réalisation d’un premier film…» raconte Robert Enrico.
C’est le début d’une collaboration exemplaire au cours de laquelle, pour accompagner l’univers du cinéaste, François de Roubaix explore de multiples voies musicales, revisitant les patrimoines les plus divers et les sonorités les plus exotiques. L’accident de plongée qui coûta la vie au musicien interrompit brutalement cette belle entente, juste après Le Vieux Fusil, distingué notamment par les César du meilleur réalisateur et de la meilleure musique.
Cette programmation propose l’essentiel de leur filmographie commune, enrichie de deux documentaires sur l’influence du musicien, d’une rencontre professionnelle et d’un concert.

Rencontre musique et cinéma : la complicité Enrico/De Roubaix
Animée par Benoît Basirico, journaliste spécialiste de la musique de film, cette rencontre réunira Jérôme Enrico, fils de Robert (dont il fut un collaborateur) et désormais réalisateur (Paulette, Cerise), Patricia et Benjamin, les enfants de François de Roubaix, mais aussi Jean-Yves Leloup de RadioMentale qui pourra témoigner de la modernité de François de Roubaix et de son influence continue, notamment sur la «French Touch».     
François de Roubaix que Jean-Yves Leloup a décrit justement comme un «compositeur génial de B.O de films, bricoleur inspiré, pionnier du home-studio et de l’électronique seventies».
Cette rencontre sera ponctuée d’extraits de films et de moments musicaux.

Benjamin de Roubaix trio revisite De Roubaix/Enrico
Un concert exceptionnel de Benjamin de Roubaix en trio revisitant les musiques de son père pour Robert Enrico constituera logiquement le point final de cet hommage croisé aux deux artistes. Benjamin de Roubaix (trombone et voix) sera accompagné de Javier Hermosin aux percussions et aux chœurs et Jim Funnell au piano et au synthétiseur.
• Films présentés :
Francois de Roubaix.Fan's de Patricia de Roubaix (France, 2009)
François de Roubaix, un portrait au présent de Gaëtan Chataigner et Christophe Conte (France, 2014)
Le vieux fusil de Robert Enrico (France/RFA, 1975)
Boulevard du rhum de Robert Enrico (France, 1971)
HO! de Robert Enrico (France/Italie, 1968)
Tante Zita de Robert Enrico (France, 1967)
Les Aventuriers de Robert Enrico (France/Italie, 1966)
Les  grandes gueules de Robert Enrico (France/Italie, 1965)
La redevance du fantôme de Robert Enrico (France, 1964)
Montagnes magiques de Robert Enrico (France, 1962)
Thaumetopoea, la vie des chenilles processionnaires du pin et leur extermination contrôlée de Robert Enrico (France, 1961)
L’or de la Durance de Robert Enrico (France, 1960)

Lucien Clergue cinéaste et photographe
Prévu avant sa disparition en novembre dernier, l’hommage, initié par les musées d’Alès, à Lucien Clergue devient un hommage posthume à ce grand artiste. Il était un des plus célèbres photographes français, né à Arles en 1934 où il a fondé les Rencontres Photographiques. Ses sujets de prédilection étaient le nu, la corrida, les paysages, la Camargue, les Gitans, la poésie, le sable. Dans les années 60, encouragé par le producteur Pierre Braunberger, il se tourne vers le cinéma. Il réalisera une vingtaine de films dont Le Drame du taureau, 1966, qui reçoit le prix Louis Lumière. En 1968, son film Delta de sel est sélectionné au Festival de Cannes mais les événements de mai provoquent l'interruption du Festival. Vingt ans durant, les deux amis continueront ensemble jusqu’au décès de Pierre Braunberger qui fera raccrocher sa caméra à Lucien Clergue. Il est mort à quatre-vingts ans, dix jours après son grand ami, le guitariste gitan Manitas de Plata.
• Films présentés :
Lucien Clergue, à la mort, à la vie d’Elisabeth Aubert Schlumberger (France, 2008)
D'abord la vie, ensuite les triomphes de Lucien Clergue (France, 1991)
Méditerranéenne de Lucien Clergue (France, 1969)
Le Phare de Lucien Clergue (France, 1967)
Delta de sel de Lucien Clergue (France, 1967)
Dans Arles où sont les alyscamps de Lucien Clergue (France, 1966)
Linares - 17 ans torero de Lucien Clergue (France, 1966)
Le drame du taureau de Lucien Clergue (France, 1965)
Le testament d’Orphée de Jean Cocteau (France, 1959)

Expositions Lucien Clergue
Non pas un mais deux musées, rien de moins, même si ce n’est pas encore suffisant pour révéler toute l’œuvre de Lucien Clergue.
Le Musée du Colombier et le Musée Pierre-André Benoit (PAB) mettent à l’honneur deux périodes majeures dans la vie de l’artiste.
En 1953, âgé d'alors dix-huit ans, Lucien Clergue rencontre Pablo Picasso et fait, par la même occasion, ses premiers pas dans un cercle artistique et magique où gravitent Joan Miró, Pierre Alechinsky, René Char, Jean Hugo… et Pierre-André Benoit. Le Musée PAB met en exergue les clichés noir et blanc majestueux de ces artistes, saisis dans leur univers quotidien.
Le Musée du Colombier quant à lui est dédié au travail du photographe sur le tournage du film Le Testament d’Orphée de Jean Cocteau. Au fil de l'exposition, le visiteur croise ainsi la déesse Minerve et Picasso, le sphinx et Jean Marais, des hommes-chiens et François Truffaut… et la figure de Jean Cocteau, tour à tour souriant ou exténué, malicieux ou soucieux, qui semble bien être le souffle et l'âme de cet univers hors du temps et de l'espace ordinaire.
> Les amis de PAB photographiés par Lucien Clergue : Picasso, Miró, Alechinsky, Char…
Musée PAB – Alès, du 6 mars au 21 juin 2015
>Le Testament d'Orphée de Jean Cocteau photographié par Lucien Clergue
Musée du Colombier – Alès, du 20 mars au 14 juin 2015

Benoît Dervaux
Le regard incisif et humaniste de Benoît Dervaux sur notre société va surprendre le Festival pour un hommage poignant de vérité.
Lauréat de la promotion 1990 de l’Institut des Arts de Diffusion (IAD) de Louvain la Neuve, il s’est naturellement retrouvé dans le réalisme de l’école belge de documentaire.
Repéré par les frères Luc et Jean-Pierre Dardenne, il participe à La promesse et devient, dès 1995, le cadreur attitré sur leurs réalisations, de Rosetta à Deux jours, une nuit.
En 2001 sort en salle son premier documentaire, La Devinière, choc visuel retraçant le quotidien de dix-neuf enfants atteints de maladies incurables.
Son dernier projet Rwanda, la vie d’après - Paroles de mères, nous replonge dans le génocide Rwandais de 1994. Plus qu’un devoir de mémoire, il offre des témoignages bouleversants de femmes brisées par la guerre.
Un univers singulier à (re)découvrir.
•Films présentés :
Rwanda, la vie après - Paroles de mères de Benoit Dervaux et André Versaille (Belgique/Rwanda, 2014)
Deux jours, une nuit de Luc et Jean-Pierre Dardenne (Belgique/France/Italie, 2013)
Post Partum de Delphine Noëls (Belgique/Luxembourg/France, 2013)
Stormy Weather de Sólveig Anspach (Belgique/France/Islande, 2003)
À dimanche de Benoît Dervaux (Belgique/France, 2001)
La Devinière de Benoît Dervaux (Belgique, 2000)
Gigi, Monica …& Bianca de Benoît Dervaux et Yasmina Abdellaoui (Belgique, 1996)
Le Trieur de Philippe Boon et Laurent Brandebourger (Belgique, 1993)

Focus sur Dérives
En 1977, Jean-Pierre et Luc Dardenne ont tout juste fini leurs études lorsqu’ils fondent l’atelier de production Dérives afin de soutenir un cinéma engagé socialement à l’instar des thèmes qui leur sont chers. À partir de 1994, Dérives se spécialise dans les films documentaires alors que les deux cinéastes créent la société des Films du Fleuve dédiée à la production d’œuvres de fiction.
Depuis toujours, l’atelier Dérives a pour vocation de soutenir la création cinématographique sans que celle-ci ne soit dictée par la rentabilité. « À l’heure où le formatage des films documentaires est de plus en plus prégnant, nous privilégions des œuvres qui regardent le monde, proche et lointain, dans les yeux avec attention et insistance. ». C’est pourquoi les frères Dardenne, en tant que producteurs, tiennent à laisser les réalisateurs libres de s’exprimer dans leurs projets sans imposer leur propre vision. Les œuvres soutenues par Dérives ont toutes en commun de montrer le réel sans fioriture, de façon presque brute, à l’image du cinéma des Dardenne. Des radios libres au génocide rwandais en passant par des histoires d’enfants marginalisés, les thèmes abordés et les regards portés constituent toujours des témoignages singuliers mais authentiques de la société contemporaine.
Dérives a ainsi produit de nombreux films, autant de réalisateurs confirmés que de débutants et certains ont été réalisés par les frères Dardenne eux-mêmes. Cet atelier a révélé, en tant que réalisateur, Benoît Dervaux auquel le Festival rend également hommage cette année.
• Films présentés :
Rwanda, la vie après - Paroles de mères de Benoit Dervaux et André Versaille (Belgique / Rwanda, 2014)
Les villages contre l’oubli d’André Dartevelle (Belgique, 2014)
Un été avec Anton de Jasna Krajinovic (Belgique, 2012)
Rwanda, les collines parlent de Bernard Bellefroid (Belgique / France, 2005)
La Devinière de Benoît Dervaux (Belgique, 2000)
Gigi, Monica… & Bianca de Benoît Dervaux et Yasmina Abdellaoui (Belgique, 1996)
R… ne répond plus de Luc et Jean-Pierre Dardenne (Belgique, 1981)

Benoît Dervaux, faire corps avec l’image
"Né en 1966 en Belgique, Benoît Dervaux est lauréat de la promotion 1990 de l'Institut des Arts de Diffusion (IAD) de Louvain-La-Neuve. Il débute en tant qu'assistant caméra, cadreur et directeur de la photographie sur plusieurs courts métrages ou documentaires – notamment Mon Dieu, c'est plein d'étoiles (1990) film de fin d’études à l’IAD de Philippe Boon.
Avec Yasmina Abdellaoui, en suivant une association humanitaire sur le terrain, il réalise deux documentaires en 1995 et 1996 à Bucarest : Gigi et Monica puis Gigi, Monica et Bianca, tous deux produits par les frères Dardenne via l’atelier de production Dérives. Gigi (17ans) et Monica (15ans) vivent un amour au sein de leur bande à la gare de Bucarest. Monica est enceinte de leur enfant. Gigi veut quitter l’anonymat de la rue. Il dit son désir de trouver un toit et fonder une famille. Cet enfant va-t-il naître ? Où ? Que va-t-il devenir ? En perpétuant le phénomène de la vie, Gigi et Monica dépassent leur condition d’enfants des rues et nous renvoient à l’universel. La médiocrité des conditions de vie suffit-elle à geler le destin des hommes dans la misère? En découvrant les rushes et en accompagnant le montage, saisis par les cadrages et la façon mobile de filmer les personnages, Luc et Jean-Pierre Dardenne proposent à Benoît Dervaux d’être cadreur sur La Promesse en 1995, puis sur Rosetta trois ans plus tard. Depuis, il est le cadreur sur chacun de leur film, constituant une équipe soudée avec Alain Marcoen à la photographie et avec ses assistants, qui souvent font corps avec lui. A chaque long métrage des frères Dardenne, Benoît Dervaux cherche de nouvelles façons de filmer, en respectant les plans séquences et en inventant des systèmes ingénieux afin d’obtenir toujours plus de fluidité, malgré la caméra tenue à l’épaule.
En 2000, une rencontre avec Michel Hock, animateur et fondateur d’un institut psychiatrique ouvert en 1976 pour enfants et adolescents, donne le sujet d’un long métrage documentaire exceptionnel : La Devinière. Cet établissement médical, dans la région de Charleroi, est un refuge, un lieu où l'on peut vivre sans grilles, sans chimie, un lieu où l'on peut vivre sa folie, un asile sûr en quelque sorte. Plus de vingt ans après, ces patients devenus adultes sont toujours là ensemble et solidaires alors que rien ne les reliaient. Benoît Dervaux s'est immergé dans le groupe et filme l'intimité des êtres au plus près, leur vie dans ce qu'elle a de plus singulier sans jamais interrompre le fil du vécu par un discours médical. L'acte de filmer est fondé sur un respect mutuel entre le cinéaste et ses personnages.
Toujours avide de découvertes, Benoît Dervaux rencontre en 2002 le chorégraphe Heddy Maalem, dans le cadre du festival Temps d'images. Ils collaborent sur la création Black Spring qui inspire au cinéaste le film du même titre. Les deux créateurs ont l'idée de mêler le langage des corps au langage du réel et de la peinture, avec en filigrane la question du regard occidental sur l'Afrique. Le film se saisit de la matière dansée du spectacle qui, confrontée à des images de l'Afrique d'aujourd'hui, élargit notre regard sur l'Autre. Black Spring emprunte un langage visuel expérimental, viscéral, brut, accentué par un montage haletant.
Au fil du temps, Benoît Dervaux est devenu un directeur de la photographie à part entière, sur des fictions telles que Stormy Weather de Sólveig Anspach ou plus récemment Post-Partum de Delphine Noëls. A chaque fois, ce sont des univers spécifiques, où l’image et la photographie servent la narration, où les talents des artistes s’additionnent pour le meilleur du film.
En 2014, fort d’un matériau brut de dizaines d’heures d’entretien avec des rescapées du génocide rwandais enregistrées par l’écrivain et éditeur André Versaille, Benoît Dervaux réalise avec celui-ci un documentaire essentiel : Rwanda, la vie après – Paroles de mères. Dénoncer le viol comme arme de guerre mais surtout rendre la parole à celles qui ne l’avaient pas, et à leurs enfants nés de ces viols : telle est la force de ce film, doublement primé au FIPA 2015. Benoît Dervaux a refilmé tous les entretiens. Il réalise ici des portraits photographiques, où chaque femme est filmée dans un espace protégé, articulé de façon significative en trois valeurs de cadre. Cette mise en scène, appliquée à chacun des témoignages, structure le film et confère au montage sa cohérence et sa fluidité. Si Dervaux filme ces rescapées du génocide en regard-caméra, les yeux dans les nôtres, jamais il ne cherche à forcer leur intimité. L’on est frappé par la justesse de la position de la caméra: Dervaux dit que pour apprécier la bonne distance, il faut que le spectateur ait l’impression de pouvoir caresser le visage des rescapées. Cette prouesse est l’œuvre d’un virtuose, qui fait toujours corps avec l’image."
• Louis Héliot
(Conseiller cinéma du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris)

L’atelier Dérives, un parcours exemplaire
Quand Armand Gatti quitte la Belgique pour tenter d’autres expériences en Allemagne, Jean-Pierre et Luc Dardenne travaillent sur le chantier de construction de la centrale nucléaire de Tihange et s’achètent leur propre matériel vidéo avec l’argent gagné.
C’est comme assistants d’Armand Gatti, qui avait été en 1968-69 professeur de théâtre à l’Institut des Arts de Diffusion (I.A.D., école de cinéma et de théâtre fondée en 1959 à l’initiative de Henri Storck, aujourd’hui installée à Louvain-la-Neuve près de l’Université catholique de Louvain) que Jean-Pierre Dardenne (qui avait été l’élève de Gatti cette année-là) et son frère Luc Dardenne ont abordé la réalisation en vidéo.
De 1974 à 1977, ils tournent des vidéos d’intervention dans des cités ouvrières en Wallonie, « à la gâchette », sans montage : des portraits ou des instantanés de grèves dans les entreprises en liaison avec les délégations syndicales. « C’était un travail militant. Naïvement, on voulait collaborer à créer une situation révolutionnaire. Une ou deux fois par mois, on diffusait ces bandes auprès des habitants des quartiers ou on les donnait aux grévistes. Il ne reste rien de tout cela.» (1)
En 1975, les Dardenne reçoivent une aide du Ministère de la Culture de la Communauté française de Belgique et fondent le Collectif Dérives, une structure associative qui deviendra, en 1977, un atelier de production documentaire, pour produire leurs propres films et ceux de jeunes cinéastes. À cette époque, le ministère de la culture soutient et développe des structures en faveur de l’éducation permanente. Dans un souci de transmission et d’éducation, la vidéo, qui apparaît alors comme un nouvel outil de communication, est un media approprié pour cette nouvelle forme d’écriture documentaire. Et c’est certainement une spécificité belge francophone d’avoir initié et soutenu ces petites structures de production, pour le documentaire.
Pour leur premier film, les frères Dardenne entreprennent une longue enquête sur l’histoire du mouvement ouvrier dans la région de Liège de 1936 à 1975. Ils ont gardé en mémoire les grandes grèves et le militantisme ouvrier qu’ils ont connus durant leur enfance. Mais ils pensent qu’il ne reste rien de cette époque des grèves de l’hiver 60. Ils veulent rencontrer ceux qui en ont été les acteurs et devenir ainsi les témoins de l’Histoire. Ils rassemblent près d’une centaine de témoignages de militants, d’anciens résistants et de syndicalistes, Jean-Pierre à la caméra et Luc au son. De ces nombreuses heures de rushes, ils montent leurs trois premiers documentaires, dont les titres reflètent l’influence poétique de Gatti : Le chant du rossignol. Sept voix, sept visages de résistants. Une ville : Liège et sa banlieue en 1978 (aujourd’hui disparu) ; Lorsque le bateau de Léon M. descendit la Meuse pour la première fois en 1979 et Pour que la guerre s’achève, les murs devraient s’écrouler en 1980. Avec ce triptyque, les Dardenne touchent leur objectif de faire œuvre de mémoire du mouvement ouvrier, des résistances et des dissidences. Ces documentaires évoquent trois trajectoires politiques individuelles qui ont échoué et montrent les espoirs déçus des militants.
Au sein de l’atelier, ils produisent des projets ambitieux de documentaristes qui abordent des sujets qui les passionnent en poursuivant l’analyse des questions fondamentales qu’ils ont traitées dans leurs propres documentaires : la résistance antinazie, l’action militante et révolutionnaire, la survie dans un contexte économique démuni, mais aussi des sujets non sociaux comme la Lettre à Jean-Luc Godard de Claudine Delvaux ou des films sur un trio de jazz ou sur la lecture par Luc Jabon.
En 1997, l’atelier de production Dérives a reçu l’European Documentary Award pour « l’excellence de son travail, ses préoccupations sociales et humaines, et son esprit de recherche.» S’ils suivent toujours avec beaucoup d’acuité tous les projets développés par l’atelier, Jean-Pierre et Luc Dardenne ont confié il y a quelques années la production des documentaires à Julie Frères, qui a repris le flambeau avec le même engagement et la même passion. On retrouve dans le catalogue de Dérives une fidélité aux auteurs, tels Benoît Dervaux, Jean-Pierre Duret et Andréa Santana, André Dartevelle et Jorge Leon, ainsi qu’une attention aux jeunes cinéastes, comme Olivier Magis (Ion) et Jasna Krajinovic (Un été avec Anton). Parce qu’il est essentiel de produire des œuvres, ici et maintenant, qui interrogent le monde, proche et lointain, avec acuité et rigueur, sans critère de rentabilité économique.
(1)entretien de Luc et Jean-Pierre Dardenne, in Revue Contrebande, dirigée par Louis Héliot et Frédéric Sojcher, édition de La Sorbonne, 2006.
• Louis Héliot
(Conseiller cinéma du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris)

Coup de chapeau au cinéma d'animation d'Estonie et au Studio Nukufilm
Malgré sa faible population - 1,5 million d'habitants - l'Estonie, ce petit pays situé au nord de l'Europe et au bord de la Baltique, est largement connu pour la richesse de son cinéma d'animation. Deux studios se partagent la production estonienne : Joonisfilms, fondé en 1993 après l'effondrement du bloc soviétique et Nukufilm crée en 1957, plus dédié au cinéma en volume, "Nuku" poupée.
Depuis la génération des Priit Pärn, Elbert Tuganov ou encore Kaspar Jancis, considérés comme les pères fondateurs de l'animation estonienne, de nombreux jeunes talents, dont les œuvres ont été souvent primées, perpétuent et renouvellent cet art avec vitalité et audace.
Maison de production emblématique de l'Estonie, le Studio Nukufilm a su maintenir et développer un haut niveau d'exigence et de qualité dans ses créations ; ce qui lui vaut une large reconnaissance internationale.
• Films présentés :
Le secret de la pierre de Lune de Ernits, Janno Pöldma (Estonie, 2014)
Trois ours à Paris – 5 courts métrages (Estonie, 2014)
Les aventures de Miriam - 9 courts métrages (Estonie, 2004-2014)

ITINERANCES_2015_POSTER

 

 

 

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Mélanie Doutey, venue présenter Post Partum, de Delphine Noels - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
 
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Petr Vaclav, venu présenter son film Zaneta (Cesta Ven) - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
 
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Benoit Dervaux, venu présenter son film Rwanda, la vie après - Paroles de mères
et Mélanie Doutey, venue présenter Post Partum, de Delphine Noels - Itinérances 2015
© Martin Flament
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Sonia Rolland, membre du jury de la compétition de courts métrages,
et venue présenter son film Rwanda : du chaos au miracle - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
 
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Hafsteinn Gunnar Sigurdsson, venu présenter son film Paris of the North - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
 
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Pierre Jolivet, venu présenter son film Jamais de la vie - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
 
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Philippe Condroyer, réalisateur de La coupe à 10 francs, entouré des comédiens du film :
Roseline Villaumé et Didier Sauvegrain - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
 
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Stéphanie Pillonca-Kervern, venue présenter son film Un amour absolu - Itinérances 2015
© Maïlis Donnet
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Audrey Lamy, membre du jury de la compétition de courts métrages - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
 
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Benoît Jacquot, venu présenter son film Journal d'une femme de chambre - Itinérances 2015
© Julie Jourdan
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David Capone, comédien du film Mezzanote, les nuits de Davide, de Sebastiano Riso - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
 
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Céline Gailleurd et Olivier Bohler, venus présenter leur film
Edgar Morin, chronique d'un regard - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
 
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Zoltan Mayer, venu présenter son film Voyage en Chine - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
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Oxana Shachko, venue à Alès présenter le film Je suis femen, d'Alain Margot - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
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2Spee Gonzales et Pascal Tessaud, comédien et réalisateur du film Brooklyn - Itinérances 2015
© Patrice Terraz - Signatures
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Festival du Film de Lama (22e) : 1 > 7 août 2015 en Haute-Corse

« Je me rends au festival de Lama, en Corse. Mon court-métrage précédent avait été sélectionné là-bas et je n'avais pas pu y aller, donc c'est une sorte de revanche. Le lieu est complètement dingue, c'est un petit village dans les montagnes. Les projections ont lieu en plein air à « La Piscine » : 900 sièges en plastique sur lesquels les gens se posent, face à un écran immense. On se dit que ça va être l'enfer, que la projection va être horrible, et en fait le son est parfait, une projection incroyable d'un point de vue technique, avec l'écho des montagnes qui rend le truc très dramatique. Et pour plafond, les étoiles…On clôturait le festival, et c'est à ce moment-là qu'on s'est dit que quelque chose commençait à se passer. On était au fin fond de la Corse, Les Combattants n'a pas de thématique précise liée à l'endroit, on était encore loin de la sortie et il n'y avait pas assez de places pour accueillir tout le monde… »
Thomas Cailley, cité par Caroline Besse, pour Télérama (19 février 2015)

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La comédienne et réalisatrice Yolande Moreau, les réalisatrices Catherine Corsini et Anna Roussillon, ainsi que les réalisateurs Christian Carion et Raphaël Jacoulot feront partie des invités du 22e Festival du Film de Lama, qui se déroulera en Haute-Corse du 1er au 7 août 2015.
Accroché à la montagne et dominant la mer, Lama est un petit village de Balagne, situé à mi-distance de Calvi et de Bastia.
A la nuit tombée, les projections s'y déroulent en plein air, sur trois sites, dont un dévolu au jeune public.
Vous trouverez ci-dessous la liste des films programmés cette année, tous en avant-première.
Dans la journée, une salle de cinéma (climatisée) accueille les festivaliers avec une programmation de documentaires et de nombreuses animations leur sont également proposées : atelier de scénario, atelier de réalisation pour les enfants mené par la réalisatrice Sandrine Veysset, atelier de réalisation Kino Bus, colloque, dégustation de vins locaux, etc.
Une compétition de courts métrages fait aussi partie, chaque année, des moments forts du festival.
Site du festival.
Tél : 04 95 48 21 60
contacter le service de presse

En avant-première cette année à Lama :
Coup de chaud, de Raphaël Jacoulot - en présence du réalisateur
(avec Jean-Pierre Darroussin, Grégory Gadebois, Karim Leklou)
En mai fais ce qu'il te plaît, de Christian Carion, en présence du réalisateur
(avec Olivier Gourmet, Mathilde Seigner, August Diehl, Alice Isaaz)
Fatima, de Philippe Faucon
(Cannes 2015 - Quinzaine des Réalisateurs)
Je suis le peuple, d'Anna Roussillon, en présence de la réalisatrice
(Cannes 2015 - ACID)
KM 100, de Maria Francesca Valentini - en présence de la réalisatrice
La belle saison, de Catherine Corsini - en présence de la réalisatrice
(avec Izïa Higelin et Cécile de France)
La Tierra y la Sombra, de César Augusto Acevedo
(Caméra d'Or du dernier festival de Cannes 2015)
Le tout nouveau testament, de Jaco Van Dormael, en présence de Yolande Moreau
(avec Benoît Poelvoorde, Yolande Moreau, François Damiens)
Lupino, de François Farellacci, en présence du réalisateur
Mia Madre, de Nanni Moretti
(Cannes 2015 - compétition officielle)
Much Loved, de Nabil Ayouch
(Cannes 2015 - Quinzaine des Réalisateurs)
No Land's Song, de Ayat Najafi
Pauline s'arrache, d'Emilie Brisavoine
(Cannes 2015 - ACID)
Volta à Terra, de João Pedro Plácido
(Cannes 2015 - ACID)

 

 

 

 

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Festival Cinéma d'Alès - Itinérances #32 (28 mars au 6 avril 2014)

Le 32e Festival Cinéma d'Alès-Itinérances se déroulera du 28 mars au 6 avril 2014,
fort du succès de ses précédentes éditions (plus de 46 000 spectateurs en 2013 comme en 2012 !).
Plus de 200 films seront proposés à la curiosité du public alésien (et en décentralisation) :
sélection internationale de longs métrages inédits et en avant-première, hommages, cartes blanches,
rétrospectives, ciné-concert, sans oublier une programmation spécifique pour le jeune public.

Sur la WEB TV d'Itinérances, découvrez chaque jour de nouveaux entretiens avec les invités du 32e Festival Cinéma d'Alès : Rufus, Isabelle de Hertogh, Zacharie Chasseriaud, Jules Pelissier, Jean Denizot, Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti…

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Parmi les nombreux invités attendus à Alès (Gard), on peut citer Agnès B.,
qui viendra présenter en avant-première son premier long métrage Je m'appelle Hmmm…
et à qui le festival a proposé une carte blanche.
Au programme (sous réserve) : La croisière du Navigator de Buster Keaton,
Un homme qui dort de Bernard Queysanne et Georges Perec (adapté du roman de ce dernier),
The Brown Bunny de Vincent Gallo, et le court métrage The Big Shave de Martin Scorsese.

Carte blanche également à Piers Faccini, songwriter, peintre, photographe, cinéaste…,
qui donnera deux concerts (le 8 mars en solo au Pont du Gard, en amont du festival,
puis le 3 avril à Alès en trio, en coproduction avec le Cratère),
sera exposé au Musée Pierre André Benoit (PAB), et présentera ses clips d'animation
et ses collaborations avec le cinéaste documentaire Philippe Borrel.
Piers Faccini a signé l'affiche d'Itinérances 2014.

Fridrik Thor Fridriksson est considéré comme le "pape" du cinéma islandais
(on lui doit, entre autres, The Ring Road, Cold Fever, L'Ile du diable…).
Le festival lui rendra un hommage mérité, en sa présence.
Il présentera également une avant-première de Of Horses and Men de Benedikt Erlingsson, qu'il a produit.
(voir présentation plus détaillée infra).

Il n' a pas encore 18 ans mais déjà plus de 10 ans de carrière : le comédien Zacharie Chasseriaud sera l'objet d'un coup de cœur du festival,
où il accompagnera plusieurs avant-premières : La belle vie (Jean Denizot), Au nom du fils (Vincent Lannoo)
et Deux temps, trois mouvements, film franco-canadien de Christophe Cousin.
Zacharie Chasseriaud est également à l'affiche du film de Bouli Lanners Les Géants, programmé par Itinérances 2014.
 
Voici quelques-uns des films qui seront projetés à Alès en avant-première, souvent en présence de leurs réalisateurs et/ou comédiens :
Night Moves de Kelly Reichardt, Paradjanov de Serge Avédikian, Dancing in Jaffa de Hilla Medalia, D’une vie à l’autre de Georg Maas,
Sangue de Pippo Delbono, Les Amants électriques de Bill Plympton, Girafada de Rani Massala, Pelo Malo de Mariana Rondon,
Papusza de Joanna Kos-Kranze & Krzysztof Krauze, My Sweet Pepper Land d’Hiner Saleem,  Blue Ruin de Jeremy Saulnier,
La Belle vie de Jean Denizot, La mia classe de Daniele Gaglione, Of Horses and Men de Benedikt Erlingsson…

Des séances spéciales sont également prévues autour de Michel Gondry, avec, entre autres projections,
une avant-première de son film Is the man who is tall happy : an animated conversation with Noam Chomsky,
et la découverte de Michel Gondry (Courir après) d’André S. Labarthe….
Des ateliers de l’UFAI (Usine de Films Amateurs Itinérante), en collaboration avec Les Écrans de Lozère,
compléteront ce clin d'œil à une forte personnalité du cinéma français.

Une journée consacrée au comédien, réalisateur et producteur Jacques Perrin ouvrira le colloque « Jacques Perrin, portrait d’un artiste engagé »,
organisé par l’Université Paul Valéry/Montpellier III.

Itinérances 2014, ce sera aussi :
- un coup de projecteur sur le cinéma d’animation de Grande-Bretagne avec des films de John Halas, Peter Lord, Nick Park,
Phil Mulloy, les frères Quay, Barry Purves…

- une rétrospective thématique intitulée « Promenons-nous dans les bois » : Les Chasses du Comte Zaroff de Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel,
Le Livre de la jungle de Zoltan Korda, La Source d’Ingmar Bergman, Gold de Thomas Arslan, La 317e section de Pierre Schoendoerffer,
La Nuit du chasseur de Charles Laughton, Grizzly Man de Werner Herzog, Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper,
Les Enfants loups de Mamoro Hozada, Les Camisards de René Allio, Michael Kohlhaas d’Arnaud des Pallières,
Antichrist de Lars Von Trier, Délivrance de John Boorman, Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro, Les Géants de Bouli Lanners…

- un ciné-concert : Juha d’Aki Kaurismäki accompagné par le duo Institut.

- un focus sur "Europa Film Treasures" avec Lobster Films (une sélection de pépites des cinémathèques européennes).

- Arte Premières : des avant-premières avec Arte Actions Culturelles.

Mais aussi comme chaque année : une compétition de courts métrages francophones, la Méditerranée dans un fauteuil,
une séance handicaps sensoriels, des séances pour toute la famille, des nuits du cinéma, et de très nombreuses rencontres….

Fridrik Thor Fridriksson
Par Sarah Bessié et Antoine Leclerc
(Remerciements à Anaïs Monin pour la traduction des propos du réalisateur)

Déjà reçu à Alès en 1997, l’Islandais Fridrik Thor Fridriksson sera de retour pour un hommage en tant que réalisateur, mais aussi comme producteur de Of Horses And Men,
formidable comédie de Benedikt Erlingsson qui sera présentée en avant-première.
« J’aime beaucoup aider les réalisateurs qui débutent et tournent leur premier film parce qu’ici, le paysage dans lequel nous travaillons est terrible. Personne ne veut aider les réalisateurs qui font leur premier film. » 1

C’est dès les années 70 que Fridrik Thor Fridriksson s’impose comme une figure-clé du cinéma en Islande où il s’occupe d’un important ciné-club universitaire, fonde la première revue de critiques cinématographiques du pays, puis dirige les premières éditions du Festival de Reykjavik (dont le premier invité est Wim Wenders).
Il passe ensuite à la réalisation au début des années 80 avec Rock In Reykjavik sur l’éclosion de la scène rock islandaise, avec déjà l’incroyable Björk, alors âgée de 14 ans ! « Je faisais simplement du repérage de groupes et j’ai vu Björk en train de jouer avec Tappi Tikarrass. Et j’étais fasciné, absolument fasciné. Je n’en croyais pas mes yeux ni mes oreilles quand je l’ai vue. »
Trois ans après il tourne The Ringroad, fascinant roadtrip autour de l’Islande. Puis il fonde en 1987 l’Icelandic Film Corporation qui s’impose rapidement comme la plus prolifique société de production du pays et un acteur important de nombreuses coproductions internationales, notamment des films de Lars Von Trier comme Dancer In The Dark. Artisan et symbole de l’émergence du cinéma islandais des années 90 avec des films comme Cold Fever, L’Île du diable ou Les Anges de l’univers, Fridrik Thor Fridriksson a ouvert la voie à Baltasar Kormakur, Dagur Kari ou Hafstein Gunnar Sigurdsson. Autant de réalisateurs qui, dans un pays de 320 000 habitants seulement, témoignent de la vitalité créatrice de l’île volcanique qu’on ne saurait résumer à Eyjafjallajökull.
Son active participation au boom du cinéma islandais lui valut une reconnaissance mondiale avec la nomination aux Oscars en 1991 (dans la catégorie du meilleur film étranger) du sublime Children of Nature, qui traite avec une grande finesse du thème de la vieillesse. Ce road-movie islandais est emmené par un couple d’octogénaires dont la vitesse de déplacement très modérée est compensée par une détermination sans bornes à aller de l’avant. Au-delà du lien privilégié qu’il semble entretenir avec ses acteurs, fidèles compagnons que l’on croise et recroise dans plusieurs films (Gísli Halldórsson, Ingvar E. Sigursson ou encore Baltasar Kormákur…), les relations humaines, et surtout celles au sein de la famille, sont une source d’inspiration pour l’Islandais. Qu’il s’agisse de composer avec ses proches dans la vie quotidienne d’un ancien baraquement américain (L’Île au diable), de faire face, ou non, aux errements de l’esprit (Les Anges de l’Univers), de prendre en charge ses parents (Children of Nature) ou de leur rendre un dernier hommage (Cold Fever), c’est bien la famille qui compose la base de l’univers du cinéma et des personnage de Fridriksson. Des individus qui se dévoilent au gré de leurs déplacements, comme si c’était seulement en mouvement qu’ils pouvaient exister ou se réaliser. Non sans mal, le voyage n’est pas sans embûches : on veut les empêcher, les contraindre à revenir dans le giron familial. Loin d’en créer des drames, c’est avec une bonne dose d’humour, qui traverse toute sa filmographie, que le cinéaste retourne les situations et amènent ses personnages plus loin, ailleurs, au moyen d’images sublimes dans une Islande déserte, souvent couverte de neige. Sans oublier les esprits, fantômes et autres apparitions qui accompagnent les périples (on est en Islande tout de même). Cet humour des grands espaces circule dans le monde avec des réceptions très diverses :
« Quand Les Anges de l’Univers a été projeté à Brême, c’était par un gros distributeur en Allemagne, et les gens étaient silencieux pendant la projection. Ils ne riaient pas. Alors qu’ici (en Islande), les gens riaient de bon coeur. Et en Chine, c’était la même chose. Et en Iran, à Téhéran aussi. (…) Vous devez être amoureux de vos personnages et avoir de l’empathie pour eux et tous ces mots qui peuvent décrire ce qu’un cinéaste devrait ressentir pour un personnage. On doit les respecter. Cela semble être le meilleur moyen de faire voyager un film. »

On sent aussi le musicien dans les films de Fridriksson. Choisissant soigneusement la musique parmi la création foisonnante de l’île, il a aussi immortalisé l’émergence de la scène rock islandaise. Avec Rock in Reykjavik, il explore l’underground, les scènes où s’expriment ces jeunes pleins de vie qui ont quelque chose à dire au monde, et à l’Islande. Car il est aussi question d’ « être Islandais » dans ses films : des insulaires, à l’identité renforcée par la rudesse du climat, qui composent entre culture ancestrale remplie de mythes et croyances et modernité à l’influence américaine tellement séduisante (rappelons que les alliés y ont installé leurs bases aériennes pendant la seconde guerre mondiale).
Acteur, on signalera son apparition dans le jubilatoire Le Direktor de Lars Von Trier, en businessman intraitable au premier abord mais qui, tel un iceberg en période de réchauffement climatique, craque et se révèle d’une grande sensibilité. Fridrik Thor Fridriksson, on l’attend avec impatience à Alès.
1 - Toutes les citations de Fridrik Thor Fridriksson sont extraites d’une interview réalisée par Michael Glover Smith et lisible sur le blog White City Cinema

Les films présentés
• Of Horses And Men de Benedikt Erlingsson
(Islande/Allemagne, 2013)
• Mamma Gógó de Fridrik Thor Fridriksson
(Islande, 2010)
• Les Anges de l’univers de Fridrik Thor Fridriksson
(Islande/Danemark/Norvège/Allemagne, 2000)
• L’Île du diable de Fridrik Thor Fridriksson
(Islande, 1996)
• Cold Fever de Fridrik Thor Fridriksson
(Islande, 1995)
• The Ringroad de Fridrik Thor Fridriksson
(Islande, 1985)
• Rock In Reykjavik de Fridrik Thor Fridriksson
(Islande, 1982)



Festival Cinéma d'Alès — Itinérances
www.itinerances.org
festival@itinerances.org
04 66 30 24 26

RUFUS_ITINERANCES_2014
Rufus à Alès lors de l'avant-première de Salaud, on t'aime de Claude Lelouch
(sortie : 2 avril 2014)
photo : Louise Lorthe
LABARTHE_ITINERANCES
André S. Labarthe à Alès, pour la présentation de son film
Michel Gondry (Courir après)
Photo : Julie Jourdan
Giovanetti_Zencirci_Itinerances
Çagla Zencirci & Guillaume Giovanetti, à Alès pour l'avant-première
de leur film Noor (sortie 23 avril 2014)
Photo : Bastien Molines
LECONTE_ITINERANCES
Patrice Leconte à l'ouverture d'Itinérances, pour présenter son nouveau film,
Une promesse (sortie 16 avril 2014)
Juha_Itinerances
Alès - Itinérances 2014. Ciné-concert par INSTITUT (Arnaud Dumatin & Emmanuel Mario)
sur le flm Juha,  d'Aki Kaurismäki
Photo : Maïlis Donnet
Tout voir

Cannes 2013 : la programmation de l'ACID

ACID - CANNES 2013
16 > 25 MAI
La programation des cinéastes.
www.lacid.org

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TELECHARGER LE DEPLIANT-PROGRAMME ACID*CANNES 2013

La relève est bien là, portant dans son désir de cinéma des propositions très réjouissantes qui réinvestissent la comédie et la romance, la politique et ses combats, et cherchent à nous offrir des perspectives différentes sur nos sociétés.
Une cinéaste dans le tombeau du père, un poète en pédalo, une afghane amoureuse, une famille normalement  criminelle, un nostalgique qui attend de l’amour une vague nouvelle, les oubliés d’une ville fantôme , un fantôme amoureux, un être aimé perdu dans la foule, une foule perdue dans l’aveuglement individuel, voilà cette année encore, à la façon d’une réalité augmentée, la superposition du réel et de son refus le plus net, la perception déployée de tant de mondes pour finalement n’en raconter qu’un seul : le nôtre.
• Les cinéastes de l’ACID

Gaillarde est la nouvelle garde - Isabelle Regnier (Le Monde)
La section parallèle qui défend le cinéma indépendant - Stéphane Leblanc (20 Minutes)
Antoine Guillot parle de la pétition lancée par l'ACID - La Dispute - France Culture
Cinéma français : malade mais en bonne santé - Bruno Icher (Libération)
Neuf toiles finement gorgées d'Acid - Jean Roy (L'Humanité)

2 AUTOMNES 3 HIVERS
Sébastien Betbeder
France, 2013, fiction, 90'
Première mondiale
•Avec
Vincent Macaigne, Maud Wyler, Bastien Bouillon, Audrey Bastien, Thomas Blanchard, Pauline Etienne, Jean-Quentin Châtelain, Olivier Chantreau
•Synopsis
A 33 ans, Arman a décidé de changer de vie.
Pour commencer il court. C’est un bon début.
Amélie poursuit la sienne (de vie) et court, elle aussi.
La première rencontre est un choc.
La seconde sera un coup de couteau en plein cœur.
[Le film commence avec un barbu déprimé qui fait un footing à Paris, parce qu’il ne sait pas quoi faire de ses journées. On pourrait s’attendre au pire. Et le pire arrive en effet. Sauf qu’on en rit beaucoup.]
PROJECTIONS A CANNES : Samedi 18 mai à 11h au Studio 13 et à 20h au cinéma Les Arcades.
Lire la critique de Christophe Kantcheff dans Politis
Lire le portrait de Sébastien Betbeder par Aurélien Ferenczi dans Télérama
Lire l'entretien de Laurent Carpentier avec Vincent Macaigne (Le Monde)
Lire le portrait de Vincent Macaigne par Stéphane Leblanc (20 Minutes)
Lire la critique de Jean-Michel Frodon (Slate)
Lire la critique d'Isabelle Regnier dans Le Monde
Lire l'entretien d'Olivier Père avec Sébastien Betbeder (Arte.tv)
Lire la critique de Stéphane Kahn (Bref)

AU BORD DU MONDE
Claus Drexel
France, 2013, documentaire, 98'
Première mondiale
•Synopsis 
Paris, la nuit. C’est ici que vivent Jeni, Wenceslas, Christine, Pascal et les autres. Sans-abri, ils hantent trottoirs, ponts et couloirs du métro, au bord d’un monde où la société ne protège plus. Ils nous font face, ils nous parlent.
[Dans un Paris de carte postale, des clochards nous parlent. De plain-pied, la caméra les filme, leur fait épouser le décor. Remisés au bord  du monde, le cinéaste les ramène au centre du plan… Dans le collage qu’ose la mise en scène, entre le trivial et le sublime, entre l’indigence et la beauté séculaire, comment nous situer ?]
PROJECTIONS A CANNES : Mardi 21 mai à 11h au Studio 13 et à 20h au cinéma Les Arcades.
Lire la critique de Marianne Fernandez (Critikat)
Lire la critique de Chris Huby (Ecran Large)

LA BATAILLE DE SOLFERINO
Justine Triet
France, 2013, fiction, 94' / 1er long métrage
Première mondiale
•Avec
Laetitia Dosch, Vincent Macaigne, Arthur Harari, Virgil Vernier, Marc-Antoine Vaugeois
•Synopsis
6 mai 2012, Solférino. Laetitia, journaliste télé, couvre les présidentielles. Mais débarque Vincent, l'ex, pour voir leurs filles. Gamines déchaînées, baby-sitter submergé, amant vaguement incrust, avocat misanthrope, France coupée en deux : c’est dimanche, tout s'emmêle, rien ne va plus !
[Son impressionnante maîtrise du cadre et son sens précis de la mise en scène permettent à la jeune réalisatrice de mêler dans une même dynamique comédie, drame, suspens et plongée dans le réel. Elle nous livre un film touchant et juste sur notre condition d’animal social.]
PROJECTIONS A CANNES : Lundi 20 mai à 11h au Studio 13 et à 20h au cinéma Les Arcades.
Read the review by Jordan Mintzer (The Hollywood Reporter)
Lire la critique de Didier Péron dans Libération
Lire la critique d'Isabelle Regnier dans Le Monde
Lire la critique de Jean Roy dans L'Humanité
Lire la critique d'Emmanuel Burdeau dans Mediapart
Lire la critique de Christophe Kantcheff dans Politis
Lire la critique de Sophia Collet (Critikat)
Lire la critique de Philippe Azoury (Nouvel Observateur - Obsession)
Lire l'entretien d'Olivier Père avec Justine Triet (Arte - TV)
Lire la critique de Pauline Le Gall (Evene)
Ecouter la critique de Julien Gester (La Dispute - France Culture)
Voir l'interview de Justine Triet par Philippe Piazzo (Univers Ciné)


BRADDOCK AMERICA
Jean-Loïc Portron et Gabriella Kessler
France, 2012, documentaire, 100' / 1er long métrage
Première mondiale
•Synopsis
Braddock, Pennsylvanie. Quelques rescapés teigneux trouvent la force de s’accrocher à ce lieu ingrat car ils ont conscience que cette infime parcelle du territoire américain porte en elle, enfouie dans le sol et dans les mémoires, les traces d’événements essentiels qui font l’histoire de leur nation.
[Exploration d’un territoire qui raconte autant les prémices de l’Amérique que son évolution industrielle et économique jusqu’à la déglingue d’aujourd’hui. Qualité du filmage des lieux et beau travail sur les archives qui ont une charge fictionnelle autant qu’informative.]
PROJECTIONS A CANNES : Vendredi 17 mai à 11h au Studio 13 et à 20h au cinéma Les Arcades.
Lire la critique de Jacques Mandelbaum dans Le Monde
Lire la critique de Julien Marsa (Critikat)
Lire la critique d'Alexandra Billot (Grand Ecart)
Ecouter un extrait de La nouvelle internationale de Nova (24 mai 2013)
Lire la critique d'Emmanuel Pujol (Hocus-Focus)
Lire la critique de Gaël Reyre (Les Fiches du Cinéma)

C'EST EUX LES CHIENS…
Hicham Lasri
Maroc, 2013, fiction, 85' / 2e long métrage
Première mondiale
•Avec
Hassan Badida, Yahya El Fouandi, Imad Fijjaj, Jalal Boulftaim
•Synopsis
L’histoire de Majhoul,  emprisonné en 1981 pendant les émeutes du pain au Maroc, qui ressort, 30 ans plus tard, en plein printemps arabe. Une équipe de télévision publique, qui réalise un reportage sur les mouvements sociaux au Maroc, décide de le suivre dans la recherche de son passé…
[Un univers filmique fort pour un portrait du Maroc contemporain et de ses casseroles, hors des sentiers battus…]
PROJECTIONS A CANNES : Dimanche 19 mai à 11h au Studio 13 et à 20h au cinéma Les Arcades.
Lire la critique de Clément Graminiès (Critikat)
Lire l'article du Matin (Maroc)
Lire l'interview d'Hicham Lasri par Clarisse Fabre (Le Monde)
Lire la critique de Jean-Michel Frodon (Slate)
Lire la critique de Julien Wagner (Grand Ecart)
Ecouter l'interview d'Hicham Lasri par Claire Diao (We Love African Films)

L'ETRANGE PETIT CHAT
Ramon Zürcher
Allemagne, 2013, fiction, 72' / 1er long métrage
Première française
•Avec
Jenny Schily, Anjorka Strechel, Mia Kasalo, Luk Pfaff, Armin Marewski
•Synopsis
Une famille se retrouve dans un appartement berlinois. Derrière l’apparence d’une journée partagée, chaque membre est enclos dans son imaginaire…
Conçu dans un atelier dirigé par Béla Tarr, le film est librement inspiré des Métamorphoses de Kafka.
[Des lieux filmés comme le cadre de scènes subtilement surréalistes où s’agitent dans un ballet chorégraphié les membres d’une famille dont chaque membre, derrière l’apparence d’une journée partagée, est enclos dans son imaginaire et ses obsessions … On pense à Resnais dans cette proposition de donner à voir l’inconscient sous le manifeste.]
PROJECTIONS A CANNES : Jeudi 23 mai à 11h au Studio 13 et à 20h au cinéma Les Arcades.
Lire la critique de Gérard Lefort dans Libération
Lire la critique de Julien Marsa (Critikat)
Lire la critique de Jean-Michel Frodon (Slate)
Lire la critique de Grégory Coutaut (Film de Culte)


Ô HEUREUX JOURS !
Dominique Cabrera
France, 2013, documentaire, 93'
•Synopsis
Il y a dix ans mon frère Bernard qui vit à Boston s’est remarié, on est tous allés au mariage, c’était comme si on était à nouveau petits, les quatre enfants avec papa et maman. J’avais apporté une caméra pour filmer le mariage, je me suis retrouvée à filmer notre famille jusqu’à aujourd’hui…
[En questionnant sans relâche la généalogie singulière de son identité, la cinéaste réussit à interroger la nôtre ; en tentant de compenser sa perte, elle s’évertue à combler les nôtres.]
PROJECTIONS A CANNES : Vendredi 24 mai à 11h au Studio 13 et à 20h au cinéma Les Arcades.
Lire la critique de Carine Bernasconi (Critikat)
Lire la critique de Christophe Kantcheff (Politis)
Lire la critique de Laurent Delmas (France Inter)

SWANDOWN
Andrew Kötting
Angleterre, 2013, documentaire, 94'
•Avec
Andrew Kötting, Iain Sinclair, Stewart Lee, Alan Moore
•Distribution
E.D. Distribution
•Synopsis
Swandown relate l’équipée humoristique de deux Anglais parcourant pendant 4 semaines plus de 230 km sur un pédalo en forme de cygne. En route, ils font la connaissance de riverains du canal et prêtent une oreille attentive aux échos ambiants de la culture historique, littéraire et politique britannique.
[L'art non-sensique anglais dans toute sa splendeur, poésie et pas seulement celle de l'absurde, épopée mythologique et puissance narrative des petits riens du fil de l’eau, Beckett, Homère, Debord, les bretelles rouges du charpentier de navire…]
PROJECTIONS A CANNES : Mercredi 22 mai à 11h au Studio 13 et à 20h au cinéma Les Arcades.
Lire la critique d'Olivia Cooper Hadjian (Critikat)
Lire la critique de Jean Roy dans L'Humanité
Lire la critique de Jean-Baptiste Viaud (Il était une fois le cinéma)

WAJMA
Barmak Akram
France /Afghanistan, 2013, fiction, 85' / 2e long métrage
Première française
•Avec
Wajma Bahar, Hadji Gul, Mustafa Habibi, Breshna Bahar
•Synopsis 
A Kaboul, Mustafa séduit la jolie étudiante Wajma. Les deux débutent une relation clandestine : ils sont espiègles et passionnés, mais aussi prudents face aux règles de la société qu'ils enfreignent…
[Un drame poignant qui interroge avec beaucoup de justesse le passage difficile à la modernité d'une société patriarcale…]
PROJECTIONS A CANNES : Jeudi 16 mai à 20h au cinéma Les Arcades et samedi 25 mai à 11h au Studio 13.
Lire la critique de Christophe Kantcheff dans Politis
Lire la critique de Marion Pasquier (Critikat)
Lire la critique de Cédric Lépine (Visions du Sud)
Voir l'entretien filmé de Philippe Piazzo avec Barmak Akram (Univers Ciné - Médiapart)
Lire la critique de Julien Wagner (Grand Ecart)
Lire la critique de Jean Roy dans L'Humanité
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Après avoir célébré 20 ans d'indépendance par des programmations spéciales, notamment à la Cinémathèque française, au Forum des Images et au Festival du Réel, mais aussi à Istanbul, Buenos Aires ou New York, l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) présentera à nouveau 9 films cette année à Cannes.
Du 16 au 25 mai, ces longs métrages, documentaires ou de fiction, productions indépendantes françaises ou internationales, avec ou sans distributeur en France, seront projetés en présence des équipes des films et de leurs parrains de l'association, lors de séances ouvertes à tous les publics.
L’ACID a sa propre programmation au Festival International du Film de Cannes depuis 1993, qui repose sur le coup de cœur des cinéastes.
En 20 ans, les cinéastes de l'association ont fait découvrir de nombreux auteurs en s’engageant sur plus de 450 films, dont près de 200 montrés à Cannes.
Parmi ceux-ci, beaucoup de premiers films : ceux, entre autres, de Serge Bozon, Lucas Belvaux, Alain Gomis, Claire Simon, Djinn Carrénard, Pierre Schoeller, Vincent Dieutre, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Rachid Djaïdani, Nicolás Pereda, Ursula Meier, Avi Mograbi, Yolande Moreau et Gilles Porte…
Soucieuse du devenir des films après Cannes, l'ACID les propose à d'autres festivals ainsi qu’à des distributeurs et les accompagne à leur sortie auprès de ses 300 salles partenaires. 
L’ACID, c’est aussi depuis 20 ans nombre de textes politiques et de propositions pour améliorer la diffusion des œuvres, de même que de nombreuses actions en direction des publics : animation d’un réseau de spectateurs relais, édition de documents pédagogiques, organisation de projections scolaires…
La programmation ACID - CANNES 2013 sera reprise du 27 au 29 septembre 2013 au Nouveau Latina à Paris et dans une trentaine de salles en Ile-de-France et en régions.

ACID
(Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion)
Déléguée Générale : Fabienne Hanclot
Présidents : Aurélia Georges et Frédéric Ramade
www.lacid.org

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ACID_CANNES_2013_POSTER

 

 

 

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2AUTOMNES_3HIVERS_ACID
2 AUTOMNES 3 HIVERS (Sébastien Betbeder)

 

 

 

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AU_BORD_DU_MONDE_ACID
AU BORD DU MONDE (Claus Drexel)

 

 

 

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LA_BATAILLE_DE_SOLFERINO_ACID
LA BATAILLE DE SOLFERINO (Justine Triet)

 

 

 

 

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BRADDOCK AMERICA (Jean-Loïc Portron et Gabriella Kessler)

 

 

 

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C_EST_EUX_LES_CHIENS_ACID
C'EST EUX LES CHIENS… (Hicham Lasri)

 

 

 

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L'ETRANGE PETIT CHAT (Ramon Zürcher)

 

 

 

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Ô HEUREUX JOURS ! (Dominique Cabrera)

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SWANDOWN (Andrew Kötting)

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WAJMA (Barmak Akram)

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Clermont-Ferrand 2014 : le court américain à l'honneur (31 janvier > 8 février)

Le 36e Festival international du Court Métrage se déroulera à Clermont-Ferrand du 31 janvier au 8 février 2014.

  164 films seront présentés dans les trois compétitions clermontoises, toujours très attendues : internationale, française, et Labo.
   Une sélection difficile car, pour prendre la mesure d'une production boostée par le numérique, il faut savoir que les organisateurs du festival ont reçu cette année plus de 8200 films venus du monde entier, dont 1640 productions (ou co-productions) françaises. Des chiffres en nette progression chaque année.
DOSSIER DE PRESSE / PRESS RELEASE
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        Les films en compétition internationale (75 films, 56 pays)
       
        Les films en compétition Labo (29 films, 15 pays)
       
        Les films en compétition nationale (60 films, 9 co-prod)
      

        Le court métrage américain à l'honneur
       
        Hors compétition, après l'Inde en 2013, ce sont les Etats-Unis qui seront à l'honneur, avec une rétrospective d'une quarantaine de courts métrages des années 2000, intitulée "Light Is Calling".
        Issus d’une tradition qui a presque tout digéré du cinéma, les court-métragistes américains de ces quinze dernières années s’amusent de cet héritage, en jouent, s'en affranchissent, souvent pour mieux lui rendre  hommage.
        Pour compléter ce focus américain, les festivaliers pourront découvrir deux programmes de short films émanant de la Tisch School of the Arts, une des quinze écoles de l'Université de New York.
        Notons aussi que c'est le peintre et illustrateur new-yorkais Chris Buzelli qui a signé cette année l'affiche du festival. Chris Buzelli, membre du jury international clermontois en 2013, est régulièrement publié par Rolling Stone, The New York Times et de nombreux 'autres supports de renom.
        >Voir également infra le texte “Instrument”

        Un autre panorama, "Le sens de la fuite", fera sienne la phrase de Charles-Ferdinand Ramuz : "Il ne suffit pas de fuir, il faut fuir dans le bon sens !"
        Dans les films courts qui le composeront, il sera donc question de de partir, de s’évader, de prendre la route… Loin de sa famille, de son travail, de la routine, de la société, du danger… ou loin de soi-même dans la folie, la drogue, le suicide, l’imaginaire…

        Comme chaque année, les enfants et les scolaires auront droit à des séances spécifiques. Parmi les nombreux programmes de courts métrages proposés en marge de la compétition, on retrouvera les "Décibels", consacrés aux clips et autres films courts musicaux, les "Regards d'Afrique", consacrés depuis 25 ans au court métrage africain francophone subsaharien, une carte blanche à un producteur (Mathieu Bompoint et Mezzanine Films pour cette édition). Et L'Atelier, véritable école de cinéma éphémère, ouvrira à nouveau ses portes au public.

        La section Court d'histoire sera consacrée cette année à la Guerre d'Espagne, avec, comme d'habitude, une projection suivie d'une conférence donnée par un historien.

        29e Marché du Film Court
        Parallèlement au Festival, Clermont-Ferrand accueille aussi un Marché du Film Court, lieu d’échange privilégié des représentants de tous les secteurs du court métrage mondial, unique en son genre, où sont attendus plus de 30 pays exposants, environ 200 organismes, 400 producteurs et 500 représentants de festivals français et internationaux.
        Le 29e Marché du Film Court se déroulera du 1er au 7 février 2014.
Parmi les très nombreuses rencontres professionnelles, qui se tiendront tout au long de la semaine, citons la 6e édition d’Euro Connection, forum initié par le Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand, devenu en quelques années le rendez-vous incontournable de la coproduction pour le court métrage en Europe. Cet évènement est ouvert aux producteurs, diffuseurs, responsables
de fonds et distributeurs européens.


       Jurys

Voici la composition des jurys des 3 compétitions 2014 :

        Compétition internationale

        Ursula Meier, cinéaste franco-suisse

        Denis Côté, cinéaste et producteur québécois

        Lucia Puenzo, cinéaste argentine
       
        Jens Assur, photographe et cinéaste suédois

        [le nom d’un cinquième juré sera dévoilé prochainement]

        Compétition Labo

        Claire Denis, cinéaste
   
        Kurt Wagner, chanteur et compositeur du groupe américain Lambchop

        Bill Morrison, cinéaste américain expérimental
   
        Compétition nationale

        Patricia Mazuy, réalisatrice et scénariste

        Marie Modiano, chanteuse et écrivain

        Samir Guesmi, comédien et réalisateur

        Samuel Collardey, cinéaste et directeur de la photographie

        Blexbolex, illustrateur et auteur de BD

     
   [Rétro Light Is Calling]
         Instrument
       
        « That one is predetermined. That one, it finds another. This one comes in one window ; Sliding out the other / Celui-ci est décidé d’avance. Celui-ci en trouve un autre. Celui-là passe par une fenêtre ; et ressort par l’autre. » Sur ces mots commence Instrument, avant-dernier morceau de In On The Kill Taker, troisième album de Fugazi. Un cri, sinon un chant. Chant de la colère d’avoir connu les flammes. Chant du poids de la perte. Et puis le larsen, la force de sortir de la tourmente. La force d’en découdre, dans le calme abrasif de l’instant. Plus prophétique que jamais, ce même souffle traverse les courts métrages américains de ces douze dernières années. Douze années de traumatismes, post 9/11, post guerres et lois antiterroristes, post Katrina, post subprimes… Douze années de marasmes, de doute et de réflexion, avec, au bout du compte, la capacité à digérer, à se relever de tout, sans chercher jamais à en édulcorer les causes et les conséquences. Comme un enfant se réveille d’un cauchemar et réclame une histoire dans Pioneer de David Lowery, subtilement conté par Will Oldham alias Bonnie Prince Billy. Comme l’énergie rock de la Bitch enragée, parce qu’amoureuse, de Lilah Vandenburgh. Une envie de cinéma, plus grande que tout, venue d’un pays à l’échelle d’un continent et qui, de tout temps, a su influencer toutes les autres. Une étincelle éternelle qui prouve, si besoin était, que les Etats-Unis ne sont pas qu’une contrée pour GI Joe et autres Avengers.
       
        Douze années pendant lesquelles se sont également brouillées encore un peu plus les frontières de la création cinématographique entre format court, télévision et sacro-saint Hollywood. Les courts métrages ou les séries assumant pleinement leur rôle précurseur de viviers de talents, de terrains de jeux visuels et scénaristiques. Un terreau fertile où des passerelles se tendent entre les genres. Future star de Juno, Michael Cera affiche déjà une candide maladresse face à un cheval pantomime (!), père de sa fiancée dans Darling Darling de Matthew Lessner en 2005. Après avoir arpenté les rues de Baltimore pour The Wire, série télévisuelle créée par David Simon, J.D. Williams se voit acculé à la violence du désespoir dans The Second Line. Comme le fera plus tard Treme, autre série du même David Simon, le film de John Magary scanne, dès 2007, le pouls d’une Nouvelle-Orléans dévastée, pleine de bicoques à vider, mais qui entend bien survivre aux décombres.

Affinités de thèmes, de castings mais aussi d’enjeux économiques ; la chaîne HBO allant jusqu’à produire elle-même, contre une certaine frilosité institutionnelle, Ma vie avec Liberace de Steven Soderbergh. Affinités propices qui permettent à des auteurs tels que Bill Morrison, Keith Bearden, Jonathan Caouette ou David Russo de porter en long métrage les expérimentations formelles et les questionnements narratifs, bref le grain de ‘cinéma-folie’, dont témoignent leurs essais courts.
        Héritiers d’une longue tradition, ces nouveaux explorateurs du septième art font feu de tout bois. Cela vise dans toutes les directions, navigue de l’expérimental à la comédie, de l’aveu intimiste à la série noire, du clip chorégraphique au portrait désabusé d’une jeunesse en pilote automatique… Cela marche souvent sur des chemins étranges, de la plage de Barton Fink aux sommets enneigés de Twin Peaks, pour ainsi dire. Avec un regard tour à tour lucide, ironique, polémique, poétique… « We need an instrument – to take a measurement. To find out if loss could weigh / Il nous faut un instrument – un instrument de mesure. Pour évaluer l’impact de la perte » chantait donc Fugazi en 1993. Fugazi, toujours sublimement accompagné par les images de Jem Cohen. Un instrument pour prendre la mesure. Mesurer, arpenter. Dans leur diversité, les quarante-et-un courts métrages de cette rétrospective américaine sont en un sens cela, un instrument de mesure. Fenêtre ouverte sur un état des lieux, un état du temps. La perte a un poids. Construire alors, se reconstruire. Mélange d’humilité et de fierté. Une volonté presque frondeuse de créer. Un esprit pionnier.
        • Xavier Fayet
   

         Bref historique

        Né en 1979 au sein d'un ciné-club étudiant, le Festival de Clermont-Ferrand est devenu au fil des ans la plus grosse manifestation mondiale consacrée au film court.
        Avec plus de 3000 professionnels accrédités et plus de 150 000 entrées dans les salles, il est aujourd'hui, en termes de fréquentation, le deuxième festival de cinéma français après Cannes.
        Très nombreux sont les réalisateurs et comédiens, mais aussi producteurs et techniciens, français et étrangers, à avoir vu leur carrière démarrer dans la capitale auvergnate, des années avant de passer au long métrage (ou de continuer à réaliser des courts !).
        L'association Sauve Qui Peut le Court Métrage organise le Festival et le Marché du Court Métrage de Clermont-Ferrand. C'est la partie la plus visible et la plus spectaculaire de son action.
        Mais elle intervient aussi, tout au long de l'année, dans de nombreux domaines concernant le cinéma et l'audiovisuel, et à ce titre, elle a obtenu, en 2000, le titre de Pôle d’Education à l’Image, au Cinéma, à l’Audiovisuel et au Multimédia.
        Enfin, les actions de la Commission du Film d’Auvergne viennent naturellement conforter les activités de l’association en accueillant les tournages en Auvergne.

Festival international du Court Métrage de Clermont-Ferrand
Tél : +33 (0)4 73 91 65 73
www.clermont-filmfest.com
FB : https://www.facebook.com/Clermontferrandshortfilmfestival
Twitter : @Clermont_Court

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CLERMONT_2014_POSTER

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Festival du Film de Lama 2014 : 26 juillet > 1er août (Haute-Corse)

Bertrand Bonello sera à Lama (Haute-Corse) samedi 26 juillet pour présenter Saint Laurent, en ouverture du 21e Festival du Film qui s'y déroulera jusqu'au 1er août.

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Parmi les autres avant-premières promises aux spectateurs sous les étoiles de Balagne :
Bande de filles, en présence de sa réalisatrice Céline Sciamma ;
Winter Sleep, du réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan, Palme d'or du dernier festival de Cannes ;
The Salvation, western de Kristian Levring , avec Mads Mikkelsen et Eva Green (Danemark) ;
Party Girl, Caméra d'or du dernier festival de Cannes, en présence de ses deux réalisatrices : Marie Amachoukeli et Claire Burger ;
Hippocrate, en présence de son réalisateur Thomas Lilti ;
Les combattants, en présence de son réalisateur Thomas Cailley et, sous réserve, de la comédienne Adèle Haenel

Plus de 60 films, courts ou longs, documentaires et fiction, seront projetés sur les 4 sites du festival, dont 3 en plein air.
Tous les longs métrages sont programmés en avant-première de leur sortie en salles.
** VOIR INFRA LA PROGRAMMATION COMPLETE DU FESTIVAL

Lama est un village médiéval de Balagne, entre Calvi et Bastia, accroché à la montagne et dominant la vallée de l’Ostriconi, jusqu’à la mer.
Le festival dispose de trois sites de projection en plein air, qui attendent la nuit pour s’éveiller :
- le très grand écran de “La Piscine”, au bout du village, dans les parfums du maquis, où comédiens et réalisateurs viennent présenter des avant-premières et qui a compté jusqu’à 900 spectateurs lors de mémorables séances ;
- “L’Ombria”, plus intime, sur une place d’où l’on aperçoit la mer, avec une programmation internationale de films indépendants ;
- “Le Mercatu”, entièrement dédié aux enfants, qui, chaque soir, s’installent sur les larges marches de pierre enchâssées au cœur du village, encore chaudes et dont on croirait qu’elles ont été imaginées pour ce jeune public, qui a également droit à ses avant-premières.
Dans la journée, c’est la “Casa di Lama” qui prend le relais, où est proposée une riche sélection de documentaires récents.

Comme chaque année, seuls les courts métrages seront en compétition. Un jury professionnel remettra deux prix, auxquels s'ajoutera le Prix du Public.
Le jury professionnel réunira la comédienne Emmanuelle Hauck, l'illustrateur Thierry Guitard, qui a signé l'affiche du festival, (à noter que son autobiographie dessinée — "Tout ou rien" — sortira cette année aux éditions de L’Association), et Ceccè Acquaviva, chanteur et exploitant du cinéma Le Fogata à L'Ile-Rousse.

De nombreuses activités sont proposées aux festivaliers entre les projections : réalisation de courts métrages en quelques jours, grâce à une équipe Kinobus, atelier de réalisation pour les enfants sous la houlette de la réalisatrice Sandrine Veysset, atelier d’écriture dirigé par deux scénaristes, colloque réunissant des spécialistes venus de diverses régions…
Sans oublier les désormais traditionnelles discussions entre le public et les réalisateurs, qui se tiennent en fin de matinée, le lendemain des projections, à l’ombre généreuse du grand platane, avec l’apéritif offert par l’équipe du festival…

De très nombreuses personnalités du cinéma ont déjà goûté aux charmes des projections sous les étoiles de Lama : Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Devos, Julie Depardieu, Yolande Moreau, Daniel Auteuil, Romane et Richard Borhinger, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Catherine Frot, Manuel Poirier, Micheline Presle, Yves Boisset, Mathieu Amalric, Sólveig Anspach, Niels Arestrup, Jean-François Stévenin, Sandrine Veysset, Radu Mihaileanu, Jacques Dufilho, François-Xavier Demaison, Charles Berling, Rachid Djaïdani, Julie Bertuccelli, Pierre Schoeller, Rebecca Zlotowski, Gilles Porte, etc.

« Quel plus bel écran qu’une nuit d’été pour voir et faire voir ses films ? Grand air, odeurs et parfums, étoiles scintillantes, sons lointains de la campagne proche, yeux d’enfants dans le noir… Pour qui et pourquoi faisons-nous des films ? L’exigence de la nuit fait frissonner les réalisateurs. On aurait tant aimé réaliser La nuit du chasseur… C’est un secret entre nous, mais Lama est la plus belle et la plus exigeante des projections. »
• Arnaud et Jean-Marie Larrieu

1 / Projections en plein air

• Site de La Piscine / Longs métrages

Saint Laurent
(Bertrand Bonello - 2014 - France)
Interprétation : Gaspard Ulliel, Jérémie Renier, Léa Seydoux,
Louis Garrel, Amira Casar, Aymeline Valade, Helmut Berger
Sortie : 24 septembre 2014
Distribution : Europacorp

Winter Sleep
(Nuri Bilge Ceylan - 2014 - Turquie / France / Allemagne)
Interprétation : Haluk Bilginer, Melisa Sözen, Demet Akbağ, Ayberk Pekcan
Sortie : 6 août 2014
Distribution : Memento Films
PALME D'OR - CANNES 2014

The Salvation
(Kristian Levring - 2013 - Danemark / Royaume-Uni / Afrique du Sud)
Interprétation : Mads Mikkelsen, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan, Mikael Persbrandt, Eric Cantona, Jonathan Pryce
Sortie : 27 août 2014
Distribution : Jour2Fête

Hippocrate
(Thomas Lilti - 2014 - France)
Interprétation : Vincent Lacoste, Reda Kateb, Félix Moati, Jacques Gamblin, Marianne Denicourt
Sortie : 3 septembre 2014
Distribution : Le Pacte

Bande de filles
(Céline Sciamma - 2014 - France)
Interprétation : Karidja Touré, Assa Sylla, Lindsay Karamoh, Marietou Touré
Sortie : 22 octobre 2014
Distribution : Pyramide

Party Girl
(Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis - 2014 - France)
Interprétation : Angélique Litzenburger, Joseph Bour
Sortie : 27 août 2014
Distribution : Pyramide
CAMERA D'OR (MEILLEUR PREMIER FILM) - CANNES 2014

Les combattants
(Thomas Cailley - 2014 - France)
Interprétation : Adèle Haenel, Kévin Azaïs
Sortie : 20 août 2014
Distribution : Haut et Court

• Site de La Piscine / Courts métrages hors compétition

Lavezzi
(Mélissa Epaminondi - 2013 - France)

Tant qu'il nous reste des fusils à pompe
(Jonathan Vinel et Caroline Poggi - 2013 - France)
Interprétation : Lucas Domejean, Nicolas Mias, Naël Malassagne
Distribution : Le G.R.E.C.
OURS D'OR DU MEILLEUR COURT METRAGE - BERLIN 2014

Le voyage dans la boîte
(Amine Sabir - 2013 - France)
Interprétation : Elisabeth Dominici, Fatima Baghaou, Majida Ghomari, Iyad Alasttal, El Haouari El Hassini, Amine Sabir, Jérémie Vayssié, Sarah Dugier-Geray, Ali Alaoui
Distribution : Le G.R.E.C.

Marcu Maria
(Julie Perreard - 2013 - France)
Interprétation : Jean-Baptiste Andreani, Jérémy Kapone, Jean-Emmanuel Pagni

• Site de l'Umbria / Longs métrages

Cesta Ven [Je m'en sortirai]
(Petr Vaclav - 2014 - République tchèque / France)
Interprétation : Klaudia Dudová, David Ištok / Image : Štěpán Kučera

Léviathan
(Andrei Zviaguintsev - Russie - 2014)
Interprétation : Alexei Serebriakov, Elena Liadova, Vladimir Vdovitchenkov
Sortie : 24 septembre 2014
Distribution : Pyramide
PRIX DU SCENARIO - CANNES 2014

Spartacus et Cassandra
(Ioanis Nuguet - 2014 - France - documentaire)
Sortie : prochainenemnt
Distribution : Nour Films

Qui vive
(Marianne Tardieu - 2014 - France)
Interprétation : Reda Kateb, Adèle Exarchopoulos, Moussa Mansaly, Rashid Debbouze, Serge Renko, Alexis Loret
Sortie : 12 novembre 2014
Distribution : Rezo Films

Next Goal Wins (Une équipe de rêve)
(Mike Brett, Steve Jamison - 2013 - Royaume-Uni - documentaire)
Sortie : 27 août 2014
Distribution : Bodega Films

Hautes terres
(Marie-Pierre Brêtas - 2014 - Brésil - documentaire)
Sortie : octobre 2014
Distribution : Zeugma Films

• Site de l'Umbria / Courts métrages en compétition

Loco con ballesta (Crossbow Killer)
(Kepa Sojo - 2013 - Espagne)
Interprétation : Karra Elejalde, Andrés Gertrudix, Alejandro Garrido, Lucía Hoyos, Iñigo Salinero, Gorka Aginaglade, Mikel Martín

Welkom
(Pablo Munoz Gomez - 2013 - Belgique)
Interprétation : Jean-Jacques Rausin, Simon André

Yushka
(Diana Rudychenko - 2013 - France, Ukraine)
Interprétation : Yuriy Zadorojniy, Olga Laryna, Sergey Barsouk, Arsentiy Prymak, Svetlana Smirnova, Pavel Kolotiy

La lampe au beurre de yak
(Wei Hu - 2013 - Tibet)

Sexy Dream
(Christophe Le Masne - 2013 - France)
Interprétation : Sauce Ena, Marc Citti, Daniel Holguin, Alex Moreu Garriga

Le tableau
(Laurent Achard - 2013 - France)
Interprétation : Thérèse Roussel, Pacal Cervo, Fred Personne

La terre brûlée
(Julien Meynet - 2013 - France)
Interprétation : Élise Lhomeau, Jean-Emmanuel Pagni, Paul Garatte, Marie-Paule Franceschetti, Jean-Marie Orsini
http://gonella.productions.over-blog.com/laterrebrulee

Hasta Santiago
(Mauro Carraro - 2013 - Suisse, France)
Interprétation : Khaled Khouri

A cheval dans une maison vide
(Frédéric Carpentier - 2013 - France)
Interprétation : Bruno Clairefond, Islem Cherigui

How Much Rain To Make a Rainbow ?
(Alain Della Negra, Kaori Kinoshita - 2014 - Mexique / France)
Interprétation : Marc-Antoine Vaugeois, Christian Martin, Ebru Carpati, Jean Martin

• Site du Mercatu / Programmation Jeune Public

En sortant de l'école
(Collectif - 2013 - France - Animation)
Sortie : 1er octobre 2014
Distribution : Gebeka Films

Les aventures fantastiques
(Karel Zeman - 1958 - Tchécoslovaquie - Animation)
Distribution : Malavida Films

A la poursuite du roi Plumes
(Esben Toft Jacobsen - 2014 - Danemark, Suède - Animation)
Sortie : 15 octobre 2014
Distribution : Gebeka Films

Le garçon et le monde
(Alê Abreu - 2013 - Brésil - Animation)
PRIX DU PUBLIC - ANNECY 2014
Sortie : 8 octobre 2014
Distribution : Les Films du Préau

De la neige pour Noël
(Rasmus A. Sivertsen - 2013 - Norvège - Animation)
Distribution : Les Films du Préau

La belle et la bête
(Jean Cocteau - 1946 - France)
Interprétation : Jean Marais, Josette Day, Michel Auclair, Mila Parély
Distribution : SND

2 / Projections en journée  - Salle : la Casa di Lama

SHANTI INDIA
de IRMTRAUD HUBATSCHEK
France, 2013, Couleur, 52 min, Documentaire

LES CHEMINS DE LA BARAKA
de MANOËL PÉNICAUD & KHAMIS MESBAH
France, 2007, Couleur, 50 min, Documentaire

LE CHANT DE LA FLEUR
de JACQUES DOCHAMPS
Belgique, Equateur, 2013, Couleur,
61 min, Documentaire

LE DERNIER VOYAGE DE DASHDELEG
de PHILIPPE MAC GAW
France, 2013, Couleur, 66 min, Documentaire

LE NOM DES FLEURS
de SYLVAIN BRUNIER
France, 2014, Couleur, 49 min, Documentaire

NATURE PAYSANNE
de THIBAULT MAZARS
France, 2013, Couleur, 56 min, Documentaire

CHEZ MICHEL
de VÉRONIQUE BURESI, M-J COSTA
France, 2013, Couleur, 47 min, Documentaire

LES ONDES DE ROBERT
de XAVIER JOURDIN
France, 2013, Couleur, 52 min, Documentaire

J’AURAIS VOULU QUE TU SOIS LÀ
de GEOFFROI HEISSLER
France, 2013, Couleur, 23 min, Court métrage de Fiction

FLORIAN, UN DÉFI CONTRE L’AUTISME
d’ANGÈLE RISTERUCCI & GÉRÔME BOUDA
France, 2013, Couleur, 53 minutes, Documentaire

UNE DOUCE RÉSISTANCE
de CLARISSE BARREAU
France, 2012, Couleur, 55min, Documentaire

DES DOMINICAINS AU COEUR DE L’ISLAM
de BERNADETTE SAUVAGET
Egypte, France, 2014, Couleur, 51 min, Documentaire

MISSIONNAIRES AFRICAINS
CHEZ LES AUTOCHTONES LIMOUSINS
de JEAN-YVES PHILIPPE
France, 2013, Couleur, 52 min, Documentaire

LE CHANT DU CYGNE
d’AURÉLIE JOLIBERT
France, 2013, Couleur, 51 min, Documentaire

MON LAPIN BLEU
de GERARD ALLE
France, 2013, Couleur, 53 min, Documentaire

AUTRES SONS DE CLOCHES
d’EMMANUELLE TROY
France, 2013, Couleur, 66 min, Documentaire

HATARY COTAHUASI
(LÈVE-TOI COTAHUASI)
de TERESA REYES
& LAËTITIA MURACCIOLI
France, 2014, Couleur, 52 min, Documentaire

RÉCIT D’UNE TRAGÉDIE ORDINAIRE
d’ANNE DE GIAFFERRI
France, 2014, Couleur, 52 min, Documentaire

LE MÉTIS DE LA RÉPUBLIQUE
de PHILIPPE BARON
France, 2013, Couleur, 52 min, Documentaire

UN CERTAIN…. MATTEI JEAN-PIERRE
de JÉRÔME CAMILY
France, 2013, Couleur, 54 min, Documentaire

AU RYTHME DU BOCAGE
de MARIE DANIEL & FABIEN MAZZOCCO
France, 2013, Couleur, 56 min, Documentaire

VIVRE AUTREMENT
de CAMILLE TEIXEIRA & JÉRÉMY LESQUELEN
France, 2013, Couleur, 52 min, Documentaire

AMBIANCE BOIS, LE TRAVAIL AUTREMENT
de SOPHIE BENSADOUN
France, 2014, Couleur, 53 min, Documentaire

SAUF ICI, PEUT-ÊTRE
de MATTHIEU CHATELLIER
France, 2014, Couleur, 65 min, Documentaire

> CARTE BLANCHE AU FESTIVAL FILMS FEMMES MEDITERRANÉE

ELECTRO CHAABI
de HIND MEDDEB
Egypte, 2013, Couleur, 77 min, Documentaire

SLAMEUSES !
de CATHERINE TISSIER
France, 2010, Couleur, 52 min, Documentaire

Festival du Film de Lama
Directeur : Tony Ceccaldi
Coordinatrice : Mélanie Guaïtella
Président d’honneur et fondateur : Mathieu Carta

Maison de la Culture et du Tourisme
20218 Lama
Tél:  04 95 48 21 60
info@festilama.org
www.festilama.org
Contacter le service de presse
 

LAMA_2014

© Thierry Guitard
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Rencontres Cinémato/Graphiques en Seine-St-Denis, 13>24 nov 2013

** En présence de Sólveig Anspach, Lorenzo Mattotti,
Jean-Marc Rochette, Jean-Luc Gaget, Mathieu Lauffray,
Jean-Claude Mézières, Pierre Christin, Bastien Dubois,
et de nombreux autres invités…

Les 24es Rencontres Cinémato/Graphiques de la Seine-Saint-Denis
du 13 au 24 novembre 2013
dans 16 cinémas publics du département
TELECHARGER LE PROGRAMME
[L'affiche de cette édition est signée Christophe Blain]

www.cinemas93.org

Depuis plus de vingt ans, les Rencontres Cinématographiques de la Seine-Saint-Denis, organisées par l’association Cinémas 93, proposent aux cinémas publics du département de se rassembler pendant 10 jours de festival. 

Cinéma et arts graphiques

La 24e édition du festival sera consacrée aux liens entre le cinéma et les arts graphiques (bande dessinée, livres illustrés, romans graphiques…).
Le choix de ce thème s’appuie sur une actualité cinématographique particulièrement dense autour des rapports BD/cinéma (notamment Quai d’Orsay, Maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill, La vie d’Adèle, Loulou et l’incroyable Secret, Lulu femme nue…) et sur une volonté pédagogique de faire connaître au public les influences contemporaines ou patrimoniales des formes et des artistes graphiques sur  l’esthétique du cinéma (Winsor McCay, Tezuka, Bilal,  Moebius…).
Quatre modules déclineront la programmation des Rencontres :
créer (les illustrateurs - réalisateurs), inspirer (l’artiste graphiste comme consultant, référence visuelle et arttistique d’un cinéaste), adapter (de l’image fixe à l’image animée ; l’adaptation d’illustrés en prise de vue réelles) et manga.

BD - Concert
En ouverture du festival, le 13 novembre au Théâtre du Garde-Chasse (Les Lilas), le public sera convié à partager une expérience originale : un BD-concert. Les dessins et dialogues de la BD Un homme est mort (Kris - Davodeau) seront mis en mouvement sur grand écran et accompagnés en direct par quatre musiciens, dont, à la clarinette, le compositeur de la musique originale : Christophe Rocher.


Journées professionnelles
Les enjeux de l’éducation aux images

Pour la première fois, des journées professionnelles dédiées aux enjeux de l’Education aux images seront programmées en ouverture du festival.
Elles auront lieu les 13, 14 et 15 novembre 2013, au Ciné 104, à Pantin. La troisième et dernière de ces journées sera consacrée au thème général de cette édition.
> Le programme "Ecole et cinéma" ne trouve pas son rythme
[Clarisse Fabre - Le Monde - 21 novembre 2013]

Les salles

Le Studio
Aubervilliers

Cinéma Jacques-Prévert
Aulnay-sous-Bois

Le Cin'Hoche
Bagnolet

Cinéma André-Malraux
Bondy

Salle Henri-Salvador
Dugny

L'Etoile
La Courneuve

Centre André-Malraux
Le Bourget

Théâtre du Garde-Chasse
Les Lilas

Cinéma Yves-Montand
Livry-Gargan

Cinéma Georges-Méliès
Montreuil

Le Bijou
Noisy-le-Grand

Ciné 104
Pantin

Le Trianon
Romainville

L'Ecran
Saint-Denis

Espace 1789
Saint-Ouen

Cinéma Jacques-Tati
Tremblay-en-France

Cinémas 93
Tél : 01 48 10 21 21
contact@cinemas93.org
www.cinemas93.org
@Cinemas93

Directeur :
Vincent Merlin

contacter le service de presse
 

Rencontres_SSD_2013_Blain
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L'ACID au Festival de Cannes 15 > 24 mai 2014

Les cinéastes réunis au sein de l'ACID ont dévoilé le 22 avril la liste des 9 films qui composeront sa programmation cannoise 2014, du 15 au 24 mai :
6 premiers longs métrages, 8 premières mondiales, 7 films de fiction, 2 documentaires, et une parfaite parité hommes/femmes parmi les cinéastes…

Au cœur de la distribution indépendante tout au long de l'année et dans plus de 300 salles partenaires en France, l'ACID a sa propre programmation au Festival International du Film de Cannes depuis 1993.

Devant l'affluence de ces dernières années à ses projections cannoises, et grâce au soutien du CNC et de la SACD, l'association double ses séances professionnelles de 20h : le même film sera projeté simultanément aux Arcades 1 et 2, en présence des équipes.
TELECHARGER LE DEPLIANT-PROGRAMME
TELECHARGER LE CATALOGUE
ENTRETIENS VIDEO AVEC LES REALISATEURS et EXTRAITS
ACID
Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion
14 rue Alexandre Parodi, 75010 Paris
Tél : +33 (0)1 44 89 99 74
www.lacid.org
Twitter : @AssociationACID
Contact Presse

L’ACID Cannes 2014 c’est toujours 9 films, 9 désirs têtus de cinéma, 9 regards
singuliers. Parmi eux, six premiers longs métrages.
Tous ont choisi le risque et le rêve ; une forme d’audace qui leur fait explorer des territoires inconnus, irréels ou méprisés, en jouant avec nos craintes et nos préjugés.
De la Chine à l’au-delà, de la banlieue à l’exil, de l’enfance aux musiques urbaines, du désemploi à l’amour fou, hybridant le documentaire et la fiction, 10 cinéastes (5 femmes, 5 hommes) explorent des territoires ancrés dans une géographie balisée ou bien s'aventurent dans l’intemporel avec humour,
émotion et inventivité… Ils et elles bousculent les équilibres, passent toutes les frontières et nous donnent avec force et poésie des nouvelles fraîches de l’état de notre monde.

•Les cinéastes de l'ACID

ACID - CANNES 2014
15 > 24 MAI


BROOKLYN
Pascal Tessaud
France | 2014 | Fiction | 83' | 1er long métrage
Première mondiale
Avec : KT Gorique, Rafal Uchiwa, Jalil Naciri,
Liliane Rovère…

Coralie s’évade de sa Suisse natale et débarque à Paris pour tenter sa chance dans le rap.
En attendant, elle trouve une place de cuisinière dans une association musicale à Saint-Denis.
Elle y rencontre Issa, l’étoile montante de la ville…
•Un film sur l'énergie du verbe et de celles et ceux qui le pensent, le rêvent, l’écrivent.
DIMANCHE 18 MAI / SUNDAY MAY 18 th
11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES

CESTA VEN (JE M'EN SORTIRAI)
Petr Vaclav
République Tchèque, France | 2014 | Fiction | 100'
Première mondiale
Avec : Klaudia Dudová, David Istok, Sara Makulova

La Bohême du Nord, l'an 2012. Un jeune couple de Rroms prétend à une vie ordinaire - une
entreprise de fou pour un Gitan. À armes inégales, ils devront se battre pour intégrer une société majoritairement hostile. Et préserver malgré tout leur dignité et leur amour.
•Un saisissant portrait de femme qui prend sa vie en main avec indépendance et détermination.
LUNDI 19 MAI / MONDAY MAY 19 th
11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES

LE CHALLAT DE TUNIS
Kaouther Ben Hania
Tunisie, France | 2014 | Fiction | 90' | 1er long métrage
Première internationale
Avec : Kaouther Ben Hania, Jallel Dridi, Moufida Dridi, Mohamed Slim Bouchiha, Narimène Saidane

En 2003, un homme sur une moto, une lame de rasoir à la main, balafre les plus belles paires de fesses des femmes qui arpentent les trottoirs de Tunis. On l’appelle le Challat, la lame. Après la révolution, une jeune réalisatrice obstinée mène l’enquête pour élucider ce mystère.
•Quand un Jack l’Eventreur tunisien dévoile les contradictions d’un pays post-révolutionnaire.
JEUDI 15 MAI / THURSDAY MAY 15 th
20H AU CINÉMA LES ARCADES / 8 P.M. AT LES ARCADES
SAMEDI 24 MAI / SATURDAY MAY 24 th
11H AU STUDIO 13 / 11 A.M. AT THE STUDIO 13

LA FILLE ET LE FLEUVE
Aurélia Georges
France | 2014 | Fiction | 65'
Première mondiale
Avec : Sabrina Seyvecou, Guillaume Allardi, Serge Bozon, Françoise Lebrun

Nouk et Samuel s’aiment, mais leur jeunesse les rend possessifs et maladroits. Un jour, Nouk perd brusquement Samuel. Il se retrouve dans les limbes… L’espoir fou de Nouk va-t-il l’arracher au séjour des morts ?
•La mort est une administration ; elle a ses failles et c’est heureux !
MARDI 20 MAI / TUESDAY MAY 20th
11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES

MERCURIALES
Virgil Vernier
France | 2014 | Fiction | 108' | 1er long métrage
Première mondiale
Distribution : Shellac
Avec : Philippine Stindel, Ana Neborac, Annabelle Lengronne, Jad Solesme, Sadio Niakate

« Cette histoire se passe en des temps reculés, des temps de violence.
Partout à travers l’Europe une sorte de guerre se propageait.
Dans une ville il y avait deux sœurs qui vivaient…»
•Une intrigante radiographie d'une génération désenchantée.
MERCREDI 21 MAI / WEDNESDAY MAY 21st
11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES

NEW TERRITORIES
Fabianny Deschamps
France | 2014 | Fiction | 88' | 1er long métrage
Première mondiale
Avec : Eve Bitoun, Yilin Yang, Dimitri Sani

Eve, une Française, vient conquérir le marché chinois avec un nouveau procédé funéraire.
Li Yu, une ouvrière chinoise, s’apprête à passer clandestinement à Hong Kong .
C’est à la lisière de deux mondes, entre fascination et possession que leurs destins vont se confondre …
•Une déambulation envoûtante dans une Chine prise entre croyances ancestrales et économie de marché.
VENDREDI 23 MAI / FRIDAY MAY 23 rd
11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES
+ concert de 30mn aux Arcades à 20h / + 30mn of live music in the Arcades at 8 p.m

QUI VIVE
Marianne Tardieu
France | 2014 | Fiction | 83' | 1er long métrage
Première mondiale
Distribution : Rezo Films
Avec : Reda Kateb, Adèle Exarchopoulos, Rashid Debbouze, Moussa Mansaly, Serge Renko

Retourné vivre chez ses parents, Chérif, la trentaine, peine à décrocher le concours d’infirmier. En attendant, il travaille comme vigile dans un centre commercial. Il réussit malgré tout les écrits de son concours et rencontre une fille qui lui plaît, Jenny. Mais en une nuit, le temps d'un fait divers tragique, la vie de Chérif bascule…
•L'urgence de vivre incarnée par un acteur époustouflant.
VENDREDI 16 MAI / FRIDAY MAY 16 th
11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES

LES RÈGLES DU JEU
Claudine Bories et Patrice Chagnard
France | 2014 | Documentaire | 106'
Première mondiale
Distribution : Happiness Distribution

Lolita n'aime pas sourire. Kévin ne sait pas se vendre. Hamid n'aime pas les chefs.
Ils ont vingt ans. Ils sont sans diplôme. Ils cherchent du travail.
Pendant six mois, les coachs d'un cabinet de placement vont leur enseigner le comportement et le langage qu'il faut avoir aujourd'hui pour décrocher un emploi.
À travers cet apprentissage, le film révèle l'absurdité de ces nouvelles règles du jeu.
•Chacun a sa règle : jouer le jeu du monde ou le refuser…
JEUDI 22 MAI / THURSDAY MAY 22 nd
11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES

SPARTACUS ET CASSANDRA
Ioanis Nuguet
France | 2014 | Documentaire | 80' | 1er long métrage
Première mondiale

Deux enfants rroms sont recueillis par une jeune trapéziste dans un chapiteau à la périphérie de Paris. Un havre de paix fragile pour ce frère et sa sœur de 13 et 10 ans, déchirés entre le nouveau destin qui s'offre à eux, et leurs parents vivant dans la rue.
•Un film tendre et rude, merveilleux. Sa présence entière, l’ampleur de sa vision, sa musicalité et sa grâce offrent comme une réparation au chagrin de vivre dans un monde terrible.
SAMEDI 17 MAI / SATURDAY MAY 17 th
11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES
________

AGENDA DES PROJECTIONS / SCREENING SCHEDULE
En présence des équipes de films / With Q&As

JEUDI 15 MAI / THURSDAY MAY 15 th
LE CHALLAT DE TUNIS (CHALLAT OF TUNIS) de KAOUTHER BEN HANIA
[ 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 8 P.M. AT LES ARCADES ]

VENDREDI 16 MAI / FRIDAY MAY 16 th
QUI VIVE (INSECURE) DE MARIANNE TARDIEU
[ 11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES ]

SAMEDI 17 MAI / SATURDAY MAY 17 th
SPARTACUS & CASSANDRA DE IOANIS NUGUET
[ 11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES ]

DIMANCHE 18 MAI / SUNDAY MAY 18 th
BROOKLYN DE PASCAL TESSAUD
[ 11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES ]

LUNDI 19 MAI / MONDAY MAY 19 th
CESTA VEN (THE WAY OUT) DE PETR VACLAV
[ 11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES ]

MARDI 20 MAI / TUESDAY MAY 20th
LA FILLE ET LE FLEUVE (THE GIRL AND THE RIVER) DE AURELIA GEORGES
[ 11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES ]

MERCREDI 21 MAI / WEDNESDAY MAY 21st
MERCURIALES DE VIRGIL VERNIER
[ 11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES ]

JEUDI 22 MAI / THURSDAY MAY 22 nd
LES RÈGLES DU JEU (THE RULES OF THE GAME) DE CLAUDINE BORIES ET PATRICE CHAGNARD
[ 11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES ]

VENDREDI 23 MAI / FRIDAY MAY 23 rd
NEW TERRITORIES DE FABIANNY DESCHAMPS
[ 11H AU STUDIO 13 & 20H AU CINÉMA LES ARCADES / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 AND 8 P.M. AT LES ARCADES ]
+ concert de 30mn aux Arcades à 20h / + 30mn of live music in the Arcades at 8 p.m

SAMEDI 24 MAI / SATURDAY MAY 24 th
LE CHALLAT DE TUNIS (CHALLAT OF TUNIS) de KAOUTHER BEN HANIA
[ 11H AU STUDIO 13 / 11 A.M. AT THE STUDIO 13 ]
________

Rappel de la programmation ACID - Cannes 2013 :
9 films qui ont tous été distribués en France.

LA BATAILLE DE SOLFÉRINO (Justine Triet)
Distribution : Shellac  //  Sortie : 18 septembre 2013

GRANDIR (Dominique Cabrera)
Distribution : Splendor Films  //  Sortie : 23 octobre 2013

WAJMA, UNE FIANCÉE AFGHANE (Barmak Akram)
Distribution : ASC  //  Sortie : 27 novembre 2013

SWANDOWN (Andrew Kötting)
Distribution : ED  //  Sortie : 4 décembre 2013

AU BORD DU MONDE (Claus Drexel)
Distribution : Aramis Films  //  Sortie : 22 janvier 2014

2 AUTOMNES 3 HIVERS (Sébastien Betbeder)
Distribution : UFO  //  Sortie : 25 décembre 2013

C’EST EUX LES CHIENS… (Hicham Lasri)
Distribution : Nour Films  //  Sortie : 5 février 2014

BRADDOCK AMERICA (Jean-Loïc Portron et Gabriella Kessler)
Distribution : ZED  //  Sortie : 12 mars 2014

L’ETRANGE PETIT CHAT (Ramon Zürcher)
Distribution : Aramis Films  //  Sortie : 2 avril 2014

ACID_POSTER_2014
L'affiche ACID-CANNES 2014 est signée Natalia Olbinski, étudiante à l'École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD)

 

 

 

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BROOKLYN_ACID
BROOKLYN © Les Enfants de la dalle

 

 

 

 

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CESTA_VEN_ACID
CESTA VEN (JE M'EN SORTIRAI)
© Cinema Defacto - Moloko Film

 

 

 

 

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LE_CHALLAT_DE_TUNIS_ACID
LE CHALLAT DE TUNIS © Jour2Fête

 

 

 

 

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LA_FILLE_ET_LE_FLEUVE_ACID
LA FILLE ET LE FLEUVE
© 31 Juin Films

 

 

 

 

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MERCURIALES_ACID
MERCURIALES @ Shellac

 

 

 

 

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NEW_TERRITORIES_ACID
NEW TERRITORIES @ Audimage Production - Paraiso

 

 

 

 

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QUI_VIVE_ACID
QUI VIVE © Rezo Films

 

 

 

 

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LES_REGLES_DU_JEU_ACID
LES REGLES DU JEU © Happiness Distribution

 

 

 

 

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SPARTACUS_ET_CASSANDRA_ACID
SPARTACUS ET CASSANDRA @ Nour Films

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Ils ne sont plus, comme on dit, dans l’actualité, n’en continuant pas moins de nous accompagner. Cette rubrique les accueille, que nous compléterons en remontant le cours de ces dernières années.

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